Comité de Soutien

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  • Thibaud COLLIN, agrégé de philosophie, essayiste
  • Hilaire de CREMIERS, directeur de "Politique magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Philippe LAUVAUX, professeur de droit à l’Université de Paris II et à l’Université libre de Bruxelles
  • Gérard LECLERC, journaliste, essayiste
  • Olivier TOURNAFOND, agrégé des Facultés de Droit, professeur à la Faculté de Droit Université Paris 12
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  • Gilles VARANGE, rédacteur en chef de "la Nouvelle Revue universelle", chef de la rubrique "monde" de "Politique Magazine", écrivain
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Magazine et Revue

“POLITIQUE MAGAZINE”

Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
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L'avis des intéressés

Mercredi 1 mars 2006
 
Réflexions sur la fin prévisible de la
démocratie représentative
et ses conséquences
 
par
Olivier Tournafond
Professeur à l’Université de Paris XII
 
 
 
Le rejet massif par le corps social du projet de constitution européenne élaboré par M. Giscard d’Estaing est le résultat d’une crise de confiance du peuple français vis-à-vis de ses élites ; mais plus profondément encore il traduit l’échec désormais patent du principe de la démocratie représentative, appelée aussi « démocratie parlementaire ».
                Au terme d’une évolution de plus de deux siècles, l’évidence s’impose : le système de la représentation parlementaire non seulement ne constituait en aucune manière un solution miracle au problème du gouvernement des nations et des empires, mais encore il était affecté dans sa racine même d’une double faiblesse :
- La faiblesse démocratique, qui consacre la loi du nombre et le règne de la quantité, alors que tout progrès véritable est le fruit de l’excellence individuelle et de la qualité.
- La faiblesse de la représentation électorale qui fausse la volonté des électeurs tel un prisme déformant, tout particulièrement dans les grands États moderne où la volonté de l’individu est nécessairement diluée dans le nombre.
 
La prétendue « crise de la démocratie » n’est en réalité que le résultat visible d’un véritable déphasage entre la réalité sociale et ce système politique issu des Lumières et de la Révolution. Du fait des deux vices intrinsèques et irrémédiables que nous venons d’évoquer et après l’effondrement de la démocratie collectiviste qui adhérait fondamentalement aux mêmes valeurs philosophiques, la démocratie parlementaire est à son tour incapable d’assumer la mission de gouvernement et de défense de l’intérêt général qui lui est dévolue. Il est vrai que les manifestations de cette crise sont plus ou moins visibles suivant les États ; les États anglo-saxons, pragmatiques, réussissent à gommer plus ou moins ces défaillances, tandis que les social-démocraties continentales comme la France et l’Allemagne s’enfoncent dans une sorte d’impasse économique, politique et sociale.
Le fait est désormais acquis et même des publications connues pour leur sensibilité plutôt « progressiste » se rendent à l’évidence. Ainsi, dans un style singulièrement maurassien, l’éditorialiste du journal de centre gauche « VSD » écrivait récemment après la double gifle des référendums français et hollandais, « jamais n’a été aussi grand le divorce entre le pays réel et le pays légal ».
 
Comme nous l’avons déjà dit, le principe de gouvernement de la démocratie parlementaire, par la logique même des mécanismes électoraux qu’il met en place, aboutit à la confiscation du pouvoir par une ou plusieurs oligarchies. Ces oligarchies étant dominées par une logique purement quantitative, finissent inéluctablement par exercer le pouvoir dans leur intérêt propre, au nom d’une volonté populaire purement fictive.
Comme ces systèmes sont « constitutionnels pluralistes » et non fondés sur un parti unique pour reprendre l’analyse de Raymond Aron, l’oligarchie démocratique ne se cristallise pas en une « nomenklatura » restreinte, comme dans les régimes totalitaires, mais plutôt dans une sorte de clientélisme plus ou moins étendu qui s’apparente en fin de compte à la « ploutocratie » de l’Antiquité.
Mais le mécanisme qui est à la base de la dérive du pouvoir reste fondamentalement le même que dans les démocraties dites « populaires » : le pouvoir est accaparé à la longue par une minorité et cette minorité plus ou moins anonyme et sans convictions propres, puisqu’elle se veut l’émanation de tous, s’abrite derrière la fiction de la volonté générale.
 
La démocratie représentative donne donc le pouvoir à une élite qui pourtant refuse de se reconnaître comme telle ; par hypothèse, en effet, elle prétend ne pas exister !
 
Ce mécanisme paradoxal explique d’ailleurs le succès de ce système politique à la fin du XIXème et au début du XXème siècle : le triomphe de la démocratie ne s’explique ni par l’intelligence de sa conception du pouvoir, ni par ses prétendues vertus morales ; elle s’explique par le ralliement progressif des élites sociales comprenant tout le parti quelles pourraient tirer d’un système politique dans lequel on dirige le peuple sans limites tout en lui donnant l’illusion qu’il dirige lui-même…
Le régime ainsi mis en place est habile, car il exploite la crédulité humaine ; mais il est cynique et l’élite au pouvoir est nécessairement dépourvue de légitimité propre. De plus, comme il est impossible de mentir à la fois tout le temps et à tout le monde, comme le soulignait Abraham Lincoln en son temps, tôt ou tard le peuple découvre la supercherie ; il prend conscience que ce système méconnaît l’intérêt général et l’idée même de gouvernement.
La crise est alors inéluctable.
 
Dans les démocraties populaires, la crise a été relativement précoce parce que les contradictions politiques étaient trop flagrantes et parce que le système collectiviste n’était pas viable économiquement. De prime abord on pourrait croire que le système a implosé en raison de la poussée populaire et de l’insurrection ; mais une analyse plus subtile révèle aussi que la nomenklatura au pouvoir s’est rendue compte qu’elle avait finalement avantage à renouer avec le capitalisme et à remettre en place un régime constitutionnel pluraliste, ce qui explique sans doute l’étonnante mansuétude dont on a fait preuve en l’endroit des anciens communistes, sans doute les pires criminels que la terre ait portés.
Seule la Chine présenta certaines particularités, car la réintroduction du capitalisme a précédé la désillusion et l’effondrement économique ; désormais, l’économie de marché coexiste avec un système bureaucratique fermé qui n’est pas sans évoquer à certains égards et toutes proportions gardées, certaines républiques aristocratiques de l’antiquité, comme Rome ou Carthage.
 
Dans les démocraties parlementaires ou libérales, la crise est plus diffuse. Elle est plutôt chronique avec des alternances de fièvres et d’accalmies. En effet l’élite au pouvoir parce qu’elle est beaucoup plus étendue, peut lâcher du lest en temps utiles. En particulier les hommes qui sont au gouvernement et à la tête de l’État peuvent se retirer et jouir, dans d’autres domaines économiques et sociaux, d’une paisible sinécure. C’est le jeu de ce qu’il est convenu d’appeler « l’alternance démocratique ». L’économie de marché, les libertés publiques préservées, la paix sociale, tous ces facteurs rendent possible ce jeu de passe-passe. Quand aux partis révolutionnaires ou marginaux comme les partis d’extrême gauche ou de droite contestataire, ils sont savamment instrumentalisés afin de constituer précisément des limites extrêmes qu’il est interdit de franchir sous peine d’encourir le mépris, la réprobation sociale, voire la répression pénale…
 
Ce système peut durer longtemps, en particulier tant que les conditions économiques sont favorables et que le niveau de vie est élevé comme aux États-unis. En effet, même si la volonté de participer à la vie politique est vivace chez beaucoup d’individus, les hommes et les femmes sont le plus souvent accaparés par leur vie privée, familiale et professionnelle et l’existence du droit de vote et des garanties constitutionnelles suffisent à les rassurer sans qu’ils s’interrogent trop sur leur efficacité véritable.
Mais que les conditions économiques viennent à changer, ou que les oligarchies en place aient particulièrement manquées de discernement, comme c’est le cas en France où les prétendues « élites » se sont longtemps et tardivement fourvoyées avec les mythes du marxisme-léninisme[1], ce mécanisme d’autorégulation et de récupération des mécontents ne fonctionne plus. Le peuple s’interroge alors sur la légitimité du pouvoir et utilise les échéances électorales comme autant d’occasions de sanctionner ses dirigeants.
 
On entre alors, comme on peut le constater en France depuis quelques années, dans une sorte de cercle vicieux politique : le parti au pouvoir est chassé et remplacé par le parti théoriquement opposé ; mais comme celui-ci applique globalement la même politique, il est chassé à son tour pour laisser les premiers revenir aux affaires, et ainsi de suite…
Il s’ensuit une sorte de valse hésitation et le système politique tourne en rond en s’enfonçant progressivement. Dans cet état de la démocratie parlementaire que l’on pourrait qualifier de « terminal », le pouvoir cherche à plaire à tout prix au plus grand nombre pour se maintenir. Il ne veut engager aucune réforme de quelque importance, de peur de déplaire. C’est le gouvernement d’opinion. L’État de droit n’est plus défendu, les lois deviennent des gadgets électoraux, la propagande médiatique bat son plein, les hommes politiques ne sont plus que les acteurs de leur propre idéal, pour reprendre la formule célèbre de Nietzsche.
Cet état n’est plus celui de la « ploutocratie », c’est celui de la « démagogie » décrit il y a deux mille ans par les philosophes grecs. Il pourrait représenter l’ultime phase avant la dictature ou l’anarchie.
 
Voila où nous en sommes. Reste à savoir comment nous pouvons sortir de cette ornière avant qu’il ne soit trop tard. Le rejet brutal de la pseudo « constitution européenne » nous fournit peut-être l’occasion d’une prise de conscience à grande échelle.
 
Convaincu qu’il suffisait de continuer à flatter le peuple et de lui parler de démocratie pour l’endormir, les oligarchies qui contrôlent désormais les nations européennes avaient approuvé l’initiative hardie de M. Giscard d’Estaing. Celui-ci et sa « convention européenne » avaient décidé, « au bluff » pourrait-on dire, de rédiger une constitution supranationale, alors que ce groupe était seulement mandaté au départ pour étudier différentes possibilités constitutionnelles. Ce coup de force n’était pas pour déplaire aux media qui s’emploient à flatter l’opinion publique pour mieux la tromper et à tous ceux qui clament sur leur estrade leur respect pour le Peuple et se gaussent en privé de sa balourdise…
 
Cette constitution était pour eux une véritable terre promise qui les mettrait à l’abri à la fois des électeurs irascibles, des syndicats opiniâtres et des magistrats trop zélés…Sans doute aussi savait-on apprécier à sa juste valeur l’afflux de nouveaux marchés, de nouveaux contrats, de nouvelles subventions qu’une telle construction traînait dans son sillage. D’autant plus que cette fois-ci les sommes seraient à la mesure du continent européen tout entier, c'est-à-dire tout simplement colossales.
 
                Au début l’affaire fut rondement menée et le succès du référendum espagnol persuada M. Chirac qu’il pourrait, en procédant de la même manière, faire d’une pierre deux coups et transformer cette consultation en plébiscite personnel.
                Mais il y a des moments où il est dangereux d’être trop intelligent et M. Chirac aurait pu se souvenir qu’il avait déjà pâtit dans le passé de ses fausses bonnes idées. Finalement, les Français ont été plus méfiants que les Espagnols ; ils ont flairé le piège qui leur été tendu et l’intense propagande en faveur du « oui » leur a fait pensé à la carte forcée. Ils ont alors voté « non », ouvrant en même temps la voie à d’autres votes négatifs et protestataires en Europe.
 
                Ces votes de défiance qui risquent désormais de se multiplier, devraient logiquement amener les élites à s’interroger sur la légitimité de la démocratie parlementaire. Elles ne le font pas encore, guidées qu’elles sont par un esprit purement matérialiste qui considère que tout ce qui n’est pas quantifiable n’a pas d’existence. Elles ne le font pas non plus parce qu’elles subissent fortement les dogmes du fondamentalisme démocratique, redoutent de s’exposer au grand jour et surtout de devoir révéler leur pouvoir véritable.
               
                D’où cette sorte d’acharnement thérapeutique au service d’un régime politique éreinté et dont la grande presse et les discours officiels nous fournissent chaque jour l’image : plus la démocratie parlementaire se meurt, plus on invoque la démocratie !
 
                Pourtant il existe des solutions pour sortir de l’ornière. Elles ne nous obligeraient même pas à bouleverser la société de fond en comble ; elles impliqueraient simplement de renoncer à une série de dogmes idéologiques totalement dépassés. Ce qui risque de conduire la société européenne à feu et à sang, c’est le dogmatisme idéologique et non pas une prise de conscience intelligente. Voyons quelles seraient les voies que pourrait suivre cette prise de conscience.
 
  • Première voie à suivre, il est temps de comprendre maintenant que la légitimité tirée du suffrage universel n’est pas suffisante. Nous avons vu dans nos études précédentes[2] qu’il existait en politique trois types de légitimité pour le pouvoir : l’hérédité (qui s’inscrit dans la tradition), la compétence et enfin la représentation, c'est-à-dire l’élection. Chacune présente des avantages et des inconvénients.
                La légitimité démocratique présente l’avantage, comme le souligne Ph. Jestaz, d’être un principe pacificateur, puisque chaque parti peut espérer s’emparer du pouvoir par des voies pacifiques. En outre, elle est de nature à favoriser le dialogue, la concertation, la dialectique et le débat.
                Mais elle présente aussi l’inconvénient d’être une légitimité temporaire et fragile parce qu’elle bénéficie en quelque sorte d’une légitimité d’emprunt : celui qui gouverne doit conserver le soutien de ses électeurs et il est censé exprimer leur volonté ; il est donc obligé à toute sortes de contorsions politiques. Enfin, comme toute décision comporte par définition un risque, on ne décide que lorsque l’on dispose d’un consensus, chose évidement impossible à obtenir de manière durable. On est donc conduit à l’immobilisme dans le fonds et à la politique spectacle dans la forme.
                La légitimité démocratique existe donc, mais elle n’a pas de transcendance.
                A long terme le système n’est pas viable. Pour gouverner il faut tricher avec les règles de base de la démocratie et pratiquer en permanence le double langage. Notre époque a atteint des sommets dans ce genre de schizophrénie politique et sociale : il y a toujours le dit (devant l’opinion publique) et le non dit (en privé), le politiquement correct (qui est souvent aberrant et impraticable) et le politiquement incorrect (qui est souvent l’expression du bon sens). La politique s’en ressent évidemment et rappelle alors la procession d’Esternach dans laquelle on accomplit deux pas en avant et un pas en arrière ; et encore dans le meilleur des cas, car bien souvent dans la politique française on préférera rester sur place et gesticuler…
 
                Les deux autres légitimités présentent au contraire le grand avantage d’être des légitimités propres, intrinsèques pourrait on dire : celui qui dispose d’une compétence est légitime par ses qualités personnelles ; celui qui a hérité d’une fonction héréditaire est légitime par se naissance. L’un comme l’autre n’ont rien à solliciter de personne. Ces deux légitimités ont donc une transcendance qui permet de développer une autorité et c’est pourquoi les empereurs romains comme les souverains européens prétendaient tirer leur pouvoir de Dieu.
                Dès lors, le gouvernement peut-être efficace, inscrit dans la durée et soucieux du bien commun. Il permet d’accomplir de grandes réformes, de grands progrès et facilite l’éclosion de la civilisation sur le long terme. Revers de la médaille, le système mis en place peut dériver vers l’autocratie et le despotisme, mais aussi vers l’immobilisme social puisque les fonctions publiques ne sont pas accessibles à tous. En outre, lorsque le système est fondé sur la compétence, la transmission du pouvoir risque de dégénérer en guerre civile comme on a pu le voir souvent à Rome et lorsqu’il est fondé sur l’hérédité, c’est l’incompétence qui menace comme on a pu s’en convaincre à la fin du XVIIIème siècle…
 
  • Nous en arrivons au second point : au lieu d’opposer stupidement la légitimité démocratique à la légitimité « aristo-monarchique » comme on le fait depuis deux siècles en France, on pourrait fort bien les combiner avec profit, chacune permettant de prévenir les dérives de l’autre. Cette idée n’est pas nouvelle tant s’en faut, puisque c’est l’idée du régime mixte défendu tout au long de l’histoire occidentale par les esprits les plus sensés et les plus raisonnables : Aristote, saint Thomas, Montesquieu, Benjamin Constant, Tocqueville, pour ne citer que les principaux.
                Il est parfaitement possible de faire coexister dans un Etat, et pour le plus grand profit de tous, un roi héréditaire, une élite fondée à la fois sur la compétence et la naissance et des pratiques démocratiques qui donneront d’ autant plus satisfaction au Peuple que leur exercice sera encadré et défendu par des instances arbitrales indépendantes.
                Dès lors il devient possible de rendre complémentaires ces deux éléments fondamentaux de la vie politique que sont l’autorité légitime et le consentement individuel. L’homme étant un être social ce qui implique toutes sortes d’interactions et d’inégalités, il est impossible de fonder le pouvoir sur le consentement de tous. Et il ne sert à rien non plus d’essayer de maquiller la volonté d’une majorité (voire d’une minorité agissante…) en volonté générale. Philosophiquement, la majorité n’a pas plus de droits que la minorité.
                D’un autre coté l’opinion des individus et leurs inspirations sont importantes et doivent pouvoir se manifester ; comme elles ne sauraient évidemment avoir force de loi, il faut qu’une autorité arbitrale leur permettent d’être entendues et que cette autorité agisse le cas échéant pour les satisfaire si cela est conforme au bien commun.
                Enfin, dans bien des domaines, le pouvoir a tout avantage à laisser les individus s’organiser par eux-mêmes, en contrôlant simplement que ce n’est pas la loi du plus fort qui l’emporte à chaque fois. C’est pourquoi Maurras disait : « la Monarchie en haut, les républiques en bas ».
                En d’autres termes, le Peuple n’est pas la source du pouvoir, mais le Peuple est le fondement du pouvoir. Le pouvoir appartiendra toujours à des individus dotés de volonté, de réflexion et de conscience et non pas aux masses qui en sont dépourvues par nature.
                Mais le pouvoir ne peut ignorer les forces immenses et les courants profonds qui traversent ces masses et qui sont à l’origine des plus grands débordements depuis la Révolution française.
 
  • Troisième point enfin qui nous semble décisif pour sortir de l’impasse politique et sociale : il faut impérativement mettre fin à ce nihilisme européen qui refuse de rechercher le sens de la vie et du monde et se réfugie dans la religion de la matière et de la quantité. La perte du sens et de la conscience induit par un relativisme quasi fanatique et pour tout dire grotesque, a abouti à la plus grande crise existentielle de l’histoire. Si rien n’a de sens, si tous les comportements se valent, si l’homme est absolument libre d’adopter n’importe quelle attitude, même la plus contraire aux règles élémentaires les plus naturelles, alors tout est absurde et notre société ne mérite même pas d’exister… C’est à juste titre quelle encourt la haine et le mépris des peuples plus pauvres ou moins développer techniquement.
                Sans compter que la nature, qui n’aime pas les monstruosités et sais mettre fin aux aventures insensées, aura toujours le dernier mot d’une manière ou d’une autre…
 
                Il faut donc réintroduire dans la société, de manière souple et raisonnable bien entendu, non fanatique, la recherche de la vérité, de la justice et du progrès véritable. Vouloir s’en affranchir conduira inéluctablement au règne de la force la plus brutale et à la destruction tragique de la Civilisation.
                Cette recherche est évidemment difficile, surtout compte tenu du très fort individualisme de nos sociétés, mais elle est possible si elle est prudente et non dogmatique.
                Compte tenu de ce qui vient d’être dit, il est bien évident que la supériorité numérique, la puissance financière et les opinions majoritaires, même si elles sont importantes, ne sauraient constituer la fin ultime de la politique menée et encore moins l’expression du droit. Beaucoup d’autres éléments qualitatifs doivent être pris en compte pour mener une politique digne de ce nom : le bien commun, la justice, le respect de l’environnement, la préservation de l’avenir, et celle de la Nation.
 
                                                                                                                                                             O.T.
 
à suivre…
 
 


[1] En France, jusqu’à la chute du communisme, le discours officiel de droite ou de gauche se résignait à admettre que le collectivisme socialiste constituait « le sens de l’histoire » et qu’il était plus ou moins inéluctable à terme. La gauche voulait y aller vite, au besoin par la Révolution (mai 68) ; la droite parlementaire préférait y aller doucement, par le biais de la fiscalité, de l’interventionnisme étatique et de la sociale démocratie. La supériorité morale des forces de gauche était un dogme quasi intangible. En 1981, alors que le déclin du communisme était engagé, la France nationalisait les grandes entreprises et le secteur bancaire et mettait en place une fiscalité confiscatoire d’ailleurs largement préparée par la droite parlementaire sous la houlette de M. Giscard d’Estaing.
                Bien entendu, le « vrai » sens de l’histoire était tout différent et la France paie aujourd’hui au prix fort la stupidité de ses élites politiques et intellectuelles…
[2] Voir en particulier nos deux interventions lors des colloques « La monarchie, patrimoine européen pour le XXIeme siècle » (Ed. X.de Guibert 2002) et « Regard critique sur le développement de l’Europe » (Ed. SICRE 2004).
 
Par Café bleu
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Mercredi 29 mars 2006




Thibaud Collin
Le mariage gay : les enjeux d'une revendication
Eyrolles, 2005, 15,20 euros

Pour en savoir plus :

http://www.libertepolitique.com/public/services/livre.php?id=284


http://www.topchretien.com/topinfo/affiche_info_v2.php?Id=9311


 


Par Café bleu
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Vendredi 19 janvier 2007
La France : Mère du totalitarisme institutionnel?
Les atrocités perpétrées en plein XX éme siècle par les régimes nazi et communiste ainsi que les confusions récurrentes effectuées par la classe politique imposent une redéfinition du concept même de totalitarisme.
 
Je m'appuierais ici sur la définition donnée par Hannah Arendt, explicitée par Alexandre Soljenitsyne lors de son voyage en Vendée à l'invitation du président du conseil général.

 
Ce n'est pas le moindre des paradoxes que de constater la définition rousseauiste de la volonté générale (qui a indéniablement contribué à l'élaboration des démocraties contemporaines) détient une responsabilité dans l'avènement de l'idéologie totalitaire  ce qui explique sans doute les atrocités de la Terreur entre 1792 et 1794, perpétrés par de prétendus démocrates et qui ramenèrent pendant une courte période la France au niveau de l'Allemagne nazie, de l'U.R.S.S. ou de la Chine maoïste ou, dans un autre ordre idée, l'Iran des ayatollah).
 
En effet, le propre du totalitarisme est de développer une idéologie abstraite, au service de laquelle on emploie les moyens les plus sophistiqués (ce qui nécessite un appareil bureaucratique moderne), et auquel le principal obstacle constitue le tissu social naturel des corps intermédiaires: familles, villages, régions ou autres vecteurs d'identités (professionnels, culturels...)
 
 
Une des marques du totalitarisme est l'annihilation de la liberté intellectuelle (à ne pas confondre avec la liberté juridique, finalement assez formelle et à laquelle les dictatures classiques concentrent leurs attaques ).
Aussi les personnes qui font obstacle à cette idéologie se voient tout simplement supprimer leur droit à l'existence, non pas seulement parce qu'elles manifestent leur hostilité mais parce qu'elles deviennent en tant que telles des obstacles à l'épanouissement de l'idéologie totalitaire.
 
Cette  destruction des personnes au profit d'une idéologie peut être  physique (les juifs évidemment en témoignent, mais aussi les Vendéens en 1794, les Arméniens en 1917, les koulaks dans l'Union soviétique  mais aussi...les enfants non nés dans le cas de l'avortement massif) mais aussi "identitaire", les personnes n'étant pas annihilées physiquement mais en tant que vecteurs d'identité, ainsi des propriétaires agricoles dans les régimes marxistes ou....des paysans dans l'Europe de BRUXELLES
Un moyen unique: le matérialisme bureaucratique doté de moyens massifs
 
C'est que le totalitarisme constitue dans ce cas précis un régime mais peut aussi constituer une idéologie mortifère, abstraite mais absolue, à laquelle il n'est pas d'alternative possible.
En clair, si le nazisme et le communisme hier, la république islamiste demain (la confusion temporel/spirituel que pratiquent les fondamentalistes islamistes favorise un absolutisme constitutif du totalitarisme)  constituaient des régimes totalitaires, les "politiquement correct " et "historiquement correct" justement dénoncés par l'écrivain
Jean Sevilla constituent une idéologie totalitaire.
Laquelle cumule aisément néo-marxisme (celui des soixante-huitard, "les enfants de Marx et de Coca-Cola), idéologie libertaire, individualisme et (point en lequel l'UMP a définitivement rejoint le PS, ce qui était moins net à l'époque de Maastricht), l'euromondialisme! 
 
Il suffit de considérer le traitement réservé aux authentiques défenseurs des valeurs de droite (famille, identité, liberté du travail et de l'éducation) pour constater que la dérive totalitaire n'est pas si loin...
Par Café Bleu
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Mardi 23 janvier 2007
Ce qu'est la Nouvelle Droite
S'appuyant sur l'idée du philosophe marxiste GRAMSCI selon laquelle la conquête culturelle est corollaire de la conquête politique, les intellectuels de la Nouvelle Droite, derrière Alain de Benoît, ont vu leur heure de gloire au milieu des années quatre-vingt à travers des relais aussi connus que le G.R.E.C.E. ou le magazine"Nouvelle Ecole" mais aussi le Club de l'Horloge (club de hauts fonctionnaires proches de la droite parlementaire) ou Le Figaro Magazine, à l'époque de Louis PAUWELLS. Leur assimilation, certes errônée, à une idéologie raciste les a ensuite durablement discrédités. 
Si la dénonciation des principaux maux du  monde contemporain (individualisme, matérialisme, universalisme négateur d'identité) ne leur est pas spécifique, il importe de regarder en quoi la naissance de ce courant de pensée a constitué une nouveauté par rapport à ce qu'ils appellent " la vieille droite", non sans condescendance.
 
Une caractéristique essentielle de la Nouvelle Droite, inédite dans l'histoire de la droite française, conciste dans son obsession anti-chrétienne. A partir d'un triple contre-sens sur le rôle de l'Eglise dans l'histoire (individualisation du salut individuel, universalisme du message évangélique, confusion entre repentance d'une nation ou de l'Eglise qu'ils réclament d'ailleurs et  pardon chrétien individuel), ils en arrivent à considérer  l'Eglise comme  intrinsèquement liée à ces  maux du monde contemporain. Nul doute que le  progressisme de l'Eglise post-conciliaire comme vecteur d'universalisme  n'y a pas peu contribué mais force est de constater la dimension structurelle, et non conjoncturelle, de cette agressivité à l'encontre du christianisme. Ainsi la dimension chrétienne médiévale, peu propice aux maux dénoncés, était déjà conçue comme un mal...d'où cette obsession de retour à l'époque tribale et pré-chétienne de l'Europe. CE REJET SYSTEMATIQUE DE L'HERITAGE CHRETIEN LES CONDUIT EN TOUT CAS A UN REJET PUR ET SIMPLE DE L'HISTOIRE DE FRANCE, nation prédestinée dont l'acte de naissance peut être défini à travers le baptême de Clovis
On peut sans doute y voir l'inspiration nietzschéenne (la hiérarchisation des rapports sociaux ordonnée autour de la "protection de la veuve et de l'orphelin "est certainement considérée comme une atteinte à l'épanouissement du Surhomme) mais, paradoxalement, la Nouvelle Droite reproche aussi bien à l'Eglise son rôle de protection du plus faible que sa propension, via l'évangélisation à se répandre à travers le monde (contribuant ainsi à la puissance des nations occidentales et de leur civilisation). La Nouvelle Droite n'en n'est pas à un paradoxe près!
Ce rejet de toute transcendance surnaturelle les conduit bien sûr à un ésotérisme qui trahit quelques similitudes avec le mode de fonctionnement des loges maçonniques. Cette similitude se traduit aussi dans le mode de fonctionnement, apparaissant comme une nébuleuse, sans ligne de conduite claire et sans vision politique précise.
 
 
Par ailleurs, la légitime dénonciation du jacobinisme comme du mondialisme est issue de leur soucis de maintien du tissu social et de l'enracinement, qui correspondent aux problématiques de la droite traditionnelle et du nationalisme intégral. Toutefois, ne reconnaissant pas l'héritage chrétien des nations européennes (et donc l'apport médiéval culturel qui a vu la constitution des corps intermédiaires), leur approche en vient à nier le principe de subsidiarité défini par l'encyclique Quadragesimo Anno en vertu duquel il existe une certaine complémentarité entre les différentes strates (familiale, professionnelle, communale, régionale, nationale).
Eclairante à cet égard est cette phrase issue du Manifeste de la Nouvelle Droite: " le lien social, dont la vieille droite n'a jamais été capable de reconnaître l'autonomie et qui ne se confond nullement avec la seule société civile, se définit d'abord comme un modèle pour les actions des individus et non comme l'effet global de ces actions" .
C'est un peu comme si la Nouvelle Droite défendait les corps intermédiaires, mais privés de leurs dimension intermédiaire. Ceux-ci continueraient à exister comme vecteurs de tissu social et d'enracinement mais non comme vecteurs de cohésion nationale.
La Nouvelle Droite n'est donc pas fondamentalement nationaliste car, au dela de son absence de dimension territoriale, elle se positionne sur une vision tribale de la société, ou dirions-nous aujourd'hui : communautariste (SARKOZY était-il disciple de PAUWELLS? ).
Comme ils attachent un prix démesuré à l'appartenance ethnique, les tenants de la Nouvelle Droite en viennent à prôner parallèlement un "européisme" hyper-boréen qui, attendu qu'ils rejettent l'échelon national, revient à peu de choses près à la même conception que les ténors du "oui" à la constitution européenne (capacité infinie d'élargissement mis à part). Sans y voir bien sûr un tremplin vers le mondialisme.
Le terme de communautarisation de l'Europe correspond mieux à leur politique que celui de régionalisation qui est impropre puisque ces régions européennes ne seraient plus des provinces issues des vieilles nations, mais des ensembles ethnico-culturelles homogènes au sens pré-chrétien du terme, ensembles qui recoupent curieusement ceux que la théorie de RICARDO et les ténors du libre-échangisme effreîné voudraient instituer.
Enfin, leur dénonciation du prosélytisme évangélique et de  la colonisation comme agression ultime envers d'autres civilisations (une optique tout à fait  tiers-mondiste... ), et le caractère presque exclusivement ethnique de leurs préoccupations les conduisent à négliger toute dimension territoriale (la "terre et les morts" de Barrès) de leur combat. Ce tribalisme moderne les place résolument aux antipodes du nationalisme!
 
La dimension spécifiquement identitaire et leur travail d'imprégnation des milieux nationalistes ces dernières années a accouché d'une mouvance, qui retient de l'extrême droite traditionnelle le nationalisme (qu'Alain de Benoist abhorre) et le "populisme" tout en conservant la dimension identitaire. Les identitaires, une des deux composantes des nationalistes révolutionnaires (reprenant ainsi le terme du leader François DUPRAT) apparaissent comme uns intéressante fusion intellectuelle entre le néo-paganisme néo-droitier et le nationalisme intégral d'inspiration maurrassienne! 
 
Sur la plan du rejet de l'héritage chrétien comme sur l'absence de dimension territoriale, sur la vision de l'Europe comme sur le communautarisme, le paradoxal rejet par la Nouvelle Droite d'une partie de l'histoire de l'Occident la conduit à un porte-à-faux entre sa réelle dimension identitaire et le côté artificiel des entités qu'elle entend défendre. Sans doute la principale raison du grand écart idéologique que ses ténors incarnent parfois, entre le racisme le plus primaire et l'antinationalisme le plus brutal.
Par Café Bleu
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Mercredi 31 janvier 2007

« C’est la France qu’il faut servir ».
(source : Valeur Actuel, numéro 3660 du 19 au 25 janvier 2007.)


 
Quel jugement portez vous sur l’état de la France ?
Je trouve le débat politique assez pauvre. Tous les candidats à la présidentielle sont dans le circuit partisan depuis de nombreuses années. Ils ont du mal à prendre de la hauteur. Ils font des propositions mais sans vrai projet pour la France. Ils prétendent tous régler dans le moindre détail : l’activité des entreprises, la vie de famille, la façon d’éduquer les enfants… Il devient alors très difficile de prendre une initiative sans qu’on vous oblige à rentrer dans le rang. Tout est corseté politiquement, intellectuellement et juridiquement.

L’Etat étouffe les initiatives ?
Cette " frénésie " ne fait pas une politique. Quelle ambition ont-ils pour notre pays ? Quelle place veut-on que la France tienne dans le monde ? C’est à ces questions qu’il leur faudrait répondre. Mais comment le pourraient-ils ? Ils sont sans cesse soumis à la pression des lobbies qui exigent la satisfaction d’intérêt particuliers dans les plus brefs délais, au détriment du bien commun. Tout est traité dans l’urgence, sans qu’on sache sur quels principes se fonde l’action publique. Et un gouvernement a besoin de temps pour conduire sa politique.

Ce n’est plus le cas ?
Non, les institutions n’offrent plus la durée nécessaire à la poursuite d’une ambition nationale. Dés lors, comment relever les défis de la mondialisation ? Quand on sait ce que supportent nos entreprises : les charges, les 35heures, une législation tatillonne.. Nous pensons être les meilleurs du monde peut être, mais le monde bouge… et parfois sans nous. L’inde, par exemple, possède un système éducatif qui nous rattrape, voire nous dépasse.

Vous avez voyagé à l’étranger ?
Je connais bien les Etats-Unis, l’Amérique latine, le pourtour méditerranéen. Je découvre le Proche-Orient. J’aimerais aller au japon. Il faut lire la presse étrangère pour comprendre que la France ne conservera pas son rang, si ses dirigeants n’ont pas d’ambition pour elle. Le rôle d’une politique, c’est de faire le lien entre le génie d’un pays et le défis qu’il doit affronter.

Qu’est ce que la France, pour vous ?
Ce qui symbolise le mieux à mes yeux, c’est la cathédrale de Chartres. Parce qu’elle plonge ses fondations dans la terre et que sa flèche monte au ciel " dans le seul élan qui sache un peu monter "a écrit Charles Péguy. Pour moi, c’est ça, l’image de la France. Celui qui n’a pas marché dans ses chemins, ni couru ses forêts, celui qui n’a pas bu son vin, ni mangé ses fromages, celui-là ne connaît pas notre pays.

Connaître ses racines pour préparer l’avenir ?
Pour moi, il faut penser global et agir local. Les français ont un géni propre. Nous sommes à la pointe de la recherche sur l’énergie nucléaire, par exemple,, je me suis rendu l’été dernier à Cadarache, qui doit accueillir Iter : le monde entier est venu s’y installer.

Vous voyagez beaucoup en France ?
Je fais plusieurs déplacements par an, depuis dix ans, et aussi dans le cadre de mon association Gens de France. J’essaie de mettre en lumière les initiatives locales ou nationales, à travers la presse qui m’accompagne, je rencontre les Français pour partager leurs passions. Comme eux, par exemple, je m’intéresse beaucoup, à la culture. Je suis d’ailleurs en train de créer mon entreprise pour promouvoir notre patrimoine français.

Quelle est la mission du " prince chrétien " que vous êtes ?
Servir son pays. Je crois qu’il n’y a rien de plus important que le respect de l’homme, depuis sa conception jusqu’à la fin de sa vie. Mais servir la France, c’est aussi veiller à sa prospérité. Si certains choisissent de la quitter, n’est-ce pas qu’il y un problème ? Je m’intéresse aussi beaucoup à l’éducation et à la recherche : ce sont les sources de notre avenir. Enfin, je suis attentif aux questions locales, comme aux problèmes internationaux : je suis très attaché à la francophonie. J’entends dire qu’il faut sauver la République. Mais la République n’est qu’un moment de la France. C’est la France qu’il faut défendre, car c’est à la France que les français sont attachés. 

                                                                                                   Propos recueilli par: Fabrice Madouas.
 

 

Par Café Bleu
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Dimanche 11 mars 2007

Le blog de la Fédération Royaliste Provençale présente un montage de

2  minutes pour expliquer les défauts de la république et

présenter la  monarchie que nous voulons.

Cliquez sur ce lien:

http://www.dailymotion.com/franfil/video/x1davl_la-rep-nous-tue2

Par Café Bleu
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Lundi 2 avril 2007

( le Café Bleu avait eu l'honneur de recevoir Maître Trémolet de Villers le 21 février 2006 sur le même sujet; voir le compte-rendu dans notre rubrique du même nom )

Texte paru dans le Figaro du 17 juin 2004

«Qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ?» Une série du «Figaro»

La patrie trahie par la République


Après les articles d'Hélène Carrère d'Encausse, Alexandre Adler, Michel Wieviorka, Alain-Gérard Slama, Max Gallo et des entretiens avec René Girard, Claude Bébéar et Amin Maalouf, notre série se poursuit aujourd'hui avec une tribune de Jean Raspail.


PAR JEAN RASPAIL*


J'ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d'un colis piégé. Difficile de l'aborder de front sans qu'il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C'est pourtant l'interrogation capitale. J'ai hésité. D'autant plus qu'en 1973, en publiant Le Camp des saints, j'ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n'ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.


Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu'«ils sont chez eux chez moi» (Mitterrand), au sein d'une «Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes» (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu'au basculement définitif des années 2050 qui verra les «Français de souche» se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d'Africains, Maghrébins ou Noirs et d'Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l'islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer(1).


La France n'est pas seule concernée. Toute l'Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l'ONU (qui s'en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l'Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l'Europe des Quinze est l'un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l'incurie des «gouvernances» et qu'il lui faudra affronter dans son âge d'homme...


Sans compter que les «Français de souche», matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l'homme, de «l'accueil à l'autre», du «partage» cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites «antiracistes», conditionnés dès la petite enfance au «métissage» culturel et comportemental, aux impératifs de la «France plurielle» et à toutes les dérives de l'antique charité chrétienne, n'auront plus d'autre ressource que de baisser les frais et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule «citoyen» du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu'on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s'obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu'elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.


Face aux différentes «communautés» qu'on voit se former dès aujourd'hui sur les ruines de l'intégration (ou plutôt sur son inversion progressive: c'est nous qu'on intègre à «l'autre», à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s'agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d'une communauté de la pérennité française. Celle-ci s'appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.


Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l'autre. Quelque chose comme l'élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite?


Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l'ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d'une espèce à jamais disparue qui s'appelait l'espèce française et n'annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé.


Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu'en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c'est que les derniers isolats résistent jusqu'à s'engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l'espagnole mais s'inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n'est pas moi qui m'en chargerai, j'ai déjà donné. Son auteur n'est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j'en suis sûr...


Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c'est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d'hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n'ose dire cyniquement, à l'immolation d'une certaine France (évitons le qualificatif d'éternelle qui révulse les belles consciences) sur l'autel de l'humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l'Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces «intelligents» qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l'organisme encore sain de la nation française.


Même si je peux, à la limite, les créditer d'une part de sincérité, il m'arrive d'avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication: ils confondent la France avec la République. Les «valeurs républicaines» se déclinent à l'infini, on le sait jusqu'à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d'abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n'est qu'une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d'idéologie, idéologie avec un grand «I», l'idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu'ils trahissent la première pour la seconde.


Parmi le flot de références que j'accumule en épais dossiers à l'appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l'étendue des dégâts. Elle est extraite d'un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003: «Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d'une jeune Française issue de l'immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République...»


Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure: «Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d'êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.» (Président Boumediene, mars 1974.)


Et celle-là, tirée du XXe chant de l'Apocalypse: «Le temps des mille ans s'achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.»


*Ecrivain, romancier.


(1)Le délicat iman de Vénissieux, en vertu du jus soli, a engendré à lui seul seize petits citoyens français

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Lundi 2 avril 2007
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Mardi 17 avril 2007

L'association Blanc qui se bat pour la reconnaissance du vote blanc, a donné mardi pour consigne de vote de ne donner de voix ni à Ségolène Royal, ni à Nicolas Sarkozy, dont les partis sont de "véritables oligarchies qui se partagent, en alternance, le pouvoir". Dans un communiqué, l'association "n'appelle à voter pour aucun des candidats" et laisse "chacun se déterminer". En revanche, "elle appelle à ne voter ni pour Ségolène Royal, ni pour Nicolas Sarkozy".

 

Selon "Blanc" , "la présidentielle 2007 est la possibilité donnée aux Français de casser la spirale suicidaire et de provoquer une rupture républicaine".

 

Les "appareils" PS et UMP sont "de véritables oligarchies" et "se partagent, en alternance le pouvoir, imposent des abus de position dominante à leurs propres élus, cela depuis près de 30 ans en ignorant les Français, en refusant de se remettre en cause", estime l'association.

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Vendredi 1 juin 2007

“LA FRANCE A BESOIN D’UNE BOUFFÉE D’OXYGÈNE”
ENTRETIEN AVEC LE PRINCE JEAN DE FRANCE



- Monseigneur, la campagne présidentielle entre dans sa phase finale. Quels sentiments vous inspire cet affrontement rituel entre représentants des principaux partis politiques?

- Jamais campagne électorale ne m'aura paru à ce point "désincarnée”, je veux dire privée de substance, coupée des préoccupations quotidiennes des Français. On a I'impression d'une espèce de formatage préalable des candidats qui s'expriment tous de la même façon, avec les mêmes formules stéréotypées et passent sans transition d’un sujet à l'autre selon la dernière mode du jour ou les vœux supposés de l’opinion, tels que croient les discerner les instituts de sondage. Comme tout cela parait factice! Comme tous ces prétendants à la fonction suprême ont du mal à prendre de la hauteur!
Avez-vous remarqué d'ailleurs que le mot “France” semble banni du langage de nos candidats ? On ne parle que de la "République" comme s'il sagissait là d'un modèle inégalable et insurpassable de régime politique, d'une sorte de “fin de l'Histoire”. Tous ces candidats ont-ils conscience que la France n'est pas une île, que le monde est en train de bouger plus vite que nous ? Ce monde ne nous attendra pas. Du fait de notre inertie, il avance même de plus en plus souvent sans nous. A force de vivre dans l’instant, dans l’éphémère, d'avoir les yeux rivés sur l'horizon du prochain sondage, tous ces candidats ont perdu conscience des permanences de notre histoire autant que des évolutions indispensables. Le facteur temps leur échappe! Résultat paradoxal: toute cette agitation politique menée dans l'urgence et privée de principes n'aboutit qu'à une France immobile, attachée à ses vieilles lunes ...

- Cette incapacité de nos dirigeants à mener les réformes indispensables au maintien de notre pays dans le peloton de tête des grandes nations incite nombre d'observateurs à faire le constat du déclin de la France. Ce déclin vous paraît-il patent?

- Chaque fois que je considère l'état de la France, j'éprouve une tendance naturelle à passer en revue ses atouts innombrables, ses facteurs multiples d'espérance, sa formidable capacité de rebond plutôt qu'à me lamenter sur ses scléroses, ses blocages, ses retards très réels. Affaire de tempérament ou confiance inébranlable dans les inépuisables ressources morales, psychiques et matérielles de mon pays? Je me garderai de trancher. Mais je constate simplement que s'il y a déclin, c'est l'Etat contemporain lui-même qui en est le principal responsable, le vecteur essentiel. Les institutions actuelles ne garantissent plus l'impartialité et n'offrent plus la durée, l'une et l'autre indispensables à l'heureux développement d'une grande ambition nationale. Face à la pression dissolvante des groupes de pression, œuvrant à la satisfaction immédiate d'intérêts particuliers, l'Etat se perd en mille actions précipitées et contingentes dont aucune ne répond vraiment aux exigences du bien commun. L'Etat ressemble en permanence à un navire ballotté en tous sens sur une mer déchaînée. II en oublie sa vocation première qui est d'indiquer clairement un cap et de réunir les conditions permettant de s'y tenir. Dans ce pays, l'Etat prétend faire tant de choses qui ne relèvent pas de sa compétence qu'il en néglige ses missions essentielles. Son insatiable boulimie a fini par le rendre obèse et myope. Alors qu'iI juge nécessaire de régenter la vie de chacun jusque dans les occupations les plus quotidiennes, qu'iI semble prendre un malin plaisir à tourmenter ses citoyens à tout propos, il se révèle dans le même temps incapable de répondre aux questions fondamentales dont dépend notre survie même : Quelle ambition pour la France? Quelle place pour elle dans le monde de demain ? Comment entend-elle relever les immenses et périlleux défis de la mondialisation ? Sur tous ces sujets, nous ne percevons qu'un silence accablant.

- Mais alors, que faire ?

- D’abord rendre leurs libertés aux Français ! Dans tous les domaines, la tâche la plus urgente me parait être de faire sauter les multiples entraves qui emprisonnent les Français, les étouffent, les empêchent d'aller de l'avant. Sous ses différents masques libertaires, l'Etat engendré par la Révolution française n'a cessé d'étendre son emprise de plus en plus tyrannique sur ce qu'il est convenu d'appeler "la société civile “. Voyez comme nos dirigeants prétendent régler les activités du pays et jusqu'à nos existences dans leurs moindres détails: marche des entreprises, vie des familles, éducation des enfants, tout y passe! II n'est plus un seul secteur d'activités dans lequel vous puissiez prendre une initiative sans être obligé d'en référer à un moment ou l'autre à un représentant de l'Etat. Malheur à qui laisse passer la tête: tout est cadenassé politiquement, intellectuellement, juridiquement. Ce dont les Français ont le plus besoin, c'est d'une énorme bouffée d'oxygène! Il leur faut se libérer de l'Etat sous la forme qu'il a prise au cours des deux derniers siècles. C'est devenu là une nécessité d'autant plus vitale qu'à mesure même qu'il étendait son pouvoir dans tous les domaines, cet État poussait les idées des Lumières à leurs conséquences les plus extrêmes et les plus néfastes. Il n'est que de lire le dernier et admirable ouvrage dc Jean Sévillia, “Moralement correct”, pour se rendre compte à que! point nos dirigeants, qui ont établi un système de contrôle maniaque des activités sociales, encouragent dans le même temps l’effacement de toutes les règles collectives traditionnelles en matière de morale et de valeurs. II y a là comme une sorte d'enchaînement implacable: en déresponsabilisant les Français, on leur a fait perdre le sens des vraies valeurs. C'est seulement en leur permettant de se sentir à nouveau responsables qu'on leur fera retrouver le goût des valeurs fondamentales sans lesquelles il n'est pas de société juste et durable.

- Dans la société violemment laïcisée qui est la nôtre, vous ne craignez pas de vous définir comme un “prince chrétien”. Pourquoi tenez-vous tant à ce qualificatif que certains pourraient être tentés de vous reprocher ?

- Étant ce que je suis et venant d'où je viens, qui pourrait imaginer que je me définisse autrement? Je crois que c'est la seule façon de mériter l'estime de mes compatriotes quelles que soient leurs propres origines et leurs croyances. J'aime à me présenter pour ce que je suis. Libre aux caméléons politiques qui sont en perpétuelle campagne électorale de se déguiser en ce qu'ils ne sont pas dans l'espoir sordide de gagner quelques paquets de voix. Quant à moi, je préfère exprimer une double fidélité: fidélité à mes racines personnelles, familiales; fidélité aussi à cette notion de service de la France qui m'a été transmise dès mon plus jeune âge. Dans cette optique, être "prince chrétien", c'est incarner la nécessaire réconciliation de tous les Franc;ais autour de l'histoire ancienne et récente de leur pays. Toute leur histoire. Je voyage beaucoup. Je connais bien les Etats-Unis, l'Amérique latine, les pays du pourtour méditerranéen, le Proche-Orient. Prince franc;ais, je ne cesse de sentir partout où je suis reçu, combien le fait de m'y présenter aussi en prince chrétien me vaut un surcroît de respect et de considération. Cela n'est pas vrai seulement dans un pays comme la Pologne pour lequel je dois m'envoler très prochainement et où j'aurai l'occasion de m'entretenir avec les plus hauts responsables de l'Etat et de l'Eglise. C'est vrai aussi pour de nombreux pays laïcs ou musulmans dont les dirigeants me réservent souvent un accueil d'une chaleur ct d'un faste réellement touchants. Apparemment, à l'inverse de nos responsables politiques, il ne manque pas de chefs d'Etat ou de gouvernement à l'étranger pour savoir que l'histoire de France ne se résume pas à ses épisodes les plus récents et pas toujours les plus glorieux.

- Grand voyageur, vous multipliez aussi les déplacements en France?

- En plus de nombreux déplacements personnels, j'effectue plusieurs voyages par an dans les régions françaises dans le cadre de mon association Gens de France!. II s'agit pour moi de mettre en valeur diverses initiatives locales au nationales, grâce au relais des journalistes qui m’accompagnent. Je porte un intérêt particulier à la recherche, à l’éducation, à la culture qui sont les clés de notre avenir et de notre prospérité. Je suis d'ailleurs en train de mettre sur pied ma propre entreprise pour contribuer à la promotion du patrimoine français et soutenir diverses initiatives en ce domaine. Ces déplacements m'offrent aussi l'occasion de rencontres directes, confiantes et fructueuses avec mes compatriotes de tous âges et de toutes conditions qui sont extrêmement nombreux à venir me saluer et à m'encourager dans ma démarche. Ils me permettent de mieux connaître et de mieux comprendre les préoccupations et les passions des Franc;ais et de nouer avec eux un lien affectif, si important pour moi. C'est que je méfie instinctivement de tout ce qui est abstrait. D'où ce souci qui est mien “de penser global et d'agir local”, ce qui signifie tout simplement que c'est en restant fidèle à ses racines que le peuple français a les plus grandes chances de se préparer aux défis du futur. Nous devons faire fructifier notre génie propre, c'est la condition du succès. C'est pour les mêmes raisons que je me passionne pour la cause de la francophonie à laquelle je m'efforce de contribuer par divers voyages, tels ceux que j'ai effectués au Québec, en Louisiane ou encore au Liban. Autant de régions du monde qui conservent des liens historiques puissants avec la France tant notre culture a toujours su tirer vers 1e haut ceux qui en étaient imprégnés. Nulle part ailleurs qu'en ces contrées lointaines et pourtant si proches de notre cœur, je n'ai pris autant conscience des liens privilégiés qu'un prince de la Maison de France possède avec l'histoire .

Par Café Bleu
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