HENRI V pour la défense des ouvriers

Publié le par Café Bleu

A une époque où des lois telles que la loi Le Chapelier et sa réactualisation par Louis-Philippe interdisaient "la parution d'articles jugés séditieux et les associations d'ouvriers même divisées en sections de moins de vingt personnes" , le petit-fils et l'héritier de Charles X, le comte de Chambord ( HENRI V ) prendra le premier, dans une lettre sur les ouvriers du 20 avril 1865, la défense des classes laborieuses.

" La royauté a toujours été la patronne des classes ouvrières. Les établissements de saint Louis, les règlements des métiers, le système des corporations, en sont les preuves manifestes...

Malgré la généreuse bienveillance d'un grand nombre de chefs d'industrie, malgré tous les efforts de cette charité chrétienne qui est particulièrement l'honneur de notre France, la protection n'est pas encore suffisamment exercée partout, et les intérêts moraux et matériels des classes ouvrières sont encore grandement en souffrance...

Il faut rendre aux ouvriers le droit de se concerter. Le seul moyen d'y parvenir est la liberté d'association pour la défense de leurs intérêts communs. Ici, la communauté d'intérêt entre les patrons et les ouvriers sera une cause de concorde et non d'antagonisme... L'autorité publique n'interviendra qu'aimablement, et à la demande des deux parties pour faciliter leur accord... Enfin l'intervention généreuse des particuliers devra être admise pour venir en aide aux ouvriers."

Le comte de Chambord a eu la prémonition de tout ce qui fera la politique sociale moderne. Il a parfaitement entrevu ce que nous nommons aujourd'hui la concertation, la participation, le syndicalisme, le mécénat, la libre entreprise, les cercles de qualité.

Les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires ni novateurs mais traditionalistes.

Lu dans CHARLES X, roi méconnu par Yves GRIFFON

Publié dans Inattendu

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