Comité de Soutien

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  • Hilaire de CREMIERS, directeur de "Politique magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Philippe LAUVAUX, professeur de droit à l’Université de Paris II et à l’Université libre de Bruxelles
  • Gérard LECLERC, journaliste, essayiste
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  • Christian WAGNER, rédacteur en Chef de le rubrique Economie et Finances de "Politique Magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
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  • Frédéric ROUVILLOIS, Professeur de droit public à l'université de Paris V, écrivain
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  • André LOUCHET, professeur de géographie, directeurs de recherche doctorale à l'université Paris IV
  • Pierre HILLARD, professeur de relations internationales , essayiste

Magazine et Revue

“POLITIQUE MAGAZINE”

Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
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Vendredi 30 novembre 2007
Bouleversé par le meurtre sauvage de notre chère Anne-Lorraine, 23 ans, cet ami m’a appelé : « On devrait manifester, brûler.... ». Je le comprends. Le meurtrier du RER D est un criminel sexuel récidiviste. Il était en liberté, malgré une précédente condamnation ! Faut-il brûler, manifester ? Laissons cela aux Turcs, aux Egyptiens, aux Indonésiens, aux Soudanais, aux Algériens qui martyrisent leurs compatriotes chrétiens et brûlent leurs églises. Laissons cela à nos voyous des cités barbares qui profitent en ce moment de l’impunité scandaleuse que leur offrent des années de laxisme et de démagogie. Oui, la mort atroce d’Anne-Lorraine est révoltante. A Valeurs Actuelles, nous sommes dans la peine : elle fut stagiaire chez nous. Dans la colère aussi. Une nouvelle fois la peine de mort a été appliquée par un loup qui n’aurait pas du se trouver en liberté. On sait pourtant que les délinquants sexuels sont très difficiles à réintégrer, voire impossibles. Le doute est toujours présent, les risques immenses. Mais dans le doute, qui faut-il privilégier ? Le criminel ou la future victime ? N’est-ce pas la responsabilité de la société – les politiques à défaut des juges - d éliminer ses éléments les plus dangereux ? La peine de mort est abolie, sauf pour les victimes innocentes. Il faudra faire le compte un jour des dégâts irréparables commis par tous ces malfaisants remis en liberté. Au nom de la courageuse Anne-Lorraine qui a résisté à son agresseur, réussissant à le blesser (ce qui a permis de l’arrêter), avant de mourir sous les coups. Quand ressortira-t-il de prison ce violeur au couteau ? 8, 10, 15 ans ? Notre société doit avoir le courage de l’éliminer définitivement de la circulation, lui et tous les tueurs et violeurs d’enfants. C’est sa responsabilité. Si elle ne le fait pas, des pères, des frères, des oncles le feront. Au nom de la légitime violence. Cela, je le comprendrais. Au nom d’Anne-Lorraine, jeune fille de France martyrisée, dont le sourire enthousiaste de cheftaine et d’étudiante en journalisme ne me quitte plus.
Frédéric Pons, Ecrivain et journaliste français, dans Valeurs Actuelles
par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Vendredi 30 novembre 2007

La Grande Europe ou le grand basculement ?

par Pierre HILLARD

Par l'étude de plusieurs textes européens méconnus, l'auteur analyse la construction d'une Europe fédérale ethno-régionaliste via la construction communautaire.

Pierre Hillard publie : "La décomposition des nations européennes. De l'Union euro-atlantique à l'Etat mondial", éd. François-Xavier de Guibert, 2005

En ce début de XXIème siècle, la construction européenne s’accélère.

D’un côté, la réunion des chefs d’Etat à Copenhague les 12 et 13 décembre 2002 ouvre désormais la porte à dix nouveaux candidats : Pologne, République tchèque, Slovaquie, Lituanie, Lettonie, Estonie, Chypre et Malte. Ces pays intégreront probablement l’UE le 1er mai 2004. D’autres pays comme la Roumanie et la Bulgarie attendent leur tour, peut-être pour 2007. La Turquie, soutenue par les Etats-Unis, met la pression pour rejoindre cette Europe qu’elle a si souvent combattue dans les siècles derniers.
Le principe fédéral
De l’autre côté, nous observons que l’élaboration d’une Constitution européenne sous l’égide de Valéry Giscard d’Estaing prend forme. Le principe fédéral y est largement affirmé.
Enfin, la politique de décentralisation du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin (mai 2002 - ) dessine une nouvelle France. Désormais, les régions sont en mesure d’acquérir un poids qui les rendent incontournables. De ce fait, les revendications identitaires se font jour. De plus en plus de représentants bretons, corses, basques ..., réclament des droits accrus et des libertés nouvelles pour permettre l’épanouissement de leurs traits spécifiques.
Tous ces éléments, apparemment divers reposent en fait sur un même socle. Il s’agit de construire une Europe fédérale ethno-régionaliste dans le cadre de l’Union européenne (UE), en liaison avec les Etats-Unis par l’intermédiaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Plusieurs textes permettent d’avoir une vue d’ensemble du projet européen et du rôle déterminant joué par l’Allemagne et par là même, de mieux comprendre les évolutions envisagées de notre continent.
1. Les documents ethno-linguistiques
Nous pouvons relever deux documents européens en mesure de promouvoir les phénomènes identitaires : la Convention-cadre pour la protection des minorités (1) et la Charte des langues régionales ou minoritaires (2). Ces deux documents rentrés en vigueur respectivement le 1er février 1998 et le 1er mars 1998 donnent la possibilité aux groupes ethniques de s’affirmer.
La mise à l’honneur de ces textes est due à l’origine à un institut : l’Union Fédéraliste des Communautés Ethniques Européennes (UFCE), siégeant à Flensburg, au nord de l’Allemagne. Cet organisme est financé par le ministère de l’Intérieur de la République fédérale d’Allemagne, le Land du Schleswig Holstein, le Land de Carinthie et la Fondation Hermann Niermann à Düsseldorf. L’objectif de l’UFCE consiste à promouvoir l’émergence de groupes ethniques à qui sont attribués des droits en tout genre : politique, éducatif, administratif ... . Son programme a été définitivement achevé en 1992 et l’ensemble a été réuni en un ouvrage : "Ethnos 46" (3). Les participants sont tous des juristes allemands et autrichiens, sans compter l’appui du ministère des Affaires étrangères d’Autriche et du ministère de l’Intérieur d’Allemagne. C’est à cette source juridique que ces deux textes européens ou, plus exactement, germano-européens ont puisé.
- La mise en œuvre
La Charte des langues régionales ou minoritaires a été lancée à l’origine par la résolution 192 (1988) du Conseil de l’Europe. Son rapporteur est un avocat allemand, Herbert Kohn, membre du comité juridique de l’UFCE. Grâce à son travail, la Charte permet l’utilisation des langues régionales dans les domaines aussi divers que l’enseignement (art. 8), la justice (art. 9), les média (art. 11), et facilite les échanges transfrontaliers (art. 7 et 14). Il faut bien retenir ces articles 7 et 14 qui font fi des frontières. De plus, ces mesures se répercutent aussi sur les autres documents, en particulier sur la convention-cadre pour la protection des minorités ...
S’appuyant toujours sur les travaux réunis dans l’ouvrage "Ethnos 46", c’est un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur allemand, Rolf Gossmann, qui a réussi durant l’année 1994 à insuffler l’essentiel de ce programme dans cette convention-cadre. Il faut savoir aussi que c’est ce même personnage qui est l’agent de liaison entre l’UFCE et le gouvernement allemand. En tout cas, l’application de ce document depuis son entrée en vigueur est un véritable bouleversement puisqu’il permet la reconnaissance officielle de tous les groupes ethniques dans l’Union européenne.
D’une certaine manière, ce document germano-européen reprend l’idéal des pangermanistes du XIXè siècle : " Dégager le substrat ethnique de sa gangue étatique avant de procéder à de nouvelles combinaisons ". Tout en reconnaissant la promotion de toutes les caractéristiques propres aux minorités ethniques (art. 5), la convention-cadre pour la protection des minorités s’associe à la Charte des langues régionales ou minoritaires et affirme dans son article 17 des éléments qui sont en mesure de fragiliser en profondeur le tracé des frontières en Europe.
Il est dit en effet ceci : " Les Parties s’engagent à ne pas entraver le droit des personnes appartenant à des minorités nationales, d’établir et de maintenir, librement et pacifiquement, des contacts au-delà des frontières avec des personnes se trouvant régulièrement dans d’autres Etats, notamment celles avec lesquelles elles ont en commun une identité ethnique, culturelle, linguistique ou religieuse, ou un patrimoine culturel ".
Cette ethnicisation de toute l’Europe trouve sa touche finale avec la Charte des Droits Fondamentaux (4). Cette dernière a été signée par les chefs de gouvernement lors du Sommet de Nice, en décembre 2000. Elle est entrée en vigueur depuis le vote positif des Irlandais en octobre 2002. La Charte des Droits Fondamentaux confirme sans ambiguïté ce principe, en particulier, dans ses articles 21 et 22 où il est expressément affirmé que les discriminations ethniques, linguistiques, sexuelles et religieuses sont interdites. Cette officialisation de l’ethnicité ne prendra véritablement son envol qu’à partir du moment où l’on accordera un cadre politique adéquat. Le fédéralisme en est le support.
2. La régionalisation de l’Europe
La reconnaissance du principe fédéral dans les instances européennes s’appuie sur trois documents qui sont, là aussi, germano-européens. Ce sont les Chartes de l’autonomie locale et régionale et la convention-cadre sur la coopération transfrontalière appelée aussi Charte de Madrid.
La Charte de l’autonomie locale a été promue grâce à un texte de 89 pages intitulé " Les institutions régionales en Europe " par un rapporteur allemand au nom ‘typiquement français’ : A. Galette. Ce document permet l’autonomie locale dans tous les domaines : politique, administratif, droit de disposer de ressources financières propres suffisantes ... Mais dans cette affaire, les groupes ethniques résidant sur une surface de territoire réduite sont en mesure de réclamer une autonomie territoriale correspondant à leur emplacement. Ces revendications prendront un tour plus vif avec le projet de charte de l’autonomie régionale. Ce texte fondamental s’appuie à l’origine sur la recommandation 34 (1997) du rapporteur allemand, député socialiste au Land de Basse-Saxe, Peter Rabe. C’est en mars 1996 que le premier projet fut présenté par le gouvernement de ce Land. A l’époque, son ministre-président s’appelait Gerhard Schröder, chancelier depuis 1998.
- La parcellisation
L’objectif suprême de ce document est le même que dans le cas précédent, mais à une échelle plus vaste. Il permet l’épanouissement complet des " régions-Etat " qui sont en mesure de passer au-dessus de l’autorité de l’Etat, en lien direct avec les instances européennes. Cette promotion de l’autorité politique des régions ira de paire avec les principes ethno-linguistiques cités plus haut. En effet, le préambule du " Projet de Charte de l’autonomie régionale " stipule sans ambages ceci : " Conformément à l’article 1er de la convention-cadre pour la protection des minorités nationales, le respect des droits de l’homme inclut celui des minorités. Les régions sont donc tenues de respecter les droits des minorités se trouvant sur leur territoire ". Comme on peut le constater, c’est tout simplement la reconnaissance de l’ethno-régionalisme.
Enfin, ce processus de désintégration des Etats prendra sa forme la plus complète avec la Charte de Madrid. Cette dernière a été propulsée par un institut européen de façade mais entièrement allemand par ses fondateurs et ses dirigeants : l’Assemblée des Régions Frontalières Européennes (ARFE), dont le siège se trouve à Gronau. Cet institut a pour objectif suprême de transformer les frontières d’Etat en frontières administratives grâce aux eurorégions. Ces dernières, entités territoriales de part et d’autre de la frontière, agissent comme des dissolvants en rendant caduques les frontières étatiques. Cela permet toutes les modifications territoriales et les déplacements de frontières. Evidemment, ceci ne peut que plaire aux Basques ou aux Catalans qui peuvent espérer une unification des parties françaises et espagnoles. Comme le dit si bien le député européen, Alain Lamassoure : " L’Europe unifiera le Pays basque ". La dernière ligne droite, en effet, est désormais amorcée avec les mesures de décentralisation du gouvernement de J-P Raffarin et les préparatifs en faveur de la Constitution européenne.
3. Le bouquet final
La France s’est engagée dans la mise en valeur de ses régions. Le principe doit être prochainement reconnu par une révision de la Constitution de  la Vè République (1958) au cours d'une réunion du Congrès à Versailles. Ce n’est d’ailleurs que l’exacte application de l’article 2 du projet de Charte de l’autonomie régionale qui affirme clairement que " Le principe de l’autonomie régionale doit autant que possible être reconnu dans la constitution ". Il faut bien comprendre que la politique du gouvernement français consiste désormais à mettre l’organisation territoriale française en harmonie avec la construction européenne dont les principes doivent s’ancrer en 2004 dans la fameuse Constitution, véritable couvre-chef, de cet Etat européen des régions à base ethnique.
Les choses vont très vite puisqu’il faut compléter tout ceci par l’élaboration d’un Code civil européen (voir recueil Dalloz du 25 juillet 2002). C’est sous la direction d’un juriste allemand, Christian von Bar, que le Parlement européen a décidé en juillet 1999 de mettre sur pied un Code civil européen qui doit éradiquer tous les autres. Cette uniformisation juridique accompagne la révolution politique et géopolitique qui se déroule actuellement sous nos yeux. En effet, le Code civil de chaque pays est en quelque sorte la substance propre à l’histoire d’une nation. Le remplacer par un Code civil commun, c’est effacer la mémoire juridique de chaque pays et accélérer par là la perte de la conscience nationale.
Or, la promotion des régions politiquement autonomes et de leurs caractères ethniques accompagnent cet effacement de la mémoire. D’ailleurs, c’est avec une franchise désarmante que Christian von Bar a affirmé, lors de sa conférence le 12 avril 2002 à la Grand’Chambre (Paris) de la Cour de cassation, que " Charlemagne nous rappelle que l’Europe est plus ancienne que les Etats qui la composent. Avec notre communauté, nous redécouvrons l’Europe dans sa totalité ". Ces propos évacuent tout simplement mille deux cents ans d’histoire de la lente sédimentation des Etats-nation. L’idéal proposé est tout compte fait le retour à l’Empire carolingien. L’Euro, lancé au début de l’année 2002, ne serait-il finalement qu’une monnaie d’Empire dont le but final serait de servir de moyens d’échange entre les régions constituant l’Etat fédéral européen en devenir ?
- L’idéal ethnique au parlement européen
Le phénomène est bien enraciné puisque un parti politique européen, le Parti Démocratique des Peuples d’Europe - Alliance Libre Européenne (PDPE - ALE) en liaison directe avec le groupe des Verts a élaboré une carte de l’Europe ethnique en 1997 (concernant, pour le moment, uniquement l’Union européenne) sous l’égide du Parlement européen. Comme le montre cette carte, la France éclate en différentes entités, comme la Grande-Bretagne. On note d’ailleurs une étrange parenté avec la carte de l’Europe des régions de la Waffen SS, reproduite à l’annexe de mon livre (P. Hillard, "Minorités et régionalisme", éd. F.-X. de Guibert). Le grand vainqueur de ces découpages ethniques est le corps germanique qui, outre l’Allemagne, associe l’Autriche, la Suisse alémanique, l’Alsace, le pays messin, le Luxembourg et les cantons germanophones belges. Bénéficiant d’une cohésion culturelle, le monde germanophone sera le grand bénéficiaire de ces bouleversements " tribaux ".
Il faut toujours raisonner en termes de rapports de puissance. L’entité germanophone, forte de 90 millions d’individus et économiquement la plus puissante d’Europe, exercera un pouvoir d’attraction tel que tout le pourtour de son territoire entrera dans sa dépendance. C’est d’une certaine façon la renaissance d’un nouveau Saint-Empire romain germanique. Cette dislocation du corps européen ira croissant car le ministère de l’Intérieur allemand soutient une centaine de mouvements autonomistes en Europe dont les Bretons, les Alsaciens, les Flamands et les Savoyards, rien que pour la France (voir annexe 34 de mon livre). Ces derniers, comme tous les groupes ethniques des Etats de l’Union et comme ceux des futurs adhérents en 2004 (Pologne, Hongrie, Etats baltes ...), pourront alors agiter le spectre de la sécession.
Nous pouvons même aller plus loin. Les populations extra-européennes, dans le cadre des droits de l’homme et du droit à la différence seront en mesure de réclamer une extension de ces droits en leur faveur. Les textes germano-européens les y autorisent. Qui plus est, l’entrée programmée de la Turquie dans l'Union européenne accéléra cette implantation ethnique musulmane sur tout le continent. De nombreux Kosovo sont à prévoir. L’Europe se fragmentera encore plus. Inévitablement des rivalités inter-ethniques liées aux intérêts économiques et à l’égoïsme inhérent de l’homme favoriseront des guerres multiples. Cela sera " la guerre du feu " et " Mad Max " réunis. L’Europe est malheureusement engagée dans une spirale infernale. En effet, un sage du siècle dernier disait : " D’ordinaire, en politique, les effets sont aperçus quand ils commencent à se produire, c’est-à-dire quand il est trop tard " (5).
Pierre Hillard
Notes :
  1. Comité ad. hoc pour la protection des minorités nationales (CAHMIN), Strasbourg, Editions Conseil de l’Europe, 1994.
  2. Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et rapport explicatif, Strasbourg, Editions Conseil de l’Europe, 1993.
  3. Felix Ermacora et Christoph Pan, "Volksgruppenschutz in Europa" (Protection des groupes ethniques en Europe), Ethnos 46, Braumüller, 1995.
  4. Charte des Droits Fondamentaux de l’Union européenne, Strasbourg, Editions du Conseil de l’Europe, 2001.
  5. Jacques Bainville, "Réflexions sur la politique", Paris, Librairie Plon, 1941, p. 18.

Biographie de Pierre Hillard, spécialiste de l'Allemagne

. Professeur d’histoire-géographie.

. Secrétaire de rédaction de Jeune France (www.jeune-france.org).

. Auteur de "Minorités et régionalismes, Enquête sur le plan allemand qui va bouleverser l’Europe", aux éditions François-Xavier de Guibert.(4e édition au printemps 2004)

. Pierre Hillard a publié sur ce site en novembre 2003 : "La régionalisation et l'aménagement du territoire en Europe: une révolution politique en faveur du partenariat transatlantique ?" http://www.diploweb.com/forum/hillard2.htm

Pierre Hillard a publié sur ce site en avril 2004: "Le partenariat transatlantique germano-américain: une nouvelle naissance ?" , http://www.diploweb.com/forum/hillard3.htm

Pierre Hillard a publié en 2005 : "La décomposition des nations européennes. De l'Union euro-atlantique à l'Etat mondial", éd. François-Xavier de Guibert.

par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Mercredi 28 novembre 2007
Elle s'appelait
Anne-Lorraine Schmitt
Nous reproduisons ici le très émouvant éditorial publié par Gérard Gachet sur son site Sans complexe : 
 
0fd8c38eb51d96e7a589fbcf81520cd8.jpgBien sûr, comme tout le monde, j'avais été choqué et ému dimanche, en entendant à la radio qu'une jeune étudiante en journalisme avait été retrouvée en fin de matinée, agonisante, dans une rame du RER D en gare de Creil, après avoir été frappée de nombreux coups de couteau. Et relativement soulagé d'apprendre, dès le lendemain, que son assassin, blessé au cours de l'agression, avait été arrêté avant de passer aux aveux. Mais le pire, pour moi, restait à venir.
 
Le pire, je l'ai appris hier après-midi. Le pire, c'est que je connaissais cette jeune fille, que j'avais eu le temps de juger et d'apprécier pendant les deux mois de stage qu'elle fit l'an dernier à Valeurs Actuelles, dont je dirigeais alors la rédaction. Elle s'appelait Anne-Lorraine Schmitt, avait 23 ans, et faisait partie de ces enfants qui semblent n'être nés que pour combler leurs parents de joie et de fierté. Aînée d'une fratrie de cinq garçons et filles, elle avait passé son bac à la Maison de la Légion d'Honneur de Saint-Denis avant d'être reçue à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille, puis d'intégrer à l'automne 2006 le Celsa, l'excellente école des sciences de l'information et de la communication dépendant de la Sorbonne.
 
Durant son stage, elle avait frappé toute la rédaction par sa culture générale, sa maturité, son exigence vis-à-vis d'elle-même. Une exigence qui lui venait probablement de sa foi : profondément croyante, Anne-Lorraine s'était fortement engagée dans le mouvement scout. Ce qui ne l'empêchait nullement d'être une jeune fille de son temps, charmante, brillante et appréciée de tous.
 
Dimanche matin, ses parents l'attendaient sur le quai de la gare d'Orry-la-Ville pour aller en famille à la messe. Un délinquant sexuel récidiviste, déjà condamné en 1996 à cinq ans de prison pour un viol commis sous la menace d'une arme sur la même ligne du RER, aura donc brisé leurs vies en même temps que celle de leur fille. Mais Anne-Lorraine aura été courageuse jusqu'au bout : en se défendant, en empêchant son agresseur de parvenir à ses fins, elle aura réussi à le blesser en retournant son arme contre lui, ce qui devait permettre son arrestation ultérieure. En félicitant les enquêteurs de cette conclusion rapide, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a assuré les proches d'Anne-Lorraine de sa profonde compassion.
 
Quelques heures plus tard, à quelques kilomètres de là, les jeunes Moushin (15 ans) et Larami (16 ans), conduisant à grande vitesse et sans casques une moto de cross non homologuée, se tuaient en percutant de plein fouet un véhicule de police en patrouille. Leur mort, on le sait, sert depuis deux jours de prétexte à l'embrasement de plusieurs communes du Val-d'Oise, avec tirs de chevrotines, de grenaille et de balles contre les forces de l'ordre (plus de quatre-vingts policiers blessés) et incendies de commissariats, d'écoles, de bibliothèques et de commerces.
 
Pour tenter d'apaiser les esprits, le chef de l'Etat pourrait recevoir ce mercredi les parents des deux jeunes morts de Villiers-le-Bel. Serait-ce trop lui demander que d'avoir aussi un geste fort vis-à-vis de la famille et des proches d'Anne-Lorraine ? Par exemple en étant représenté à un haut niveau - voire en se rendant lui-même, comme il sait le faire - aux obsèques de cette jeune fille exemplaire qui auront lieu samedi, à 14 h 00, en la cathédrale de Senlis. Il serait juste, en effet, que les victimes innocentes aient droit dans ce pays à plus d'égards que des délinquants responsables de leur propre malheur.
par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Lundi 26 novembre 2007

Le film Golden compass (A la croisée des mondes : la boussole d'or) sortira en France le 5 décembre. Il s'agit d'une superproduction qui s'adresse principalement aux enfants. Tiré d'une série de livres écrits par un auteur britannique dénommé Phillip Pullman, l'oeuvre évoque comme nuisance principale le Magistère de l'Eglise élaboré par les Cardinaux et  le Pape. Le film représente l'héroïne sous les traits d'une fillette déterminée à tuer Dieu et ainsi libérer le monde de sa tyrannie. La Chrétienté et l'Église sont souvent critiquées. Par exemple, Ruta Skadi, appelant à la guerre contre l'Autorité et contre le Magisterium, dit que

"Pendant toute l'histoire [l'Église] a essayé de supprimer et contrôler les penchants naturels de l'humain. Et quand elle ne peut pas les contrôler, elle s'en débarrasse".

On y lit aussi :
"C'est ce que l'Église fait, et toutes les Églises sont les mêmes : contrôler, détruire et oblitérer tous les bons sentiments".
Dans un autre passage, Mary Malone, l'un des personnages principaux, ancienne nonne, affirme que
"La religion chrétienne n'est rien de plus qu'une très puissante et très convaincante erreur".
Pour mieux dissimuler ces attaques, on a retiré du scénario du film les thèmes du livre les plus clairement anti-chrétiens. Mais est-ce une raison pour aller le voir ?
Michel Janva pour le Salon Beige
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Jeudi 22 novembre 2007

Chers amis,
« Ce Motu Proprio n’est surtout pas un retour en arrière. Le geste de réconciliation qu’il exprime appelle prophétiquement un renouveau liturgique, sur les bases d’une valorisation théologique et spirituelle des principes de la Réforme liturgique de Vatican II. » écrit Mgr Dominique Rey, dans la préface au nouveau livre des éditions Tempora, "Un évènement liturgique", écrit par le vicaire général du diocèse de Toulon.

A la suite du récent document du pape Benoit XVI sur la liturgie, ce livre permet de prendre recul et hauteur sur un sujet qui touche le coeur de tous les chrétiens. Délaissant les polémiques stériles et les oppositions idéologiques hélas encore trop présentes, Don Marc Aillet nous offre une série de réflexions constructives pleines d''espérance.

Un évènement liturgique



Le 7 juillet 2007, notre Saint-Père Benoît XVI donnait à l’Église le Motu Proprio Summorum Pontificum, accompagné d’une lettre explicative. Analysant les raisons du Motu Proprio, cet ouvrage met en lumière la continuité dans laquelle s’inscrit ce document pontifical.

Les richesses particulières que chacune de deux formes (forme ordinaire et forme extraordinaire) du rite latin développent sont étudiées dans un esprit de vérité et de réconciliation pour répondre à l’appel du Motu Proprio à un nouveau mouvement liturgique afin de sortir de la crise de la liturgie.

Un travail de qualité éclairant les fondements théologiques de la liturgie.

L’auteur :
Fort de ses expériences de prêtre de la Communauté Saint-Martin et de vicaire général du diocèse de Fréjus-Toulon, le Père Marc Aillet présente la liturgie actuelle à la lumière du concept de participation active développé dans la constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II.


TEMPORA
144 pages

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Lundi 12 novembre 2007
Le journaliste, patron de presse et homme politique Pierre Pujo est décédé le 10 novembre 2007, à Paris, à l'âge de 77 ans.
Pierre Pujo était né le 19 novembre 1929 à Boulogne-Billancourt. Il était le fils de Maurice Pujo (1872 - 1955) qui, aux côtés de Charles Maurras (1868 - 1952) fut l’un des fondateurs de l'Action française. Elève de Science-Po sur les même bancs que Jacques Chirac, il rejoint les rangs des étudiants monarchistes. Militant pour la défense de l'Algérie française, directeur du mensuel AF Université puis de l'hebdomadaire Aspects de la France, il mène avec succès le combat pour le maintien de l'île de Mayotte au sein de la nation française à la fin des années 1970.
Pierre Pujo fut sa vie durant un soutien indéfectible des Princes de la Maison de France aujourd'hui incarnée par Henri, Comte de Paris, duc de France.
Alors que l'ensemble de la droite nationale se rapprochait du Front national, il tînt à préserver la spécificité et l'indépendance du courant royaliste français. A la fin des années 1990, il participa aux côtés du député français au Parlement européen Paul-Marie Coûteaux et du général Pierre-Marie Gallois à l'émergence du courant souverainiste en France. Lors des élections présidentielles de 2002 il apporta son soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement. Jusqu’à aujourd’hui il fut le directeur du bimensuel royaliste Aspects de la France, rebaptisé L'Action française 2000.
Patriote fervent, amoureux de la France, la monarchie était à ses yeux la seule forme institutionnelle qui convient au pays.
Les obsèques de Pierre Pujo, journaliste, patron de presse et homme politique, décédé le 10 novembre 2007, à Paris, à l'âge de 77 ans seront célébrées, à Paris, en l’église de la Madeleine (place de la Madeleine - Paris VIIIème arr.), ce vendredi 16 novembre 2007, à 9h en présence des représentants de la Maison de France et de nombreuses personnalités du monde politique, médiatique et littéraire.
Thibaut Pierre, secrétaire général de l'Action Française.
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Mercredi 7 novembre 2007
« Peut-on vivre sans valeurs partagées ? »
Conférence de Jean Sévillia,
journaliste et écrivain, suite à la parution de son livre
Moralement correct
(2007, Librairie Académique Perrin, 217 pages)
le 28 septembre 2007 à la Roche-sur-Yon (Vendée)

Ce compte-rendu est une libre initiative du Café Bleu et est publié avec l'accord de  Monsieur Jean SEVILLIA.
Chaque période croit être le moment charnière où l'on change de valeurs, où les valeurs se perdent, donc la notion de changement ou de perte des valeurs est relative...
 
Cependant, depuis quarante ans, la triple révolution qui s'est opérée a bouleversé maints repères ancestraux.
En effet, la révolution est sociologique: révolution sociale avec l'urbanisation, le
développement de la société de consommation, révolution des moeurs – de multiples exemples pourraient être donnés –, révolution religieuse avec le grand mouvement de sécularisation (actuellement il n'y a plus que 5% de « messalisants », c'est à dire de Catholiques allant à la messe).
La révolution est politique comme en témoignent la crise de l'Etat-nation, cette notion ne recouvrant plus la même réalité qu'il y a quarante ans, la crise de la démocratie avec des taux records d'abstention, le phénomène de mondialisation avec en corollaire le phénomène migratoire:
250 000 nouveaux arrivants par an en France ( l'équivalent de la population de Bordeaux)150 000 nationalisations par an en France ( l'équivalent de la population de Grenoble)
Ces immigrés arrivent avec des coutumes différentes et l'Islam est maintenant la religion de 8 à 10% de la population française.
Enfin, la révolution est technologique: Internet, portable...
Ces changements sont en tel nombre et de telle nature qu'il n'est pas étonnant qu'ils entraînent des dysfonctionnements sociaux, dont voici juste quelques chiffres.
Ecole: 1/3 des enfants entrent en 6ème sans savoir lire correctement.
Violence: 500 violences gratuites par jour.
Travail: 6 Français sur 10 aimeraient travailler moins.
Famille: 1 couple sur 3 divorce. A Paris, c'est 1 sur 2. 1 enfant sur 3 ne vit qu'avec un seul de ses parents.
Religion: la moitié des Français de moins de 40 ans est sans religion. La moitié des Français est incapable d'expliquer ce qu'est la fête de Pâques.
Il y avait encore en 1960 un code commun qui était le résultat d'un compromis entre la morale catholique et la morale laïque ( cette dernière étant en fait la morale catholique, mais sans référence chrétienne). La révolution culturelle des années 60 a fait voler en éclats ce code commun car désormais l'individu est la valeur suprême : c'est la société qui doit quelque chose à l'individu et non plus l'inverse. Tout comportement devient de fait légitime du moment que l'individu le veut. Alors, un nouveau code est imposé qui peut être appelé le « moralement correct » dont les quatre piliers sont: les droits de l'homme érigés en valeur absolue, aux dépens de la notion de collectivité, le relativisme puique chacun a le droit de construire sa morale, le droit à la différence qui est exalté, la tolérance.
Ce nouveau code est la source de tous les dysfonctionnements déjà évoqués.
A l'école, on considère que l'enfant doit s'épanouir, la transmission des savoirs étant seconde. De plus, la culture est dévalorisée puisque tout se vaut : une pièce de Molière vaut une notice de machine à laver (des enfants en étudient, si, si!). Enfin, l'enfant doit être accepté comme il est, il n'est donc plus question de discipline.
Concernant la famille, les liens du mariage sont révocables, le concubinage est normalisé alors qu'il était frappé d'interdit il y a trente ans, l'homosexualité se justifie au nom du droit des homosexuels à la différence... Tous les repères ont sauté.
Le travail est dévalorisé depuis trente ans car la protection sociale fait d'une partie des Français des assistés, les trente-cinq heures ont été réclamées par certains syndicats au nom du droit au loisir...
Les vols et les violences se multiplient et les délinquants sont considérés comme des victimes dont la société doit comprendre le comportement "différent".
La crise des banlieues s'explique par la renonciation à l'assimilation, au nom du droit à la différence et du relativisme: les nouveaux arrivants ne doivent pas abandonner leur culture puisque toutes les cultures se valent.
Les conséquences du "nouveau code commun" sur les individus sont désastreuses: alors que prime l'individu, il pâtit de ce nouveau code. Beaucoup de gens sont déboussolés parce qu'ils n'ont pas de repère pour avoir une vision globale du monde. Ils se réfugient dans la drogue (1 jeune de 17 ans sur 2 a expérimenté le cannabis) ou la pornographie qui est une véritable autodestruction psychologique (beaucoup de jeunes de 13 ans avouent avoir déjà vu un film porno), voire se suicident ou sont dépressifs (8% des Français sont dépressifs; la France est le 2ème pays d'Europe consommateur de tranquillisants).
Les conséquences sur la société sont également désastreuses: toute revendication est légitime. Nous vivons dans une « démocratie compassionnelle » et la compassion est ponctuelle car les médias émeuvent les foules sur un problème (les sans-logis...), puis trois mois après ils changent de sujet. Cette compassion est artificielle et médiatique. Les conséquences des choix de vie de chacun portent sur toute la société (déséquilibre chez l'enfant d'un divorce...)
La liberté individuelle est exaltée mais la société est de plus en plus contraignante: la législation en France est inflationniste, il y a beaucoup de surveillance policière... Le paradoxe entre liberté individuelle exaltée et société contraignante n'est qu'apparent: en réalité, l'Etat est obligé de multiplier les règlements pour faire régner l'ordre puisque les citoyens n'ont plus de code moral commun.
Nous avons établi là le diagnostic de la maladie. Il est possible de guérir. Plusieurs signes sont encourageants:
-Les gens sont inquiets face à cette société, pour l'avenir de leurs enfants... La dernière campagne électorale a montré que les Français, qu'ils soient de droite ou de gauche, souhaitent un retour un code commun.
80% des Français veulent plus d'autorité à l'école.
74% des Français veulent plus d'autorité dans la famille.
70% des Français estiment que les valeurs traditionnelles françaises ne sont pas assez défendues.
80% des Français sont fiers d'être Français.
-L'évolution intellectuelle chez des gens liés aux médias est rassurante, par exemple celle d'Alain Finkelkraut qui affirme qu'une société où tout se vaut est une société qui se détruit: « Benoît XVI mène le bon combat quand il lutte contre le relativisme ».
-Il y a un grand vide idéologique aujourd'hui. Le droit de l'hommisme n'a pas une cohérence idéologique aussi forte que le marxisme auparavent. Il suffit de voir la dépolitisation des jeunes qui par exemple sur le CPE formulaient des revendications sans aucune cohérence politique.
-La nature humaine ne change pas malgré toutes les évolutions. Les besoins de l'homme restent les mêmes: l'homme a besoin d'autorité, de stabilité, de limites et d'identité. Rien n'est donc inéluctable. Nous pouvons reconstruire ce qui a été détruit. La société américaine ne connaît pas de crise de valeur, les Etats-Unis ont un système de valeurs patriotiques et religieuses. La modernité n'est donc pas incompatible avec le fait de vivre selon des valeurs.
-La société ne s'effondre pas malgré cette maladie car beaucoup de gens vivent encore selon le système de valeurs traditionnel.
La maladie est mentale, il faut donc soigner le mental, c'est-à-dire faire une réforme intellectuelle et morale en rétablissant l'autorité, en prônant la stabilité contre le « bougisme », en posant des limites, en affirmant notre identité française et en redonnant le goût de l'effort et le sens des responsabilités.
Nous sommes tous touchés par le moralement correct parce que c'est facile: « Je fais ce que je veux ». Nous avons la tentation de nous replier sur nous-mêmes sous prétexte qu'il y a cette maladie. Or il ne faut pas tomber dans ce piège et compter sur les autres. Dans cette guerre culturelle, il faut se former, être présent pour répondre, s'engager dans ce combat pour le gagner.
Il existe beaucoup d'instruments aujourd'hui pour lutter contre cette maladie: il y a des réseaux, des groupes de formation, des médias politiquement incorrects... toutes choses qui n'existaient pas dans les années 70.
Même si peu de gens luttent à contre-courant, il faut garder courage car quelques miligrammes de médicaments suffisent à soigner tout un corps malade. Nous sommes une force de contre-poison.
 
Une question a amené Jean Sévillia à préciser que tout le monde est victime de cette décomposition de la société; il n'y a pas de complot derrière; cette idéologie ne profite à personne; même s'il y a bien sûr des réseaux intellectuels qui ont construit le moralement correct, la source n'en est pas unique.
A la question de l'intérêt qu'il y aurait à réinstaurer le service militaire, Jean Sévillia a répondu: certes le service militaire permet le brassage des populations et l'inculcation de certaines valeurs, mais il ne faut pas idéaliser son rôle. Ce n'est pas le rôle de l'armée d'éduquer des jeunes mais celui de la famille puis de l'école (de même qu'il ne faut pas trop compter sur l'école pour éduquer des enfants en difficulté). De plus, il a évoqué les problèmes techniques: il n'y a plus de caserne, l'armée n'a pas un budget assez conséquent pour cela...
Jean Sévillia rappelle aussi à son auditoire qu'il faut jeter sa télévision !
Les Français la regardent en moyenne 4 heures par jour! Ils subissent ainsi un véritable lavage de cerveau à cause de la désinformation et aussi du fait que l'image produit des impressions et donc de l'émotion facile au lieu de s'adresser à l'intelligence.
EVH


  • Mercredi 28 novembre 2007, à 20 h 30, à Strasbourg, conférence organisée par Politique Magazine et la Nouvelle Revue universelle : "Morale et politique : un redressement pour la France". Grande salle du Munsterhof, 9 rue des Juifs, 67000 Strasbourg.

  • Mercredi 5 décembre 2007, à 20 h 30, à Nantes, conférence organisée par l'Institut nantais historique et littéraire : "Peut-on vivre sans valeurs communes ?". Salle Bretagne, 23 rue Villebois-Mareuil, 44000 Nantes.

Renseignements complets sur le site www.jeansevillia.com
par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Lundi 5 novembre 2007
La Porte des Anges
Tome 1 : Le complot d'Ephèse
Michaël Dor
 
 
Un roman qu’on ne lâche plus quand on l’a ouvert, un bon plan quand on a 12 ans ou plus et qu’on ne veut pas s’ennuyer pendant les vacances de Toussaint.

Jean-Baptiste a quinze ans lorsque sa vie tranquille de collégien bascule dans le cauchemar. Une nuit, il assiste à une lutte farouche entre deux personnages insolites qui se disputent avec un jeune garçon venu d'un autre âge. Seule trace de leur passage : un mystérieux clou. Avec son amie Lucie, Jean-Baptiste décide de mener l'enquête. ils ne savent pas encore dans quelle folle aventure leur découverte va les entraîner. Une porte gardée par un étrange moine les fera pénétrer dans un monde tout à fait inattendu. Le combat entre la lumière et les ténèbres vient de commencer. Quel est ce secret caché depuis des siècles que Jean-Baptiste et Lucie sont censés découvrir ?

L’intr