Le totalitarisme

Publié le par Café Bleu

La France : Mère du totalitarisme institutionnel?
Les atrocités perpétrées en plein XX éme siècle par les régimes nazi et communiste ainsi que les confusions récurrentes effectuées par la classe politique imposent une redéfinition du concept même de totalitarisme.
 
Je m'appuierais ici sur la définition donnée par Hannah Arendt, explicitée par Alexandre Soljenitsyne lors de son voyage en Vendée à l'invitation du président du conseil général.

 
Ce n'est pas le moindre des paradoxes que de constater la définition rousseauiste de la volonté générale (qui a indéniablement contribué à l'élaboration des démocraties contemporaines) détient une responsabilité dans l'avènement de l'idéologie totalitaire  ce qui explique sans doute les atrocités de la Terreur entre 1792 et 1794, perpétrés par de prétendus démocrates et qui ramenèrent pendant une courte période la France au niveau de l'Allemagne nazie, de l'U.R.S.S. ou de la Chine maoïste ou, dans un autre ordre idée, l'Iran des ayatollah).
 
En effet, le propre du totalitarisme est de développer une idéologie abstraite, au service de laquelle on emploie les moyens les plus sophistiqués (ce qui nécessite un appareil bureaucratique moderne), et auquel le principal obstacle constitue le tissu social naturel des corps intermédiaires: familles, villages, régions ou autres vecteurs d'identités (professionnels, culturels...)
 
 
Une des marques du totalitarisme est l'annihilation de la liberté intellectuelle (à ne pas confondre avec la liberté juridique, finalement assez formelle et à laquelle les dictatures classiques concentrent leurs attaques ).
Aussi les personnes qui font obstacle à cette idéologie se voient tout simplement supprimer leur droit à l'existence, non pas seulement parce qu'elles manifestent leur hostilité mais parce qu'elles deviennent en tant que telles des obstacles à l'épanouissement de l'idéologie totalitaire.
 
Cette  destruction des personnes au profit d'une idéologie peut être  physique (les juifs évidemment en témoignent, mais aussi les Vendéens en 1794, les Arméniens en 1917, les koulaks dans l'Union soviétique  mais aussi...les enfants non nés dans le cas de l'avortement massif) mais aussi "identitaire", les personnes n'étant pas annihilées physiquement mais en tant que vecteurs d'identité, ainsi des propriétaires agricoles dans les régimes marxistes ou....des paysans dans l'Europe de BRUXELLES
Un moyen unique: le matérialisme bureaucratique doté de moyens massifs
 
C'est que le totalitarisme constitue dans ce cas précis un régime mais peut aussi constituer une idéologie mortifère, abstraite mais absolue, à laquelle il n'est pas d'alternative possible.
En clair, si le nazisme et le communisme hier, la république islamiste demain (la confusion temporel/spirituel que pratiquent les fondamentalistes islamistes favorise un absolutisme constitutif du totalitarisme)  constituaient des régimes totalitaires, les "politiquement correct " et "historiquement correct" justement dénoncés par l'écrivain
Jean Sevilla constituent une idéologie totalitaire.
Laquelle cumule aisément néo-marxisme (celui des soixante-huitard, "les enfants de Marx et de Coca-Cola), idéologie libertaire, individualisme et (point en lequel l'UMP a définitivement rejoint le PS, ce qui était moins net à l'époque de Maastricht), l'euromondialisme! 
 
Il suffit de considérer le traitement réservé aux authentiques défenseurs des valeurs de droite (famille, identité, liberté du travail et de l'éducation) pour constater que la dérive totalitaire n'est pas si loin...

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