Benoît XVI, l'homme, le Pape

Publié le par Café bleu

Compte rendu de la conférence
de Gérard LECLERC
sur ″BENOIT XVI, l’homme, le Pape″
du 20 décembre 2005
 
 
 
Chers Amis,
 
Le Café Bleu a eu l’honneur et le privilège d’assister à l’exposé de Gérard LECLERC sur BENOIT XVI.
Nous avons ensuite pu profiter de sa présence pour lui poser des questions qu'il s'est fait un plaisir d'élucider, puis les discussions se sont prolongées autour du buffet. L'ambiance chaleureuse et attentive est une satisfaction pour les organisateurs qui ont hâte de vous retrouver pour partager ces moments de culture et d'amitié.
 
 
C’est suite à une analyse précise des périodes et milieux dans lesquels le Saint Père a évolué avant d’arriver sur le trône de saint Pierre, que M. LECLERC a pu en brosser un portrait actuel et dresser les grands traits des orientations futures qu’il va donner à l’Eglise. Et c’est en journaliste honnête et rigoureux qu’il a utilisé sa connaissance de l’histoire contemporaine de l’Eglise.
Nous avons découvert l’Abbé, le professeur, l’Evêque, le Cardinal Ratzinger pour mieux comprendre le Pape BENOIT XVI. Cette succession des paliers de la hiérarchie cléricale, qu'il a accepté parfois à contrecœur, a semblé inévitable pour cet intellectuel pieux, soucieux de transmettre la foi en profondeur et en vérité.
Gérard LECLERC nous a expliqué comment ce bavarois patriote a grandi au sein d’une société allemande en mouvement, mais toujours entouré d’une famille très soudée. En effet, indifférent à l’adhésion nazi en masse de ses contemporains, et rapidement irrité et dégoûté par cette idéologie, il va très tôt orienter sa vie vers le sacerdoce et l’étude, avec son frère, sans attendre la fin du nazisme. Le début de son séminaire subit donc le joug de la clandestinité. Durant sa formation, il va avoir droit à de grands maîtres en théologie, comme Henri de LUBAC, Hans Urs von BALTHAZAR, Jean DANIELOU qui vont marquer pour toujours sa façon d’aborder les problèmes doctrinaux. Plus tard, en tant que professeur dans une université de théologie, il sera confronté à des collègues protestants, ce qui va développer chez lui la faculté d’écoute et de compréhension, tout en lui permettant de prendre la mesure de la véracité de la foi catholique et de son universalité. Sa réputation de grand théologien va lui attirer des responsabilités et c’est ainsi qu’il va prendre part au concile Vatican II. Déjà son exigence et son désir d’ouvrir les âmes à plus de vie intérieure vont lui faire tenir des propos qui vont le cataloguer pour un certain temps comme ″moderne″. Victime comme tous ceux de sa génération de l'optimisme des années 50 ; la crise de 68 contribuera à son retour à la proclamation de l'essentiel : l'immuabilité de la doctrine. Correspondant à sa nomination comme Préfet pour la congrégation pour la doctrine de la Foi, l’évolution qui va être sentie plus tard par beaucoup comme un revirement et un passage au conservatisme, est due à la modification de son discours dans la forme. Il va progressivement exprimer ce qui au fond est son souci principal : adapter la doctrine de l’Eglise, qui est sainte et invariable, au monde actuel, pour que tout être humain soit sauvé par l’Evangile. Et devant l’incompréhension qui va lui faire face, mais surtout devant l’obstination des sociétés à se corrompre, il proclamera de plus en plus les dogmes catholiques en les expliquant et en dénonçant le relativisme intellectuel contemporain, quitte à passer pour un ″traditionnel″.
 
BENOIT XVI n’a jamais changé, au contraire. Pour rester fidèle à Dieu, à ses convictions, à lui-même, il s’est efforcé de dire la vérité, ce qui l’a amené sur le siège pontifical, ouvrant ainsi largement une ère d’espérance, de prière et de charité ; chemin où son prédécesseur, JEAN-PAUL II, s’était déjà bien engagé.
EVH
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