Comité de Soutien

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  • Thibaud COLLIN, agrégé de philosophie, essayiste
  • Hilaire de CREMIERS, directeur de "Politique magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Philippe LAUVAUX, professeur de droit à l’Université de Paris II et à l’Université libre de Bruxelles
  • Gérard LECLERC, journaliste, essayiste
  • Olivier TOURNAFOND, agrégé des Facultés de Droit, professeur à la Faculté de Droit Université Paris 12
  • Marie-Françoise OUSSET, guide de Paris
  • Bernard PASCAUD, président de la Restauration Nationale
  • Jacques TREMOLET de VILLERS, avocat à la Cour
  • Jean-Marie LE MENE, Président de la Fondation Jérôme Lejeune
  • Christian WAGNER, rédacteur en Chef de le rubrique Economie et Finances de "Politique Magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Yvan BLOT, inspecteur général de l'administration, homme politique, essayiste
  • François-Georges DREYFUS, historien, professeur émérite de l'université Paris IV-Sorbonne, ancien directeur de l'Institut d'études politiques et du Centre d'études germaniques de l'université de Strasbourg
  • Gilles VARANGE, rédacteur en chef de "la Nouvelle Revue universelle", chef de la rubrique "monde" de "Politique Magazine", écrivain
  • Frédéric ROUVILLOIS, Professeur de droit public à l'université de Paris V, écrivain
  • Olivier PICHON, directeur de la rédaction de Monde & Vie et ancien patron d'émission sur Radio-Courtoisie
  • André LOUCHET, professeur de géographie, directeurs de recherche doctorale à l'université Paris IV
  • Pierre HILLARD, professeur de relations internationales , essayiste

Magazine et Revue

“POLITIQUE MAGAZINE”

Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
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La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau.

Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma..

tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

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Samedi 28 avril 2007

 

La Complainte de CADIEUX

Testament d'un Coureur de Bois

 

 

« Petit rocher de la Haute-Montagne,
Je viens ici finir cette campagne!
Ah! Doux échos, entendez mes soupirs,
En languissant, je vais bientôt mourir!

Petits oiseaux, vos douces harmonies,
Quand vous chantez, me rattachent à la vie:
Ah! Si j'avais des ailes comme vous,
Je s'rais heureux avant qu'il fut deux jours!

Seul dans ces bois, que j'ai eu de soucis,
Pensant toujours à mes si chers amis;
Je demandais: hélas! Sont-ils noyés?
Les Iroquois les auraient-ils tués?

Un de ces jours que m'étant éloigné,
En revenant je vis une fumée;
Je me suis dit: Ah! Grand Dieu! Qu'est ceci?
Les Iroquois m'ont-ils pris mon logis?

Je me suis mis un peu à l'ambassade,
Afin de voir si c'était embuscade;
Alors je vis trois visages français.
M'ont mis le coeur d'une trop grande joie!

Mes genoux plient, ma faible voix s'arrête,
Je tombe... hélas!  À partir ils s'apprêtent:
Je reste seul... pas un qui me console,
Quand la mort vient par un si grand désole!

Un loup hurlant vient près de ma cabane,
Voir si mon feu n'avait plus de boucane!
Je lui ai dit: Retire-toi d'ici;
Car ma foi, je perdrai ton habit!

Un noir corbeau volant à l'aventure,
Vient se percher tout près de ma toiture;
Je lui ai dit: Mangeur de chair humaine,
Va-t-en chercher autre viande que mienne.

Va-t-en là-bas dans ces bois et marais,
Tu trouveras plusieurs corps iroquois;
Tu trouveras des chairs aussi des os;
Va-t-en plus loin, laisse-moi en repos!

Rossignolet, va dire à ma maîtresse,
À mes enfants, qu'un adieu je leur laisse,
Que j'ai gardé mon amour et ma foi, 
Et désormais faut renoncer à moi!

C'est donc ici que le monde m'abandonne,
Mai j'ai recours en vous Sauveur des hommes!
Très-sainte Vierge, ah! M'abandonnez pas,
Permettez-moi de mourir entre vos bras!»

Source: Le mémorial du Québec, Tome II, pages 207, 208 et 209.

Dès 1610, de jeunes Français comme Etienne Brulé vont hiverner parmi les Algonquins ou les Hurons pour devenir des interprètes, ou " truchements ". À partir de la seconde moitié du XVIIe siècle apparaît une deuxième génération de coureurs de bois, dans le contexte de l'expansion de la traite des fourrures sur les rives des Grands Lacs. Quelque 500 jeunes hommes y participent chaque année, hivernant dans les postes français ou dans les villages autochtones, et se liant étroitement à des Amérindiennes. Ceux qui disposent d'un permis officiel pour commercer sont nommés " voyageurs ", le terme " coureurs de bois " étant réservé le plus souvent aux traiteurs illégaux. Le pouvoir royal les condamne à être fouettés, marqués au fer ou, pour les récidivistes, aux galères, mais ils échappent le plus souvent aux châtiments, et ce d'autant plus facilement qu'ils bénéficient de complicités parmi les officiers et les marchands. Les amnisties, elles, sont fréquentes, les autorités espérant faire revenir ces " fugitifs " dans la vallée du Saint-Laurent.

Mais plus que l'illégalité des coureurs de bois, c'est leur marginalité, leur insubordination, leur " libertinage " et leur " oisiveté ", et le fait qu'ils ne se consacrent pas à l'agriculture, qui provoquent la réprobation des missionnaires et des administrateurs. Les coureurs de bois, aux yeux du pouvoir royal, transgressent les conventions morales, sociales et religieuses prônées par la France d'Ancien Régime. L'attrait qu'exerce sur eux les sociétés autochtones et leur " ensauvagement " sont lues comme des indices de la " dégénérescence " de la société coloniale. Mais on peut aussi y voir l'une des raisons du succès de la politique d'alliance des Français, les coureurs de bois jouant un rôle souvent essentiel d'intermédiaires entre colons et autochtones.

par Café Bleu publié dans : Beaux textes
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Samedi 28 avril 2007

A écouter !!! 

cliquez sur le lien :

http://www.radioblogclub.fr/open/74831/bizet/Je%20crois%20entendre%20encore%20-%20Les%20pecheurs%20de%20perles%20%28Bizet%29

Les paroles :

Je crois entendre encore,
Caché sous les palmiers,
Sa voix tendre et sonore
Comme un chant de ramier!
O nuit enchanteresse!
Divin ravissement!
O souvenir charmant!
Folle ivresse! doux rêve!

Aux clartés des étoiles,
Je crois encore la voir,
Entr'ouvrir ses longs voiles
Aux vents tièdes du soir!
O nuit enchanteresse!

Divin ravissement!
O souvenir charmant!
Folle ivresse! doux rêve!
Charmant souvenir!

Charmant souvenir!

par Café Bleu publié dans : Beaux textes
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Vendredi 27 avril 2007

Cliquez sur ce lien:

 

 http://www.youtube.com/watch?v=41sQ5-kEFRU

par Café Bleu publié dans : Inattendu ?
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Mardi 17 avril 2007

L'association Blanc qui se bat pour la reconnaissance du vote blanc, a donné mardi pour consigne de vote de ne donner de voix ni à Ségolène Royal, ni à Nicolas Sarkozy, dont les partis sont de "véritables oligarchies qui se partagent, en alternance, le pouvoir". Dans un communiqué, l'association "n'appelle à voter pour aucun des candidats" et laisse "chacun se déterminer". En revanche, "elle appelle à ne voter ni pour Ségolène Royal, ni pour Nicolas Sarkozy".

 

Selon "Blanc" , "la présidentielle 2007 est la possibilité donnée aux Français de casser la spirale suicidaire et de provoquer une rupture républicaine".

 

Les "appareils" PS et UMP sont "de véritables oligarchies" et "se partagent, en alternance le pouvoir, imposent des abus de position dominante à leurs propres élus, cela depuis près de 30 ans en ignorant les Français, en refusant de se remettre en cause", estime l'association.

par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Jeudi 12 avril 2007

Voici un texte intéressant qui analyse la position réductrice du journal "Le Monde" vis à vis du pontificat de BENOIT 16, et qui montre surtout à quel point ce journal prend les français pour des imbéciles.

Bref, voici un cas d'école d'analyse de la pensée unique qui cherche à réduire et déformer ce qui sort de son horizon de plus en plus simpliste:

 

Le Monde estime que l’Eglise de Benoît XVI est inadmissible

«Nous avons cru à l’amour de Dieu : c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie.» Benoît XVI, Deus Caritas est.

Contre l’Eglise catholique, on a le droit de dire n’importe quoi

Pas de trêve pascale pour la désinformation :

À la une du Monde des 8-9 avril (au dessus d’une énorme photo de crucifix),  ce titre : « Pâques – Renouveau spirituel et conservatisme militant dans les Églises » (1).  Le titre coiffe un « dossier » :  l’éditorial en page 2, quatre brefs articles en page 8, un entretien avec le directeur de l’Ecole biblique de Jérusalem en page 12, et un article sur le voile islamique à l’école, en page 13.  Cette page 13 étant hors sujet, et la page 12 confirmant ce que tout le monde savait déjà (2), regardons la page 8 et la page 2. Elles sont éloquentes :

En page 2, l’éditorial s’intitule « L’Eglise à reculons ».

C’est un collage d’éléments disparates. Censés prouver quoi ? Que l’Eglise de Benoît XVI est inadmissible. Aux yeux de qui ?  « De ceux, croyants ou non, pour qui la vocation du christianisme s’exprime davantage dans l’aide aux populations marginalisées que dans [le] pointillisme disciplinaire, dans le soutien à ceux qui souffrent que dans [la] tentation rétrograde ».  « Pointillisme » et « rétrograde » désignant l’œuvre de Benoît XVI dans le langage du Monde, cette phrase signifie que l’on ne peut pas secourir « ceux qui souffrent »  si l’on adhère vraiment à l’Eglise (3) !  Cette fausse opposition (spirituel contre social) est l’axiome du politiquement correct. Son but n’est pas d’aider « ceux qui souffrent », mais de combattre l’Eglise romaine.  

Qu’est-ce que ce « pointillisme juridique »  de l’Eglise, allégué par l’éditorialiste ?  Il oublie de nous le dire.

Et qu’est-ce qu’il appelle « tentation rétrograde » ?  Il le dit, avec quatre arguments : la Pologne « ultra catholique », les évêques espagnols méchants envers Zapatero,  les évêques italiens « jouant leur va-tout », et le pape Ratzinger nous imposant cruellement l’angoisse de la « messe en latin »… Tout ça en vrac, pour prouver que le pape Benoît XVI pousse l’Eglise dans la mauvaise direction.

Or ces quatre arguments sont dérisoires :

1 – La Pologne. « On peine à comprendre », écrit l’éditorialiste, qu’une radio polonaise « ultra catholique » soutienne « en toute impunité » l’actuel gouvernement polonais.

(Mais il n’y a rien à comprendre ! L’Eglise n’est pas responsable de cette radio, qui ne dépend pas d’elle mais d’un groupe privé dont la politisation et l’extrémisme ont été condamnés  – explicitement et publiquement –  par  Rome et les évêques polonais).

2 -  L’Espagne.  Selon l’éditorial du Monde, les évêques espagnols commettent la faute de « harceler » un gouvernement « socialiste ». Pourquoi le harcèlent-ils ? Parce qu’ils le tiennent « pour le plus anticlérical de l’histoire ». L’éditorialiste n’en dit pas plus : l’absurdité de ce motif lui paraît évidente et suffisante.

(Le motif des évêques n’est pas absurde. M. Zapatero est non seulement anticlérical, ce qui serait bénin, mais antichrétien : ce qui est une agression. Les chrétiens espagnols résistent donc à M. Zapatero. Il y a conflit. C’est regrettable. Mais ça ne prouve pas que l’Eglise de Benoît XVI soit saisie d’un vertige rétrograde… C’est plutôt M. Zapatero qui retourne à 1936 ! Bizarre façon de construire l’avenir).

3 -  L’Italie.   Dans ce pays, dit l’éditorial, l’Eglise « joue son va-tout ».  Contre quoi ?  Contre des projets de loi tendant à introniser les Nouvelles Mœurs dans la péninsule…

(En réalité, l’Eglise italienne ne joue aucun « va-tout ». Elle n’a besoin d’aucun coup de poker (4). Au contraire, elle jouit d’une santé et d’une popularité enviables !  Mais l’éditorialiste écrit quand même : « va-tout ». Pourquoi ?  Parce que l’actuel affrontement en Italie se déroule sur la question des Nouvelles Mœurs… Celles-ci sont vues par beaucoup de journalistes comme l’enjeu ultime, le sommet de l’époque, l’horizon indépassable de la postmodernité ; ils ramènent tout à cette question, et considèrent que l’Eglise catholique se saborde en osant critiquer les Nouvelles Moeurs. L’éditorialiste du Monde fait comme ses confrères).

4 - Benoît XVI et « la messe en latin ». 
L’éditorialiste croit le savoir : c’est en mai qu’un « décret papal » va libéraliser l’ancien rite de l’Eglise (« messe en latin, dos tourné au peuple »). Il affirme :  a) que cette libéralisation est un sujet d’angoisse pour les catholiques français, « attachés à l’héritage du concile des années 1960 » ;  b)  que le pape cherche à « flatter les tendances les plus conservatrices de son Eglise ».

(En réalité, les sondages montrent que les catholiques français ne voient pas d’objection à des messes tridentines là où des fidèles le demanderaient. Tout le monde sait que ce ne serait pas la ruée, et que l’on n’imposerait ce rite à personne. Quant au concile Vatican II, l’éditorialiste ne l’a visiblement pas lu. Enfin, qualifier de « juridisme » la pensée liturgique de Benoît XVI est une ânerie. Et il est risible de prétendre que ce pape cherche à « flatter » quiconque. La seule excuse de l’éditorialiste serait de ne l’avoir jamais rencontré, mais je ne parie même pas là-dessus). 

Bouquet final : l’éditorial déclare que les «combats » de Benoît XVI sont « largement incompris » de l’opinion publique !  En effet : ainsi présentés par Le Monde, personne ne risque de les comprendre.

Page 8, une désinformation « libérale » contre Mgr Léonard.

Article sur trois colonnes : « Conflit au sein de l’Eglise belge sur l’attitude face à la société libérale »… Comme souvent dans Le Monde, le contenu de l’article ne vérifie pas ce qu’annonce le titre. Aucun « conflit au sein de l’Eglise belge » n’apparaît dans ce papier du correspondant bruxellois Jean-Pierre Stroobants. L’article vise simplement l’évêque de Namur, Mgr André-Mutien Léonard, tête de turc des libéraux-libertaires belges qui l’accusent d’être « proche de Rome ». (Il s’en honore). 

Que lui reproche-t-on cette fois-ci ? Une « interview retentissante », le 4 avril, dans laquelle il aurait décrit les homosexuels comme des « anormaux ».  

Le Monde insiste : « Après coup, Mgr Léonard a nié avoir utilisé le terme ‘‘ anormaux’’  pour décrire les homosexuels. Un enregistrement de l’entretien confirme toutefois qu’il a bien usé de cette formule. »

Mais la bande magnétique de Télé-Moustique (l’hebdomadaire qui a réalisé l’interview de l’évêque) contredit Le Monde : dans cet enregistrement, on entend  Mgr Léonard dire qu’à son avis l'homosexualité est « une anormalité », mais que ce jugement vise le comportement et non les personnes.

Donc :

- l’évêque n’a pas traité les homosexuels d’anormaux,

- ce qu’il a dit contre les pratiques homosexuelles (et pour la bienveillance envers les personnes) ne faisait qu’exprimer la position habituelle de l’Eglise catholique sur la question,

-  « Transcrire cela en disant que j’ai déclaré que les homosexuels étaient des anormaux est un grave abus de langage », conclut-il.

Le Monde a commis cet abus. C’est un signe des temps, sous deux angles :

a)  il y a une différence radicale entre le fait de critiquer des comportements et celui de s’en prendre à des personnes. Nier cette différence, c’est interdire tout débat, et c’est réduire les individus à leurs actes : confusion qui peut ouvrir la porte au pire, comme on l’a vu dans le passé.

b) Ce type d’amalgame et d’abus polémique se justifie, chez des médias, par leur désir de faire taire l’Eglise catholique. Dans le reste de l’interview, en effet, Mgr Léonard porte, sur d’autres questions de société, des jugements très fermes mais qui sont aussi ceux de l’Eglise. Lui reprocher ces jugements, c’est vouloir interdire de parole le catholicisme.

Le fait que Mgr Léonard soit un possible successeur du cardinal Danneels à la tête de l’Eglise belge, n’est pas pour rien dans l’offensive qui se déclenche. Menée en Belgique par les  holebis (« homosexuels-lesbiennes-bisexuels ») du mouvement postchrétien Evangelie Levensnabij (5),  elle est relayée en France par une presse qui prend le risque de s’identifier à l’arrière-garde (très vieillissante) du « progressisme » des années 1970.

Dernier point : noter le mot « société  libérale » dans le titre de l’article du Monde.  Il y a peu, le même journal titrait : « L’Eglise sera vaincue par le libéralisme ».

Notes:
(1) La notion de  « conservatisme » n’a aucun sens en matière de foi.
(2) que le fondamentalisme (interprétation littérale des Écritures) est incompatible avec la pensée catholique. (Donc cet entretien réfute le reste du « dossier » du Monde, qui pousse à croire que l’Eglise de Benoît XVI dérape vers le… fondamentalisme !).
(3) Au contraire : c’est au nom du Credo que Vincent de Paul, mère Teresa ou Mgr Romero ont voué leur vie aux pauvres. (Par ailleurs, on ne savait pas que les financiers ultralibéraux proches du Monde avaient un tel souci de « ceux qui souffrent »).
(4) L’Eglise ne joue jamais de coup de poker, nulle part. Ce n’est pas son genre. Un éditorialiste peut-il oublier cela ?
(5) fondé en 1985 contre Jean-Paul II.
 

Sources:  Cathophobie- E.S.M.

Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel

Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 09.04.2007 - BENOÎT XVI - EGLISE

par Café Bleu publié dans : Inattendu ?
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Lundi 2 avril 2007
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Lundi 2 avril 2007
par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Lundi 2 avril 2007

( le Café Bleu avait eu l'honneur de recevoir Maître Trémolet de Villers le 21 février 2006 sur le même sujet; voir le compte-rendu dans notre rubrique du même nom )

Texte paru dans le Figaro du 17 juin 2004

«Qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ?» Une série du «Figaro»

La patrie trahie par la République


Après les articles d'Hélène Carrère d'Encausse, Alexandre Adler, Michel Wieviorka, Alain-Gérard Slama, Max Gallo et des entretiens avec René Girard, Claude Bébéar et Amin Maalouf, notre série se poursuit aujourd'hui avec une tribune de Jean Raspail.


PAR JEAN RASPAIL*


J'ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d'un colis piégé. Difficile de l'aborder de front sans qu'il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C'est pourtant l'interrogation capitale. J'ai hésité. D'autant plus qu'en 1973, en publiant Le Camp des saints, j'ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n'ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.


Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu'«ils sont chez eux chez moi» (Mitterrand), au sein d'une «Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes» (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu'au basculement définitif des années 2050 qui verra les «Français de souche» se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d'Africains, Maghrébins ou Noirs et d'Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l'islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer(1).


La France n'est pas seule concernée. Toute l'Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l'ONU (qui s'en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l'Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l'Europe des Quinze est l'un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l'incurie des «gouvernances» et qu'il lui faudra affronter dans son âge d'homme...


Sans compter que les «Français de souche», matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l'homme, de «l'accueil à l'autre», du «partage» cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites «antiracistes», conditionnés dès la petite enfance au «métissage» culturel et comportemental, aux impératifs de la «France plurielle» et à toutes les dérives de l'antique charité chrétienne, n'auront plus d'autre ressource que de baisser les frais et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule «citoyen» du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu'on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s'obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu'elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.


Face aux différentes «communautés» qu'on voit se former dès aujourd'hui sur les ruines de l'intégration (ou plutôt sur son inversion progressive: c'est nous qu'on intègre à «l'autre», à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s'agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d'une communauté de la pérennité française. Celle-ci s'appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.


Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l'autre. Quelque chose comme l'élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite?


Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l'ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d'une espèce à jamais disparue qui s'appelait l'espèce française et n'annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé.


Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu'en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c'est que les derniers isolats résistent jusqu'à s'engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l'espagnole mais s'inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n'est pas moi qui m'en chargerai, j'ai déjà donné. Son auteur n'est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j'en suis sûr...


Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c'est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d'hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n'ose dire cyniquement, à l'immolation d'une certaine France (évitons le qualificatif d'éternelle qui révulse les belles consciences) sur l'autel de l'humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l'Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces «intelligents» qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l'organisme encore sain de la nation française.


Même si je peux, à la limite, les créditer d'une part de sincérité, il m'arrive d'avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication: ils confondent la France avec la République. Les «valeurs républicaines» se déclinent à l'infini, on le sait jusqu'à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d'abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n'est qu'une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d'idéologie, idéologie avec un grand «I», l'idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu'ils trahissent la première pour la seconde.


Parmi le flot de références que j'accumule en épais dossiers à l'appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l'étendue des dégâts. Elle est extraite d'un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003: «Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d'une jeune Française issue de l'immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République...»


Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure: «Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d'êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.» (Président Boumediene, mars 1974.)


Et celle-là, tirée du XXe chant de l'Apocalypse: «Le temps des mille ans s'achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.»


*Ecrivain, romancier.


(1)Le délicat iman de Vénissieux, en vertu du jus soli, a engendré à lui seul seize petits citoyens français

par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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