Une messe sera chantée dans le rit extraordinaire dans la cathédrale Notre-Dame de Paris
le 17 juin 2008
l'heure sera précisée ultérieurement
“POLITIQUE MAGAZINE”
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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”
Une messe sera chantée dans le rit extraordinaire dans la cathédrale Notre-Dame de Paris
le 17 juin 2008
l'heure sera précisée ultérieurement
A l'issue de la conférence de l'OSCE consacrée à l' « islamophobie » qui a pris fin jeudi, la Ligue Arabe par la voix de son secrétaire Amr Moussa, a réclamé le partage de la Cathédrale de Cordoue entre musulmans et chrétiens, réitérant une demande déjà formulée par la Commission Islamique d'Espagne en 2004, soutenue à l'époque par les élus cordouans du Psoe, le parti socialiste espagnol.
Le Motu Proprio ‘Summorum pontificum’ écrit par sa sainteté le Pape Benoît XVI pour la libéralisation de la messe selon le missel de 1962 a été publié le 7 juillet, ainsi qu'une lettre aux évêques.
Voici le lien vers les vidéos de la conférence de presse que le Cardinal Jean-Pierre Ricard, Président de la Conférence des évêques de France, a donné. Il y avait environ 40 journalistes :
cliquez sur ce lien : http://www.dailymotion.com/FCRP/1
Très intéressant!!!
cliquez sur le lien :
attention!!! cela dure pret de 50 minutes
On se demande à quel degré M. Sarkozy prend ses discours de campagne au sérieux.
Après avoir vilipendé Mai-68, il nomme aux Affaires étrangères et européennes un soixante-huitard emblématique, Bernard Kouchner, ancien dirigeant de l'Union des Etudiants Communistes.
Après avoir fait des gloses sur l'identité nationale, la grandeur et l'indépendance de la France, il confie notre diplomatie au seul homme politique français ayant approuvé l'invasion de l'Irak.
Après avoir promis qu'il n'y aura pas de Constitution européenne, il en accepte les dispositifs supranationaux essentiels sous couvert de réforme institutionnelle.
Combien emblématique l'adoubement du nouveau président français à Berlin, où il tint à recevoir le jour même de son investiture, de la Kaiserin Angela, l'onction du Saint Chrême !
J'appelle tous les Français qui ont voté "Non" en 2005 et pour M. Sarkozy il y a 10 jours à ouvrir les yeux et à voter lors des législatives pour les candidats souverainistes. Ceux qui se sont laissé tromper par la démagogie de cet ennemi de la souveraineté nationale seraient, s'ils ne se reprenaient pas, les pauvres dindons d'une sinistre farce.
Paul-Marie COÛTEAUX
06 81 41 89 32 / (00.32) 2.284.72.06
Ségolène Royal aurait subi une opération esthétique
Informations exclusives « Faits et Documents » N°227
On savait déjà que Ségolène Royal s’était largement fait refaire (F&D 220), sans doute durant l’été, les dents, avec au moins un réalignement complet. Ce qui lui permet de dévoiler aujourd’hui, en permanence, un sourire ravageur. Mais les investigations n’ont pas été poussées plus loin alors même que la candidate socialiste à l’élection présidentielle n’a plus la même tête qu’il ya quelques années. Figurant parmi les chirurgiens-dentistes les plus réputés de France, le Dr Alain Amzalag a signé un passionnant article dans Information dentaire (N° 38, 8 novembre 2006) qui n’a évidemment été repris nulle part tant il est gênant. Ce praticien y révèle pour la première fois que Ségolène Royal a subi une (mais sans doute plusieurs) opération lourde visant à esthétiser son visage, ce qui est tout à fait exceptionnel à cet âge, tant l’opération est douloureuse et le changement facial difficile à supporter psychologiquement.
« (Avant) elle présentait une classe II.2, une rétro-alvéole, associée à une rétro-mandibule. En morphopsychologie, des incisives centrales palatino-versées sont synonymes d’introversion. En outre, un menton en retrait accentue les signes d’une personnalité renfermée. Ségolène souriait peu, la plupart des photos en témoignent. En étudiant de près ces images, on découvre que sa rétro-alvéolie avait tendance à affaisser un peu les traits de son visage. Logique, car les dents et les maxillaires en constituent la charpente. »
« Seul un traitement orthodontique était susceptible de ressortir et réaligner les dents antérosupérieures par des ancrages palatins pour assurer une totale discrétion. Une chirurgie orthognathique destinée à avancer le menton a-t-elle ensuite été pratiquée? (RDA : la réponse est évidemment positive comme le montre la suite du texte) Cette intervention constitue la chirurgie de rajeunissement par excellence car elle retend naturellement les tissus (NDA : d’où l’impression d’un sourire permanent, voire forcé, chez Ségolène Royal). L’ensemble de son visage aurait été ainsi redynamisé, l’avancée du menton lui donnant un air plus volontaire et conquérant. Cette réussite ne peut que susciter l’admiration pour les praticiens et la patiente. »
« Le remodelage d’un sourire s’inscrit souvent dans une dynamique de développement personnel de changement et de reconstruction. Comment Ségolène Royal a-t-elle vécu, au plus profond d’elle-même, cette transformation esthétique? [ … ] Son sourire signifiant “je vous aime” semble destiné à redonner la confiance. Sa boutade “je n’ai pas besoin de parler pour faire du bruit”, qui lui a d’ailleurs valu un prix d’humour politique, peut être révélatrice à plus d’un titre. »
« Je m’interroge cependant sur les conséquences psychologiques de cette métamorphose car il semble que Ségolène, bien que paraissant avoir parfaitement intégré ces transformations, soit, parfois, dans un état d’auto-sidération face à l’adhésion massive qu’elle suscite. Cette transformation esthétique va-t-elle être synchrone de son rayonnement intellectuel et de sa capacité à nourrir le débat politique? »
Le journal Minutes de cette semaine a voulu en savoir plus sur cette intervention en interrogeant le docteur Alain Amzalag sur ses déclarations. Pour des raisons juridiques il a préféré décliné l’invitation : « Quand mon article est paru dans « Information Dentaire », je me suis fait taper sur les doigts par l’Ordre National. Alors je préfère en rester là.»
Cette chirurgie faciale lourde s’est également accompagnée d’un changement total de « look » jouant sur des mythes inconscients et des méthodes subliminales (par exemple, port systématique de vêtements clairs ou blancs, de manière à inspirer l’idée de pureté) comme nous l’avions déjà indiqué (F&D•218). Dans ce travail, elle a été notamment conseillée par Christophe Girard, maire adjoint à la Culture de Paris, qui fut secrétaire général d’Yves-Saint-Laurent Couture puis directeur de la stratégie de LVMH , l’objectif étant certainement d’atteindre l’état d’« icône », tant dans l’habillement que la gestuelle (très peu de mouvements des mains, jambes jamais croisées, apparition seule sur scène, etc.) en intégrant à la fois les personnages de Lady Diana Spencer et de Jackie Kennedy. Il suffit de regarder des photos de la femme du président des Etats-Unis pour constater que la garde-robe de celle qui figure aujourd’hui parmi les femmes les plus sexys et les mieux habillées du monde s’en inspire directement.
Voici un texte intéressant qui analyse la position réductrice du journal "Le Monde" vis à vis du pontificat de BENOIT 16, et qui montre surtout à quel point ce journal prend les français pour des imbéciles.
Bref, voici un cas d'école d'analyse de la pensée unique qui cherche à réduire et déformer ce qui sort de son horizon de plus en plus simpliste:
Le Monde estime que l’Eglise de Benoît XVI est inadmissible
«Nous avons cru à l’amour de Dieu : c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie.» Benoît XVI, Deus Caritas est.
Contre l’Eglise catholique, on a le droit de dire n’importe quoi
Pas de trêve pascale pour la désinformation :
À la une du Monde des 8-9 avril (au dessus d’une énorme photo de crucifix), ce titre : « Pâques – Renouveau spirituel et conservatisme militant dans les Églises » (1). Le titre coiffe un « dossier » : l’éditorial en page 2, quatre brefs articles en page 8, un entretien avec le directeur de l’Ecole biblique de Jérusalem en page 12, et un article sur le voile islamique à l’école, en page 13. Cette page 13 étant hors sujet, et la page 12 confirmant ce que tout le monde savait déjà (2), regardons la page 8 et la page 2. Elles sont éloquentes :
En page 2, l’éditorial s’intitule « L’Eglise à reculons ».
C’est un collage d’éléments disparates. Censés prouver quoi ? Que l’Eglise de Benoît XVI est inadmissible. Aux yeux de qui ? « De ceux, croyants ou non, pour qui la vocation du christianisme s’exprime davantage dans l’aide aux populations marginalisées que dans [le] pointillisme disciplinaire, dans le soutien à ceux qui souffrent que dans [la] tentation rétrograde ». « Pointillisme » et « rétrograde » désignant l’œuvre de Benoît XVI dans le langage du Monde, cette phrase signifie que l’on ne peut pas secourir « ceux qui souffrent » si l’on adhère vraiment à l’Eglise (3) ! Cette fausse opposition (spirituel contre social) est l’axiome du politiquement correct. Son but n’est pas d’aider « ceux qui souffrent », mais de combattre l’Eglise romaine.
Qu’est-ce que ce « pointillisme juridique » de l’Eglise, allégué par l’éditorialiste ? Il oublie de nous le dire.
Et qu’est-ce qu’il appelle « tentation rétrograde » ? Il le dit, avec quatre arguments : la Pologne « ultra catholique », les évêques espagnols méchants envers Zapatero, les évêques italiens « jouant leur va-tout », et le pape Ratzinger nous imposant cruellement l’angoisse de la « messe en latin »… Tout ça en vrac, pour prouver que le pape Benoît XVI pousse l’Eglise dans la mauvaise direction.
Or ces quatre arguments sont dérisoires :
1 – La Pologne. « On peine à comprendre », écrit l’éditorialiste, qu’une radio polonaise « ultra catholique » soutienne « en toute impunité » l’actuel gouvernement polonais.
(Mais il n’y a rien à comprendre ! L’Eglise n’est pas responsable de cette radio, qui ne dépend pas d’elle mais d’un groupe privé dont la politisation et l’extrémisme ont été condamnés – explicitement et publiquement – par Rome et les évêques polonais).
2 - L’Espagne. Selon l’éditorial du Monde, les évêques espagnols commettent la faute de « harceler » un gouvernement « socialiste ». Pourquoi le harcèlent-ils ? Parce qu’ils le tiennent « pour le plus anticlérical de l’histoire ». L’éditorialiste n’en dit pas plus : l’absurdité de ce motif lui paraît évidente et suffisante.
(Le motif des évêques n’est pas absurde. M. Zapatero est non seulement anticlérical, ce qui serait bénin, mais antichrétien : ce qui est une agression. Les chrétiens espagnols résistent donc à M. Zapatero. Il y a conflit. C’est regrettable. Mais ça ne prouve pas que l’Eglise de Benoît XVI soit saisie d’un vertige rétrograde… C’est plutôt M. Zapatero qui retourne à 1936 ! Bizarre façon de construire l’avenir).
3 - L’Italie. Dans ce pays, dit l’éditorial, l’Eglise « joue son va-tout ». Contre quoi ? Contre des projets de loi tendant à introniser les Nouvelles Mœurs dans la péninsule…
(En réalité, l’Eglise italienne ne joue aucun « va-tout ». Elle n’a besoin d’aucun coup de poker (4). Au contraire, elle jouit d’une santé et d’une popularité enviables ! Mais l’éditorialiste écrit quand même : « va-tout ». Pourquoi ? Parce que l’actuel affrontement en Italie se déroule sur la question des Nouvelles Mœurs… Celles-ci sont vues par beaucoup de journalistes comme l’enjeu ultime, le sommet de l’époque, l’horizon indépassable de la postmodernité ; ils ramènent tout à cette question, et considèrent que l’Eglise catholique se saborde en osant critiquer les Nouvelles Moeurs. L’éditorialiste du Monde fait comme ses confrères).
4 - Benoît XVI et « la messe en latin ». L’éditorialiste croit le savoir : c’est en mai qu’un « décret papal » va libéraliser l’ancien rite de l’Eglise (« messe en latin, dos tourné au peuple »). Il affirme : a) que cette libéralisation est un sujet d’angoisse pour les catholiques français, « attachés à l’héritage du concile des années 1960 » ; b) que le pape cherche à « flatter les tendances les plus conservatrices de son Eglise ».
(En réalité, les sondages montrent que les catholiques français ne voient pas d’objection à des messes tridentines là où des fidèles le demanderaient. Tout le monde sait que ce ne serait pas la ruée, et que l’on n’imposerait ce rite à personne. Quant au concile Vatican II, l’éditorialiste ne l’a visiblement pas lu. Enfin, qualifier de « juridisme » la pensée liturgique de Benoît XVI est une ânerie. Et il est risible de prétendre que ce pape cherche à « flatter » quiconque. La seule excuse de l’éditorialiste serait de ne l’avoir jamais rencontré, mais je ne parie même pas là-dessus).
Bouquet final : l’éditorial déclare que les «combats » de Benoît XVI sont « largement incompris » de l’opinion publique ! En effet : ainsi présentés par Le Monde, personne ne risque de les comprendre.
Page 8, une désinformation « libérale » contre Mgr Léonard.
Article sur trois colonnes : « Conflit au sein de l’Eglise belge sur l’attitude face à la société libérale »… Comme souvent dans Le Monde, le contenu de l’article ne vérifie pas ce qu’annonce le titre. Aucun « conflit au sein de l’Eglise belge » n’apparaît dans ce papier du correspondant bruxellois Jean-Pierre Stroobants. L’article vise simplement l’évêque de Namur, Mgr André-Mutien Léonard, tête de turc des libéraux-libertaires belges qui l’accusent d’être « proche de Rome ». (Il s’en honore).
Que lui reproche-t-on cette fois-ci ? Une « interview retentissante », le 4 avril, dans laquelle il aurait décrit les homosexuels comme des « anormaux ».
Le Monde insiste : « Après coup, Mgr Léonard a nié avoir utilisé le terme ‘‘ anormaux’’ pour décrire les homosexuels. Un enregistrement de l’entretien confirme toutefois qu’il a bien usé de cette formule. »
Mais la bande magnétique de Télé-Moustique (l’hebdomadaire qui a réalisé l’interview de l’évêque) contredit Le Monde : dans cet enregistrement, on entend Mgr Léonard dire qu’à son avis l'homosexualité est « une anormalité », mais que ce jugement vise le comportement et non les personnes.
Donc :
- l’évêque n’a pas traité les homosexuels d’anormaux,
- ce qu’il a dit contre les pratiques homosexuelles (et pour la bienveillance envers les personnes) ne faisait qu’exprimer la position habituelle de l’Eglise catholique sur la question,
- « Transcrire cela en disant que j’ai déclaré que les homosexuels étaient des anormaux est un grave abus de langage », conclut-il.
Le Monde a commis cet abus. C’est un signe des temps, sous deux angles :
a) il y a une différence radicale entre le fait de critiquer des comportements et celui de s’en prendre à des personnes. Nier cette différence, c’est interdire tout débat, et c’est réduire les individus à leurs actes : confusion qui peut ouvrir la porte au pire, comme on l’a vu dans le passé.
b) Ce type d’amalgame et d’abus polémique se justifie, chez des médias, par leur désir de faire taire l’Eglise catholique. Dans le reste de l’interview, en effet, Mgr Léonard porte, sur d’autres questions de société, des jugements très fermes mais qui sont aussi ceux de l’Eglise. Lui reprocher ces jugements, c’est vouloir interdire de parole le catholicisme.
Le fait que Mgr Léonard soit un possible successeur du cardinal Danneels à la tête de l’Eglise belge, n’est pas pour rien dans l’offensive qui se déclenche. Menée en Belgique par les holebis (« homosexuels-lesbiennes-bisexuels ») du mouvement postchrétien Evangelie Levensnabij (5), elle est relayée en France par une presse qui prend le risque de s’identifier à l’arrière-garde (très vieillissante) du « progressisme » des années 1970.
Dernier point : noter le mot « société libérale » dans le titre de l’article du Monde. Il y a peu, le même journal titrait : « L’Eglise sera vaincue par le libéralisme ».
Notes:
(1) La notion de « conservatisme » n’a aucun sens en matière de foi.
(2) que le fondamentalisme (interprétation littérale des Écritures) est incompatible avec la pensée catholique. (Donc cet entretien réfute le reste du « dossier » du Monde, qui pousse à croire que l’Eglise de Benoît XVI dérape vers le… fondamentalisme !).
(3) Au contraire : c’est au nom du Credo que Vincent de Paul, mère Teresa ou Mgr Romero ont voué leur vie aux pauvres. (Par ailleurs, on ne savait pas que les financiers ultralibéraux proches du Monde avaient un tel souci de « ceux qui souffrent »).
(4) L’Eglise ne joue jamais de coup de poker, nulle part. Ce n’est pas son genre. Un éditorialiste peut-il oublier cela ?
(5) fondé en 1985 contre Jean-Paul II.
Sources: Cathophobie- E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 09.04.2007 - BENOÎT XVI - EGLISE
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lettre de diffusion du mouvement social et patriotique:
En 2001, notre institution a vécu de graves secousses, des milliers de sous-officiers de gendarmerie se mirent à braver leur hiérarchie pour que soit enfin reconnues leurs conditions de travail austères et moyenâgeuses.
Aujourd’hui, en 2007, notre situation n’a malheureusement pas changé, sinon en pire. Du mouvement de 2001, il ne reste plus rien, nos conditions de vie sont toujours autant en décalage total avec la société actuelle. Le constat est tout aussi catastrophique pour ce qui est des conditions de travail : les gendarmes subissent une pression permanente de leur hiérarchie pour faire du « chiffre », et doivent se plier à tous les artifices possibles et imaginables pour produire des statistiques favorables… à défaut d’être vraies. Les missions inutiles se multiplient, n’ayant qu’un lointain rapport avec l’ordre public, et nous devons obéir en permanence aux caprices des administrations ou autorités considérant, de plus en plus, la Gendarmerie comme une solution miraculeuse à tous leurs problèmes. La mise en place des communautés de brigades, sans aucune c oncertation avec les gens de terrain, a eu pour incidence la désertion de milliers de cantons, l’abandon de communes entières, où la population ne se souvient de nous, que lorsque l’on doit la verbaliser à outrance sur ordre de notre hiérarchie.
Nous perdons le contact avec les Français. Les regards se baissent, les têtes se détournent car nous avons rompu le lien, ce lien qui faisait de nous, depuis des siècles, cette force indéfectible, puissante, sur laquelle la population pouvait compter lorsqu’elle était meurtrie et malmenée par l’Histoire.
Aujourd’hui, en 2007, le gendarme n’a pas le droit d’avoir plus de dix soirs de libre dans le mois. Il n’a pas le droit, le reste du temps, de quitter son logement, car se trouvant en astreinte jour et nuit. Ces astreintes ne sont pas rémunérées, pas compensées sous quelque forme que ce soit. Le gendarme peut travailler 24 heures d’affilée, il ne sera payé que huit heures : les heures supplémentaires n’existent pas pour lui, pas plus que les récupérations. Le gendarme n’a pas le droit d’adhérer à un parti politique, pas le droit d’être syndiqué ou représenté par une association, pas le droit de se loger comme il l’entend, pas le droit à la parole libre. Le gendarme affecté en escadron doit abandonner sa famille en moyenne 8 mois dans l’année, et il n’a pas même le droit… de choisir la période de ses cong 3; s, pour être avec les siens.
Aujourd’hui, en 2007, le gendarme est un sous-citoyen.
Les arguments que l’on nous avançait auparavant, ne veulent plus rien dire : 45 jours de permissions ? Les civils ont largement dépassé ce quota ! Le logement gratuit ? Quand il n’est pas insalubre, ce n’est qu’un prétexte pour nous imposer des journées et des nuits entières d’astreintes non rémunérées. Combien d’entre vous aujourd’hui préfèreraient accéder à la propriété et vivre sereinement avec sa famille, libéré des contraintes de ce soi-disant « avantage » devenu un véritable carcan?
Les renforts en effectifs promis en 2001, sont arrivés sous la forme d’officiers, toujours de plus en plus nombreux, toujours aussi prompts à contrôler, exiger, surveiller, astreindre, imposer à des hommes exténués et profondément démotivés. La défiance n’a jamais été aussi grande entre le corps des sous-officiers et sa hiérarchie. La concertation est inexistante et la rupture totale.
Nous ne comprenons plus. Nous en avons assez d’être des laissés-pour-compte, déconsidérés et méprisés par des gens poursuivant des intérêts électoralistes ou carriéristes. Les apports en effectifs, les avantages relatifs aux traitements et indices, sont exclusivement accordés aux officiers, et nous, sous-officiers, n’obtenons que des MIETTES.
Les suicides vont croissant, et jamais leurs causes ne sont simplement évoquées. Nos familles sont lasses, elles aussi, de subir ces conditions de vie antédiluviennes et archaïques.
Mais qui sont-ils pour faire endurer cela à nos femmes et à nos enfants ?
Qu’avons-nous fait pour être ainsi les oubliés de la Nation, nous qui donnons, sans arrêt, sang et eau pour elle ?
Tout cela doit cesser. Nos conditions de vie et de travail doivent évoluer, impérativement.
Nous demandons à tous les sous-officiers de Gendarmerie, de retenir la date du 26 mars 2007, à 09H. A cette date, tous les représentants d’unités ou de formations, devront se rendre dans les groupements et régions de Gendarmerie, accompagnés de leurs pairs, pour remettre de façon collective nos doléances à l’échelon hiérarchique le plus élevé qui sera présent sur place.
Ces doléances sont énumérées ci-après.
1-STATUT MILITAIRE :
1-1/ Consultation des personnels par voie référendaire sur le maintien ou non de ce statut.
2-LE LOGEMENT ET LE RESPECT DE LA SPHERE PRIVEE
2-1/ Fin de l’obligation statutaire d’occuper un logement CNAS: possibilité offerte d’habiter dans un logement extérieur.
2-2/ aménagements financiers et fiscaux pour ceux qui souhaitent accéder à la propriété (taux de crédit
aménagés, pas de taxation fiscale des résidences secondaires...).
3-RECADRAGE DES MISSIONS –SERVICE COURANT
3-1/ Fin des communautés de brigades
3-2/ réorganisation du service avec pour chaque militaire un nombre d'heures maximum tous services et astreintes confondus jour et nuit par semaine ou par mois. Les heures supplémentaires effectuées exceptionnellement seraient payées, ou à récupérer en jours, ou encore en bonus pour la retraite.
Une disponibilité 24/24, oui mais de l'unité et non pas du sous-officier !
3-3/ audit externe pour éradiquer les missions qui n’ont pas un rapport direct avec l’ordre public.
3-4/ recadrage complet des missions des escadrons de gendarmerie mobile, avec éradication des missions inutiles et pouvant être assurées ou appréhendées autrement. Mise à niveau des conditions d’hébergement des escadrons déplacés.
3-5/ obligation de combler chaque poste, avec priorité pour les unités de terrain, dans les deux mois qui suivent le départ d’un sous-officier ou d’un GAV.
4-CLIMAT SOCIAL INTERNE ET STATUT MILITAIRE
4-1/ arrêt de la pression des statistiques et des notations
4-2/ audit externe sur le manque de considération de la hiérarchie en Gendarmerie
4-3/ augmentation des garanties disciplinaires en cas d’abus caractérisés de la hiérarchie
4-4/ possibilité de saisir directement le Ministre ou une autorité indépendante (médiateur)
anonymement. Cette autorité doit être extérieure à la gendarmerie (conseiller d’Etat par exemple ) et doit avoir un pouvoir d’enquête propre
4-5/ transparence sur les rapports sur le moral et possibilité de saisine en cas d’opinion dissidente
4-6/ imposer dans la formation des officiers, quelle que soit la filière, un stage en unité de terrain avec incorporation dans le service courant d’une unité de base (durée de deux mois ou plus à définir)
5-REMUNERATION – RETRAITE – MESURES INDIVIDUELLES
5-1/ Rattrapage sur l'ISSP (mesure édictée en 2001)
5-2/ garantie contractuelle de la retraite à 55 ans
5-3/ équité et transparence dans la gestion des carrières (mutations, demandes de stage, etc...).
5-4/ suppression de la prime au mérite qui est injuste et discriminatoire
5-5/ revalorisation des grilles indiciaires et des primes de police
Diffusez cette lettre au plus grand nombre, autour de vous, aux présidents de catégorie, aux membres du C.F.M.G. et du C.S.F.M., dans les gendarmeries, les mairies, les casernes… contactez les médias, faites savoir que les gendarmes en ont assez, que les gendarmes n’en peuvent plus de vivre comme des esclaves dans une société qui évolue sans eux, en les laissant sur la touche.
Et gardez toujours à l’esprit que le gendarme reste un soldat.
Un soldat digne, qui ne recule jamais lorsqu’il sait que sa cause est juste.