Comité de Soutien

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  • Thibaud COLLIN, agrégé de philosophie, essayiste
  • Hilaire de CREMIERS, directeur de "Politique magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Philippe LAUVAUX, professeur de droit à l’Université de Paris II et à l’Université libre de Bruxelles
  • Gérard LECLERC, journaliste, essayiste
  • Olivier TOURNAFOND, agrégé des Facultés de Droit, professeur à la Faculté de Droit Université Paris 12
  • Marie-Françoise OUSSET, guide de Paris
  • Bernard PASCAUD, président de la Restauration Nationale
  • Jacques TREMOLET de VILLERS, avocat à la Cour
  • Jean-Marie LE MENE, Président de la Fondation Jérôme Lejeune
  • Christian WAGNER, rédacteur en Chef de le rubrique Economie et Finances de "Politique Magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Yvan BLOT, inspecteur général de l'administration, homme politique, essayiste
  • François-Georges DREYFUS, historien, professeur émérite de l'université Paris IV-Sorbonne, ancien directeur de l'Institut d'études politiques et du Centre d'études germaniques de l'université de Strasbourg
  • Gilles VARANGE, rédacteur en chef de "la Nouvelle Revue universelle", chef de la rubrique "monde" de "Politique Magazine", écrivain
  • Frédéric ROUVILLOIS, Professeur de droit public à l'université de Paris V, écrivain
  • Olivier PICHON, directeur de la rédaction de Monde & Vie et ancien patron d'émission sur Radio-Courtoisie
  • André LOUCHET, professeur de géographie, directeurs de recherche doctorale à l'université Paris IV
  • Pierre HILLARD, professeur de relations internationales , essayiste

Magazine et Revue

“POLITIQUE MAGAZINE”

Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
www.politiquemagazine.fr 
 

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau.

Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma..

tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

L’abonnement d'un an: 60 euros, étudiants : 40 euros


La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE” 

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Lundi 17 décembre 2007

Conférence du Café Bleu

 le 24 janvier 2008

Sur

" L'évolution des climats "

à partir de 19h45
et sera présenté par Mr André LOUCHET,

Professeur de géographie, directeurs de recherche doctorale à l'université Paris IV

par Café Bleu publié dans : Agenda
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Mardi 11 décembre 2007

Combien vous restera-t-il quand vous aurez fini de payer tous les privilèges des retraités du public ?

Malgré la réforme FILLON, les retraites des fonctionnaires et autres régimes spéciaux (EDF-GDF, SNCF, RATP, etc.) restent extrêmement privilégiés par rapport à celles des autres Français :

Salariés du privé Fonctionnaires EDF-GDF SNCF RATP
Durée de cotisation 40 ans jusqu'en 2008, 41 ans en 2012 39,5 ans en 2007, 40 ans en 2008 37,5 ans 37,5 37,5
Age moyen de départ à la retraite 61,3 ans 57,6 ans 55,4 ans 54,6 ans 54,8 ans
Taux de cotisation employé 10,35 % à 10,55 % du salaire 7,85 % du traitement et d'une fraction des primes 12,13 % du salaire hors prime 7,85 % du salaire hors prime 7,85 % du salaire hors prime
Base de calcul 25 meilleures années en 2008 6 derniers mois dernier mois 6 derniers mois 6 derniers mois
Revalorisation Evolution des prix (depuis 1993) Evolution des prix (depuis 2004) Evolution des salaires dans l'entreprise Evolution des salaires dans l'entreprise Evolution des salaires dans l'entreprise
Décote par année manquante 10 % en 2005, 6 % en 2015 0,6 % en 2006, 3 % en 2012, 6% en 2015 sans sans sans
Durée moyenne de la retraite 17,7 ans 22,3 ans 23,9 ans 26,4 ans 24,8 ans
Réversion Sous conditions de ressources Aucune condition de ressources Aucune condition de ressources Aucune condition de ressources Aucune condition de ressources

Et, pour l'essentiel, ce sont les actifs et retraités du privé qui payent ces avantages :

- Le coût des retraites des fonctionnaires explose littéralement (+28 % en seulement 4 ans)

- Plus de la moitié des retraites des régimes spéciaux sont financées par nos impôts et par les caisses du privé

Et cela, alors même que les retraites du privé sont bien moins avantageuses et que la principale caisse (CNAV) est dans le rouge

Ne laissons pas les syndicats des régimes spéciaux seuls face au gouvernement

AVEC SAUVEGARDE RETRAITES, REAGISSEZ !

www.sauvegarde-retraites.org

par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Dimanche 9 décembre 2007

Monsieur le Président,

                  En brandissant l’injure du génocide de l’identité algérienne par la France, vous saviez bien que cette identité n’a jamais existé avant 1830. Mr Ferrat Abbas et les premiers nationalistes avouaient l’avoir cherchée en vain. Vous demandez maintenant repentance pour barbarie : vous inversez les rôles !
                  C’était le Maghreb ou l’Ifriqiya, de la Libye au Maroc. Les populations, d’origine phénicienne (punique), berbère (numide) et romaine, étaient, avant le VIIIème siècle, en grande partie chrétiennes (500 évêchés dont celui d’Hippone / Annaba, avec Saint Augustin). Ces régions agricoles étaient prospères.
                  Faut-il oublier que les Arabes, nomades venant du Moyen Orient, récemment islamisés, ont envahi le Maghreb et converti de force, « béçif » (par l’épée), toutes ces populations. « Combattez vos ennemis dans la guerre entreprise pour la religion….Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez » (Coran, sourate II, 186-7). Ce motif religieux était élargi par celui de faire du butin, argent, pierreries, trésor, bétail, et aussi bétail humain, ramenant par troupeaux des centaines de milliers d’esclaves berbères; ceci légitimé par le Coran comme récompense aux combattants de la guerre sainte (XLVIII, 19, 20) .Et après quelques siècles de domination arabe islamique, il ne restait plus rien de l’ère punico romano berbère si riche, que des ruines (Abder-Rahman ibn Khaldoun el Hadrami , Histoire des Berbères,T I, p.36-37,40,45-46. 1382) .
                  Faut-il oublier aussi que les Turcs Ottomans ont envahi le Maghreb pendant trois siècles, maintenant les tribus arabes et berbères en semi esclavage, malgré la même religion, les laissant se battre entre elles et prélevant la dîme ,sans rien construire en contre partie.
                  Faut-il oublier que ces Turcs ont développé la piraterie maritime, en utilisant leurs esclaves. Ces pirates barbaresques arraisonnaient tous les navires de commerce en Méditerranée, permettant, outre le butin, un trafic d’esclaves chrétiens, hommes, femmes et enfants. Dans l’Alger des corsaires du XVI ème siècle, il y avait plus de 30.000 esclaves enchaînés. D’où les tentatives de destruction de ces bases depuis Charles Quint, puis les bombardements anglais, hollandais et même américain…..Les beys d’Alger et des autres villes se maintenaient par la ruse et la force, ainsi celui de Constantine, destitué à notre venue, ayant avoué avoir fait trancher 12.000 têtes pendant son règne.                   Faut-il oublier que l’esclavage existait en Afrique depuis des lustres et existe toujours. Les familles aisées musulmanes avaient toutes leurs esclaves africains. Les premiers esclavagistes, Monsieur le Président, étaient les négriers noirs eux-mêmes qui vendaient leurs frères aux Musulmans du Moyen Orient, aux Indes et en Afrique (du Nord surtout), des siècles avant l’apparition de la triangulaire avec les Amériques et les Antilles, ce qui n’excuse en rien cette dernière, même si les esclaves domestiques étaient souvent bien traités.
                  Faut-il oublier qu’en 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves et, finalement, affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.
                  Faut-il oublier qu’en 1830, il y avait à peu près 5.000 Turcs, 100.000 Koulouglis, 350.000 Arabes et 400.000 Berbères dans cette région du Maghreb où n’avait jamais existé de pays organisé depuis les Romains. Chaque tribu faisait sa loi et combattait les autres, ce que l’Empire Ottoman favorisait, divisant pour régner.
                  Faut-il oublier qu’en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme. Les talebs les plus évolués qui servaient de toubibs (les hakems), suivaient les recettes du grand savant « Bou Krat » (ou plutôt Hippocrate), vieilles de plus de 2.000 ans .La médecine avait quand même sérieusement évolué depuis !
                  Faut-il oublier qu’à l’inverse du génocide, ou plutôt du massacre arménien par les Turcs, du massacre amérindien par les Américains, du massacre aborigène par les Anglais et du massacre romano-berbère par les Arabes entre l’an 700 et 1500, la France a soigné, grâce à ses médecins (militaires au début puis civils) toutes les populations du Maghreb les amenant de moins d’un million en 1830 en Algérie, à dix millions en 1962.
                  Faut-il oublier que la France a respecté la langue arabe, l’imposant même au détriment du berbère, du tamashek et des autres dialectes, et a respecté la religion (ce que n’avaient pas fait les Arabes, forçant les berbères chrétiens à s’islamiser pour ne pas être tués, d’où le nom de « kabyle » - j’accepte).
                  Faut-il oublier qu’en 1962 la France a laissé en Algérie, malgré des fautes graves et des injustices, une population à la démographie galopante, souvent encore trop pauvre, - il manquait du temps pour passer du moyen âge au XX ème siècle - mais en bonne santé, une agriculture redevenue riche grâce aux travaux des Jardins d’Essais, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles,un Institut Pasteur, des hôpitaux et une université, la poste… Il n’existait rien avant 1830. Cette mise en place d’une infrastructure durable, et le désarmement des tribus, a été capital pour l’Etat naissant de l’Algérie.
                  Faut-il oublier que les colons français ont asséché, entre autres, les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts, pour en faire la plaine la plus fertile d’Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée, depuis leur départ, en zone de friche industrielle.
                  Faut-il oublier que la France a permis aux institutions de passer, progressivement, de l’état tribal à un Etat nation, et aux hommes de la sujétion à la citoyenneté en construction, de façon, il est vrai, insuffisamment rapide. Le colonialisme, ou plutôt la colonisation a projeté le Maghreb, à travers l’Algérie, dans l’ère de la mondialisation.
                  Faut-il oublier qu’en 1962, un million d’européens ont dû quitter l’Algérie, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés ou, au mieux, de devenir des habitants de seconde zone, des dhimmis, méprisés et brimés, comme dans beaucoup de pays islamisés. Il en est de même de quelques cent mille israélites dont nombre d’ancêtres s’étaient pourtant installés, là, 1000 ans avant que le premier arabe musulman ne s’y établisse. Etait-ce une guerre d’indépendance ou encore de religion ?
                  Faut-il oublier qu’à notre départ en 1962, outre au moins 75.000 Harkis, sauvagement assassinés, véritable crime contre l’humanité, et des milliers d’européens tués ou disparus, après ou avant, il est vrai, les excès de l’O.A .S. il y a eu plus de200.000 tués dans le peuple algérien qui refusait un parti unique, beaucoup plus que pendant la guerre d’Algérie. C’est cette guerre d’indépendance, avec ses cruautés et ses horreurs de part et d’autre, qui a fondé l’identité algérienne. Les hommes sont ainsi faits !

                  Monsieur le Président, vous savez que la France forme de bons médecins, comme de bons enseignants. Vous avez choisi, avec votre premier ministre, de vous faire soigner par mes confrères du Val de Grâce. L’un d’eux, Lucien Baudens, créa la première Ecole de médecine d’Alger en 1832, insistant pour y recevoir des élèves autochtones. Ces rappels historiques vous inciteront, peut-être, Monsieur le Président, à reconnaître que la France vous a laissé un pays riche, qu’elle a su et pu forger, grâce au travail de toutes les populations, des plus pauvres aux plus aisées - ces dernières ayant souvent connu des débuts très précaires -. La France a aussi créé son nom qui a remplacé celui de Barbarie. Personne ne vous demandera de faire acte de repentance pour l’avoir laissé péricliter, mais comment expliquer que tant de vos sujets, tous les jours, quittent l’Algérie pour la France ?

                  En fait, le passé, diabolisé, désinformé, n’est-il pas utilisé pour permettre la mainmise d’un groupe sur le territoire algérien ? Je présente mes respects au Président de la République, car j’honore cette fonction.

Un citoyen français,
André Savelli,
Professeur agrégé du Val de Grâce.

par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Jeudi 6 décembre 2007
L'intérêt du patient c'est une thérapeutique qui marche, et le plus vite possible.
L'intérêt de l'humanité c'est une science qui respecte chaque homme,
dès l'aube de la vie.
Les cellules du sang de cordon répondent à ces deux exigences.

COMPARAISON A CE JOUR (septembre 2007) 
CELLULES SOUCHES EMBRYONNAIRES
CELLULES SOUCHES DU SANG DE CORDON

1 - Pas greffables

1 - Greffés avec succès chez des patients depuis plus de 20 ans (maladies du sang et immunitaires)

2 - La majorité des cellules embryonnaires sont cultivées sur des animaux : ne sont pas transplantables sans risques pour l'homme

2 - Cultivées sans produits animaux

3 - Ces lignées de cellules ont des mutations in vitro : dangereux de les utiliser cliniquement

3 - Les greffes combinant plusieurs sangs de cordon et utilisant du sang congelé sont possibles

4 - A ce jour aucun patient n'a jamais été traité avec des cellules embryonnaires

4 - 85 maladies traitables à ce jour :

. Maladies liées au système sanguin (leucémies)

. Maladies liées au système immunitaire (bébé bulle)

. Pathologies touchant la moelle osseuse, le système nerveux ou le métabolisme (comme le diabète juvénile)

5 - Nécessité d'avoir beaucoup d'embryons disponibles (d'où la volonté d'en fabriquer et de faire du clonage)

5 - 130 millions d'enfants naissent chaque année dans le monde : 130 millions de cordons disponibles

6 - L'embryon neurt, il est détruit

 6 - Aucun rique pour la mère ni l'enfant (le cordon est récupéré après la naissance)

consultez le site de la dans nos liens

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Lundi 3 décembre 2007

  Chers Amis,

la prochaine conférence du
se déroulera le
jeudi 13 décembre 2007
à partir de 19h45
Mr Hilaire de Crémiers,
Journaliste, Directeur de la publication de Politique magazine,
délégué général de la Restauration nationale,
viendra nous parler de :
La réforme des institutions"
par Café Bleu publié dans : Agenda
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Lundi 3 décembre 2007
Le Café Bleu recevait jeudi soir 29 novembre, au Centre St Paul (12, rue St Joseph) de 20 heures à 22 heures, Olivier Pichon, directeur de "Monde & Vie".
Ancien professeur d'histoire en classes préparatoires, ancien élu, Olivier Pichon a été aussi pendant près de vingt ans patron d'émission sur l'antenne de Radio-Courtoisie, et est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont le fameux "Dernières nouvelles du mammouth" consacré à l'éducation. Il est aujourd'hui directeur et fondateur de la revue nationale et catholique "Monde & Vie".  En tant que journaliste et conférencier, Olivier Pichon a gardé plus que jamais son franc-parler. Il brossa d'abord - à grands traits il est vrai pour une question de temps - un vaste tableau historique de l'éducation depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, afin d'en dégager le fil conducteur. Puis il fit le bilan de ce que la République, et en particulier la Vème, a fait de cet héritage. Enfin il conclut en proposant des solutions et perspectives pour sauver l'éducation.
Premier constat historique : il n'y avait pas chez les Grecs de relation entre la paideia, c'est-à-dire l'éducation, le savoir, et la production. Cette gratuité - au sens de caractère non-opérationnel - du savoir est reprise à l'identique par les Romains qui en font leurs humanitas. C'est cet héritage gréco-romain qui va féconder le christianisme, et dont le christianisme va se nourrir. Charlemagne, premier empereur chrétien qui passe pour être l'inventeur de l'école, avait compris que la diffusion du savoir assurerait la paix civile : l'école devient en effet le ciment d'une société lorsque les individus se reconnaissent dans les valeurs communes qu'elle véhicule. L'école apparaît donc comme un ensemble d'îlots de savoir, tenus par les moines, émergeant dans cet océan de barbarie et d'ignorance qu'est l'époque carolingienne.
Puis vient la Renaissance médiévale, avec la naissance de l'universitas, qui avant de sortir de terre en une multitude de collèges pour héberger les escholiers, les fit d'abord asseoir sur des bottes de paille. Les troubles dus à la Réforme, puis la Contre-Réforme, n'empêchent pas néanmoins le savoir de se maintenir, et les collèges fondés par les Jésuites sont, selon O. Pichon, les modèles de la future école de la  République. Même au siècle des Lumières, l'école continue à remplir son rôle, sans jouer de rôle subversif dans l'émergence de la Révolution. Ce sont bien plutôt les "bobos" du XVIIIème siècle qui ont diffusé activement le poison des "Lumières".
Viennent ensuite le Consulat et l'Empire : c'est à ce moment-là que les Français s'habituent à l'idée de la centralisation de l'école, qui n'existait pas jusque là, et que l'enseignement devient alors une fonction régalienne de l'Etat. Les années 1830 voient alors le combat du comte de Falloux et de Montalembert pour la création d'écoles privées : c'est la loi Falloux. Plus tard, sous Napoléon III, on en arrive à un modèle de centralisme, et Olivier Pichon d'évoquer alors le ministre Victor Duruy sortant sa montre-oignon et disant : "A cette heure-ci, tous les écoliers de France font une version latine."
Plus tard encore, c'est dans les années 1930 que le Ministère de l'Instruction Publique devient le Ministère de l'Education Nationale, mais c'est véritablement au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale avec le Plan Langevin-Vallon (1947) que commence la soviétisation de l'Education Nationale. C'est là, selon O.P., la première des trois grandes ruptures avec la tradition éducative : la IVème puis la Vème République ont assassiné 2.000 ans d'humanités, qui jusque là avaient bon an mal an tenu bon. Ainsi, l'énorme erreur de la Ve aura-t-elle été d'abandonner la culture et l'éducation à la gauche.
La deuxième grande rupture, c'est bien entendu Mai 68, et la subversion des valeurs morales qui s'opère par la Femme : c'est d'abord l'arrivée de la pilule, puis du droit de vote pour les femmes, ce que l'on a appelé la Libération de la Femme, avec la destruction des valeurs familiales et sociales que l'on sait.
La troisième grande rupture, enfin, c'est celle opérée par les "Pédagomanes" et autres sociologues à la Bourdieu ou à la Meirieu, qui ont fait de l'éducation une science technocratique basée sur un jargon hallucinant (pensez au "référentiel bondissant" pour désigner un ballon) et ont fait de l'E.N. une "fabrique de crétins" à grands coups de méthode globale. C'est l'époque du "learning must be fun" et du prof réduit au rôle de garde-chiourme, quand ce n'est pas celui de victime... O.P. accuse donc l'école d'être le plus grand échec de la Vème République, et ce faisant, de compromettre la paix civile (cf. l'ouvrage d'Alain Finkelkraut : "L'école ou la guerre civile".)
Alors que faire ? Il est clair d'emblée que l'on n'aura plus jamais Victor Duruy sortant son oignon et disant : "A cette heure-ci tous les écoliers de France font une version latine." Pour O.P. il faut d'abord considérablement "dégraisser le mammouth" qui compte aujourd'hui quelque 1.250.000 fonctionnaires, dont 750.000 profs. Il faut dégraisser les administratifs inutiles et réduire aussi de façon drastique le nombre de profs : O.P. parle d'un objectif de 450.000 profs...soit 40% en moins !
En attendant cela, seules des initiatives privées peuvent restaurer un enseignement de qualité : la Fraternité Saint Pie X fut une pionnière en la matière ; dans le milieu associatif, des associations telles que SOS Education mènent des actions de lobbying, et des formes nouvelles d'enseignement voient le jour : enseignement à domicile, Créer son école (Anne Coffinier) etc...
Au terme de cette conférence, ponctuée par ailleurs de nombreuses anecdotes vécues, Olivier Pichon affirme que c'est donc en repartant de la famille, qui a été la dernière étape de cette longue descente aux enfers commencée dès avant la Révolution française, que l'on pourra reconstruire l'éducation.
Merci Olivier Pichon de cette grande leçon d'éducation.
C.D. - BJA
par Café Bleu publié dans : Comptes-rendus des conférences
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