Comité de Soutien

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  • Thibaud COLLIN, agrégé de philosophie, essayiste
  • Hilaire de CREMIERS, directeur de "Politique magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Philippe LAUVAUX, professeur de droit à l’Université de Paris II et à l’Université libre de Bruxelles
  • Gérard LECLERC, journaliste, essayiste
  • Olivier TOURNAFOND, agrégé des Facultés de Droit, professeur à la Faculté de Droit Université Paris 12
  • Marie-Françoise OUSSET, guide de Paris
  • Bernard PASCAUD, président de la Restauration Nationale
  • Jacques TREMOLET de VILLERS, avocat à la Cour
  • Jean-Marie LE MENE, Président de la Fondation Jérôme Lejeune
  • Christian WAGNER, rédacteur en Chef de le rubrique Economie et Finances de "Politique Magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Yvan BLOT, inspecteur général de l'administration, homme politique, essayiste
  • François-Georges DREYFUS, historien, professeur émérite de l'université Paris IV-Sorbonne, ancien directeur de l'Institut d'études politiques et du Centre d'études germaniques de l'université de Strasbourg
  • Gilles VARANGE, rédacteur en chef de "la Nouvelle Revue universelle", chef de la rubrique "monde" de "Politique Magazine", écrivain
  • Frédéric ROUVILLOIS, Professeur de droit public à l'université de Paris V, écrivain
  • Olivier PICHON, directeur de la rédaction de Monde & Vie et ancien patron d'émission sur Radio-Courtoisie
  • André LOUCHET, professeur de géographie, directeurs de recherche doctorale à l'université Paris IV
  • Pierre HILLARD, professeur de relations internationales , essayiste

Magazine et Revue

“POLITIQUE MAGAZINE”

Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
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La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau.

Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma..

tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

L’abonnement d'un an: 60 euros, étudiants : 40 euros


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Etudiants, Jeunes Professionnels et Amis

BIENVENUE
Le Café Bleu rassemble des personnes qui ont pris conscience que les grands enjeux contemporains étaient déterminants pour notre avenir, sans pour autant avoir la disponibilité requise pour se pencher sérieusement sur ces problèmes de notre temps.
            Aussi, les étudiants, jeunes professionnels et amis du
Café Bleu se rencontrent chaque mois autour d'un spécialiste qui aborde un thème culturel, philosophique, religieux, politique, économique, juridique, géopolitique ou social.
Au terme de chaque conférence, les participants se retrouvent autour d’un verre pour parler, échanger leurs avis et créer des liens.
            Chacune de ces rencontres répond à quatre fondamentaux
                                   o    sérieux de l'analyse,
                                   o    liberté de propos,
                                   o    débat entre les participants,
                                   o    convivialité de la soirée.
Le but du Café Bleu est de proposer une alternative à la culture unique et à l’historiquement correct en développant des sujets dans tous les domaines avec un œil empirique.
Lundi 2 octobre 2006

Compte rendu de la conférence-projection

De Marie-Françoise OUSSET sur

²   La France, Terre des Arts ²

du 23 mai 2006 :

Chers Amis,

Le Café Bleu félicite Madame OUSSET pour cette splendide démonstration du génie français et des façons dont il s’est exprimé et s’exprime encore aujourd’hui, spécialement dans le domaine artistique. L’art de ce Guide de Paris est de vous plonger dans le sujet qu’elle vous présente en utilisant vos sens, principalement visuel et auditif et bien sûr, artistique. Grâce à ce que l’on voit et entend, on se persuade que l’art sous ses multiples formes est un bon moyen, voire le bon moyen de faire apprécier la France et de donner des raisons de vivre.

En France, la beauté s’est manifestée en tout temps, en tout, partout et pour tous.  

L’histoire de l’art en France est la plus longue du monde.

Par les Grecs, nous avons appris à mettre de la mesure dans la grandeur. Les visages sans personnalité des statues de style grec sans attirer le regard, permettent de mettre en valeur la beauté des corps (la Vénus de Milo). La sculpture française a gardé cette exigence de la juste proportion mais a rapidement jugé nécessaire d’introduire des émotions dans les visages. L’inscription ² UDEN AGAN ² sur le fronton de la Maison Carrée de Nîmes indique que rien n’est de trop lorsqu’il s’agit de magnifier la matière que l’on travaille.

La fleur est un élément de décoration typiquement français. L’art français s’y exprime.

Beaucoup d’arts sont dus au génie français.

Le chant grégorien est lié à un séjour du pape en France lors du règne de Pépin Le Bref.

Alexandre BERSIN, Curé en Normandie, en écrivant une vie d’Alexandre le Grand au 12e siècle, a inventé l’alexandrin.

La France est le fer de lance de l’art roman. En effet, à la mort de St Bernard, sont dénombré 393 monastères de ce style. L’art roman permet une hauteur sous voûte de 28 mètres. La technique de la croisée d’ogives permit ensuite d’augmenter la hauteur à 35 mètres et plus. Par exemple dans la cathédrale de Metz, qui possède beaucoup de vitraux, on peut admirer la ²lanterne du bon DIEU² qui est un modèle de croisée d’ogives.

C’est en France qu’il y a la plus grande surface de vitraux.

Puis apparaît l’art gothique, appelé alors ² Ars Francisenum, Opus Francisenum ². La cathédrale du Mans a une nef romane et un chœur gothique. Pour demander l’agrandissement du chœur, les habitants demandèrent à PHILIPPE AUGUSTE : « Nous ferons le chœur dans le style français ». Ils ne parlaient pas d’art gothique. L’Europe entière commence à regarder vers l’Ile de France. Rome jalouse cette créativité. Un ami de RAPHAEL appelle avec mépris ce style ² barbare ² du nom d’² art gothique ². La cathédrale de Chartres a été construite en 26 ans, ce qui donne une idée de la frénésie de construction de l’époque.

 Malraux dira en parlant des cathédrales de France : « Jamais on avait vu fleurir autant de douceur sous autant de panache » ; et on peut se fier à son jugement de grand voyageur et d’artiste qui avait pu comparer les multiples expressions de l’art, et d’agnostique donc à sa partialité quand il parle de cathédrales. La douceur ou la tendresse dans l’art sont des impressions que l’on ne trouve pas dans l’art romain ou grec.

 

 

 

L’art espagnol est plus tragique, plus dramatique.

Seul l’art chrétien a retranscrit toutes les expressions du visage. C’est la seule civilisation qui, en art, va de l’expression de la douleur la plus profonde à la joie la plus resplendissante.

 

A cette époque, il y avait une église pour 200 habitants et des chefs d’œuvres dans chaque village.

Les artistes ne payaient pas pour entrer dans les villes contrairement aux autres, ce qui montre la place faite à l’art dans la société de l’époque ; d’où l’expression ² payer en monnaie de singe ², c’est à dire que des imposteurs prenaient un singe sur l’épaule pour se faire passer pour des artistes.

Des femmes étaient chefs de chantier à l’époque. C’est aussi la période de ² l’amour courtois ².

La première ² Piéta ² date du 14e siècle. Jusqu’au 16e siècle le peuple pourra admirer le fabuleux jubé de Troyes.

Humour et fraîcheur sont deux des qualités qui pourraient qualifier l’art français. Pour preuve ce vase en porphyre d’Egypte auquel SUGER ajoute des ailes et un bec d’aigle.

Ou encore ce diablotin farceur assis sur le dos d’un évêque et d’un roi, et ce sur la façade de Notre-Dame

 

Les trois frères LENAIN qui travaillaient ensemble furent les hérauts du classicisme. Le dernier survivant fut anobli. Lors de la Renaissance, apparaît en France l’art réaliste alors qu’en Italie on continue d’utiliser la technique du visage grec. Art réaliste ne signifie pas vulgaire. En effet la vulgarité dans l’art n’apparaît qu’au 18e siècle.

L’art français de cette époque a donné de multiples techniques qui ont été reprises et universalisées. Les plafonds à la française, les jardins à la française, la porte-fenêtre (french-window), les opéras ballets de LULLY, etc…

En arrivant en France, l’art baroque est pondéré par le classicisme. Alors qu’il devient exclusif dans les pays voisins, exception française oblige, il est tempéré chez nous. DELACROIX dit : « Pour apprécier une œuvre d’art, il faut la comparer ». Or Versailles est supérieur à Schönbrunn, au Prado, à Windsor,…

La Sorbonne est un mélange des genres : temple classique, étage à la MANSART, coupole.

Versailles est la seule ville de France sans fleuve ni rivière, ce qui indique l’esprit novateur de l’époque qui ne rechigne pas devant la complexité et la non-conformité des projets quand il s’agit de faire du beau.

C’est aussi l’époque de la découverte du Champagne par Dom PERIGNON, mort la même année que LOUIS XIV.

 

Des places se construisent à Paris : l’Observatoire, la place Vendôme. LOUIS XIV ne se désintéresse pas de Paris. Il demande à WATTEAU de peindre des ² sentiments fugitifs ². Madame de POMPADOUR est une sorte de Ministre de la Culture. Avec LOUIS XIV, ils vont découvrir un grand nombre de talents artistiques auxquels ils donnent les moyens de s’exprimer.

Et sans être vulgaire, on n'est pas pudique pour autant :

Madame VIGEE-LEBRUN a été le professeur de peinture de la reine MARIE-ANTOINETTE. Elles avaient toutes deux 22 ans.

Le sculpteur CARPEAUX est un des grands de la Renaissance.

Les impressionnistes ont connu un essor fantastique en France :

le pointillisme, l’art naïf par le douanier ROUSSEAU, le fauvisme de GAUGUIN et la recherche de l’harmonie des couleurs (une femme qui baille de DEGAS).

L’art nouveau : l’art ² nouille ² de MUCHA qui vient de Prague. FUJITA qui vient du Japon pour s’établir en France et profiter de l’effervescence artistique. De même pour VAN GOGH qui vient des Pays-Bas.

Autres styles avec le cubisme et le surréalisme dans lesquels la femme tout particulièrement est déformée et dévalorisée. PICASSO a dit : « Je hais le visage humain ». DALI dit à PICASSO : « Bravo. Tu nous fais gagner du temps. Nous ne pouvons pas descendre plus bas .» On peut s’étonner, à défaut d’autre chose, devant Coucher de soleil sur l’Adriatique qui fut peint par la queue d’un âne et présenté au Salon des Indépendants.

 

          La beauté s’exprime dans l’art en France par tout les moyens : le bois, l’ivoire, la dentelle, les soieries (de Lyon), le verre, la joaillerie, la musique, la littérature, l’escrime, la cuisine, etc… La ROCHEFOUCAULD a dit : « Manger est un besoin, savoir manger est un art ».

 

          Tous le monde a toujours eu accès au beau en France. Que ce soit en profitant des cathédrales (surtout pour les pauvres puisque les riches avaient leur chapelle), des hospices (à Beaune) pour les malades, des lavoirs, des fontaines, des marchés couverts, etc… Les Invalides à Paris ont été construits pour les soldats gravement blessés.

 

Chacun a pu participer au développement et à la diversification de l’art. Des bergers ont inventé les couteaux Laguiole, etc…

 

          La France est et a toujours été une terre fertile pour les arts. Tout en imprimant sa marque dans beaucoup d’entre eux, l'art français touche à la beauté universelle lorsque ses filles et fils travaillent à glorifier l’âme et la matière. A eux de s’inspirer de ce qui a rendu l’art parfois tant français.

 

EVH

Le 29/09/2006

par Café bleu publié dans : Comptes-rendus des conférences
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Lundi 2 octobre 2006

Compte rendu de la conférence

De Monsieur LEMENE sur

² La Bioéthique au cœur de la Société ²

du 20 juin 2006 :

 

 

Chers Amis,

 

Le Café Bleu a écouté avec attention la présentation de la Fondation JEROME LEJEUNE par son président, Mr LEMENE, qui œuvre à la promotion et à la protection de la vie. Il a ensuite parlé des obstacles que la Fondation rencontre pour faire passer son message et pour agir dans notre société, mettant en évidence le formatage des mentalités et l’idéologie mortifère ambiante en France. Les multiples chiffres et précisions médicales qu’il nous a communiqués mettent en évidence que dès la conception, l'embryon est un être humain, qu'il mérite respect et doit être protégé surtout parce qu’il est fragile et merveilleux. 

L’exactitude de son propos fait de Mr LEMENE un orateur précieux pour sa cause et passionnant pour les gens qui l’écoutent.

 

 

La Fondation JEROME LEJEUNE s’occupe de plus de 1300 handicapés. Son discours se fonde sur une éthique biomédicale, donc sur une pratique et des expériences médicales, à l’opposé d’une doctrine idéologique et ce discours est d’autant plus fort qu’il dévoile l’urgence de la réalité.

Son action s’articule autour de trois axes :

1)     Chercher   2) Soigner   3) Défendre

Sa vocation est d’informer sur la trisomie et d’aider et protéger les trisomiques.

Elle fait face à un discours unanime et dévié dans lequel la ²prévention² signifie la suppression du patient plutôt que son accueil et sa guérison, d’où l’absence de recherche et de fonds pour mieux connaître la trisomie et améliorer la vie des trisomiques.

La suppression des pauvres n’a jamais supprimé la pauvreté.

Un exemple du mur idéologique qui fait face à la Fondation est l’article paru dans ² Var-Matin ² en juin dernier et qui crie au scandale car il y a encore 1000 enfants trisomiques qui naissent par an et qui ne sont pas dépistés !!… un article d’une rare violence dans les termes choisis pour qualifier les trisomiques et leurs parents. En réalité, il y a 350 naissances d’enfants trisomiques par an. Les 1000 naissances par an arrivaient à l’époque où il n’y avait aucune technique de dépistage.

C’est tout le problème de la désinformation par les médias et du manque de réflexion non-partisane contre lequel la Fondation doit lutter.

Il faut savoir qu’il y a un important enjeu financier autour des naissances. Il y a 800 000 femmes enceintes par an et cela représente énormément d’argent. D’où l’importance, pour ces firmes, d’exploiter à fond ce marché en vendant à ces femmes un maximum de produits pharmaceutiques, de tests de dépistages. Et pour cela il existe une méthode infaillible : c’est la peur de la catastrophe, et la culpabilisation. Il y a un budget de 100 millions d’euros par an uniquement pour ces tests qui dépistent les quelques 1000 trisomiques qui sont conçus par an. Et 80 mille euros par an pour les tests d’amniocentèse. Or, ce qui est moins dit, c’est que ces derniers provoquent un risque de 2 % de fausses couches, c’est à dire que ces tests provoquent plus de fausses couches qu’ils ne ² dépistent ² d’enfants trisomiques : 2 fausses couches provoquées pour un enfant trisomique ² attrapé ², c’est à dire que deux femmes qui voulaient un enfant n’en auront pas seulement pour attraper le ² trisomique ² qu’il faut éliminer impérativement.

Que cache l’I.M.G (Interruption Médicale de Grossesse) généralisé ? l’infanticide légal du plus faible d’entre nous. Où est la morale dans cette pratique ? Mieux vaudrait n’utiliser que le terme d’I.V.G (Interruption Volontaire de Grossesse) qui au moins n’évoque pas tout un processus de réflexion médicale aboutissant à la suppression de la vie. Tous les régimes totalitaires ont rêvé de réduire la morale à la loi seule et à ce qu’elle autorise. Si le meurtre du plus faible est permis dans une société, sur quoi repose le droit et l’organisation de la vie sociale ? Au nom de quoi organiser la vie sociale ? La loi pouvant changer d’une majorité à l’autre dans le régime qui nous gouverne actuellement, ni la morale, ni la justice ne sont protégées puisqu’elles sont le terrain des luttes électorales, au mépris du droit naturel. Il y a là une menace pour l’état de droit car tout mensonge est porteur de totalitarisme.

Le totalitarisme de la pensée sévit déjà dans notre société en imposant le silence et le mensonge sur ces questions. Une conception sur 700 est un enfant trisomique et cette pathologie n’est pas considérée comme une pathologie prioritaire à soigner, alors que le Téléthon finance la recherche et les aides pour des maladies rares qui correspondent à une conception sur 1500. Pourquoi tuer plus spécialement les trisomiques plutôt que de les soigner alors qu’ils représentent plus d’individus que d’autres maladies bien mieux encadrées ? Aucun fonds n’est alloué à la recherche sur la trisomie. Aujourd’hui, de nouvelles lois apparaissent pour prendre en charge sur le plan scolaire les handicapés et permettre leur insertion mais pas d’aide financière n’est prévue pour faire avancer la recherche médicale. Il y a un décalage entre l’attente des parents et la plupart des chercheurs actuels. Les uns veulent que la recherche soit orientée pour que les trisomiques qui se rendent compte de leur handicap puissent vivre comme tout le monde et les autres ne veulent qu’obtenir quelques points de Q.I supplémentaires.

 

La Fondation JEROME LEJEUNE trouve des fonds pour payer des recherches et des consultations pour leurs patients trisomiques car 40 % seulement des frais sont pris en charge par l’assurance maladie. Elle soutient aussi les familles ou les femmes qui le souhaitent en organisant des parrainages entre anciens et récents proches de trisomiques. Ainsi, les personnes bien intentionnées découvrent qu’avoir un enfant trisomique est une épreuve – certes  peu enviable, mais une épreuve comme on en rencontre d’autres dans la vie. Et comme toute épreuve, il faut l’accepter puis la surmonter si l’on veut être heureux, ce que l’on découvre très possible avec un enfant trisomique.

Le but de la Fondation est d’aider à la guérison de ces malades. La cardiopathie (déformation du cœur) est déjà soignée dès la naissance, d’où l’intérêt du dépistage prénatal bien utilisé. De même, d’autres problèmes physiques peuvent être soignés.

La trisomie a pour origine le mauvais dédoublement (méiose) des chromosomes d’une cellule sexuelle. Chaque cellule sexuelle a 23 chromosomes donc lors du dédoublement en apparaissent 46. La trisomie résulte de la multiplication par trois du chromosome 21, ce qui donne 47 chromosomes et crée un déséquilibre. Une maladie du même type mais plus rare existe qui est la monosomie, c’est-à- dire que le chromosome 21 ne se multiplie pas du tout donnant un total de 45 chromosomes après le dédoublement des chromosomes de la cellule. Il existe d’autres formes de maladies encore plus rares ayant pour origine un problème de dédoublement sur d’autres chromosomes que le 21. Le chromosome 21 est le plus petit, donc possède moins de gênes. En avoir un de plus donne un handicap moins grand qu’avoir un chromosome 13 ou 18 de plus, chromosomes qui comportent plus de gênes donc plus d’informations.

Ce problème lors du dédoublement des chromosomes d’une cellule sexuelle est une piste de recherche sérieuse qu’il faut approfondir et c’est ce à quoi la Fondation s’emploie.

Une deuxième piste serait d’inhiber par voie biochimique les réactions chimiques du troisièmes chromosome 21 pour le rendre inopérant et donc limiter le déséquilibre qu’il crée.

D’autres voies peuvent être explorées et méritent qu’on s’y intéresse. Il s’agit des techniques de médecine douce ou préventive. Par exemple, on a constaté que moins d’enfants naissent atteints de la spidafiba (malformation qui fait que la moelle épinière n’est pas refermée), depuis que les femmes en Angleterre consomment plus d’acides foliques (que l’on trouve principalement dans les légumes verts), avant et pendant la grossesse. Peut-être existe-t-il une méthode analogue à découvrir qui limiterait le risque de transmettre une pathologie trisomique à l’enfant ?

La médecine diagnostique est toujours plus rapide que la médecine thérapeutique.

 

Si la question est ²mon droit, mon confort² avant tout, alors il n’y a plus de limites à la science : si on veut un enfant blond, intelligent, noir, … tous les moyens seront bon.

Il y a des injustices flagrantes dans la pratique de l’avortement :

Pourquoi la mère détient-elle le droit de tuer son enfant même si cela va contre l’avis du père ?

Pourquoi le droit de la mère est-il supérieur au droit de l’enfant ?

Où est l’égalité dans tout cela ?

Une vie humaine commence au moment où toute l’information apportée par le spermatozoïde est réunie à celle apportée par l’ovule. Dès la pénétration du spermatozoïde se trouve réalisé un être nouveau. Le patrimoine génétique unique de la personne est déterminé à ce moment là. Non pas un homme théorique mais le premier stade de développement de celui qu’on appellera plus tard Paul ou Virginie. L’embryon est donc un organisme, un être vivant. L’embryon humain est un être vivant avec un patrimoine génétique humain. C’est donc bien un homme (extrait du livret Manuel Bioéthique des Jeunes, que vous pouvez vous procurer sur simple demande à la fondation).

Aux U.S.A, le débat sur ces questions a lieu, c’est un enjeu dans la société, c’est une priorité pour les évêques.

Il y a une véritable dictature du bonheur dans notre société. Tous ce qui sort de ce cadre et qui ne correspond pas à cette image du bonheur doit être supprimé. Spécialement les êtres les plus faibles sous prétexte qu’ils ne seront pas heureux si on les laisse vivre… comment savoir ?

 

L’entrave à l’I.V.G est un délit, c’est-à-dire une faute supérieure à une contravention en droit donc vraiment grave, presque un crime. Et l’interprétation du mot " entrave " est très vague et est laissé aux bons soins du juge…

Simone de BEAUVOIR a dit : « L’avortement est la clef de l’entrée dans la féminité ». Cela laisse imaginer où elle plaçait sa féminité et plus largement, en tant que symbole d’une époque et d’une génération, ce que la féminité représente aujourd’hui.

Il est clair que ce n’est pas la meilleure voie d’épanouissement pour une femme. Il n’y a qu’à voir le drame psychologique qu’est l’avortement pour la plupart des femmes qui y ont été poussées.

 

          Outre le travail de recherche sur la maladie et de suivi des trisomiques, c’est tout un travail d’information de l’opinion publique qui est nécessaire et auquel s’emploie la Fondation JEROME LEJEUNE ainsi que d’autres associations pour la vie. Il faut faire changer la façon dont les plus faibles, ceux qui ont des problèmes, sont acceptés dans notre société. C’est l’apanage de tout état de droit d’accueillir en son sein et de prendre soin des plus déshérités de ses enfants. C’est une action d’éducation qui est nécessaire et qui doit commencer dès aujourd’hui et auprès des plus jeunes de notre société pour que le futur soit plus humain que le présent.

 

EVH

Le 2/10/2006

par Café bleu publié dans : Comptes-rendus des conférences
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Vendredi 29 septembre 2006
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Jeudi 25 mai 2006

Compte rendu de la conférence

d’Yvan BLOT sur

² la critique de la démocratie par les philosophes grecs ²

du 4 mai 2006 :

 

Chers Amis,

Le Café Bleu a eu le privilège de bénéficier des clés d’interprétation d’Yvan BLOT pour comprendre l’homme et ses besoins, et de ses propositions pour lui adapter un système dans lequel ses qualités et ses aspirations pourront s’exprimer au mieux. Ces propositions se situent dans le prolongement d’une culture antique intériorisée et dont les constantes se révèlent d’actualité.

Un grand merci à Mr BLOT de la part du Café Bleu pour ce tour d’horizon de l’Antiquité et de ses figures.

La Grèce antique, considérée comme inspiratrice des démocraties modernes, est paradoxale. L’attitude des Grecs à l’égard de la démocratie n’est pas forcément favorable, même s’ils l’ont inventée. De plus, ce que nous appelons démocratie aujourd’hui n’était pas la même chose en ces temps-là. Le paradoxe se retrouve dans les personnages qui ont admiré la Grèce. De CLEMENCEAU à MAURRAS, la Grèce a guidé toutes sortes d’intelligences. CLEMENCEAU illustre ces modernes qui ont voulu s’emparer du modèle démocratique antique et qui n’en ont finalement pas saisi l’essence.

La Grèce était éclatée en dizaine de cités qui avaient leur propre mode de gouvernement. Sparte était une royauté, la Macédoine une monarchie, d’autres cités des aristocraties et d’autres des démocraties.

L’histoire grecque commence huit siècles avant J.C avec l’apparition de l’écriture. Les Grecs sont les premiers indoeuropéens à utiliser l’écriture avec HOMERE. Dans ses écrits, il ne met en scène que des Rois (AGAMEMNON, PRIAM, ACHILLE, ULYSSE). Les récits d’HOMERE imprégnaient la culture de tous les Grecs car il était l’essentiel de l’enseignement et cela jusqu’au VIe siècle avant J.C. Au Ve siècle avant J.C, la Grèce devient un ensemble de cités, dont Athènes, qui est une démocratie constituée d’un conseil de neuf archontes qui forment la cour suprême. Le système est bipartite avec un parti pour la démocratie et l’autre pour l’aristocratie.

L’autre grande cité, à l’époque, est Sparte qui est l’opposée d’Athènes dans son mode de gouvernement et dans ses valeurs. Ce qui a entraîné la guerre du Péloponnèse pendant trente ans qui se terminera par l’écrasement d’Athènes. Au IVe siècle avant J.C, les Grecs sont défaits par PHILIPPE II de Macédoine à Chéronée. DEMOSTHENE (un démocrate) a expliqué pourquoi il ne pouvait organiser la résistance contre PHILIPPE II : il dit être dans un système démocratique qui lui interdit toute vision d’avenir, tout plan à long terme et qui ne lui permet pas de s’appuyer sur une volonté populaire homogène. Le fils de PHILIPPE II, ALEXANDRE, a fondé un immense empire. A sa mort, ses généraux se le partagent, ce qui a entraîné la dissolution de cet empire. Du IIIe au Ier siècle avant J.C, ces royaumes hellénistiques sont petit à petit dominés par Rome, du fait du parcellement de l’empire d’ALEXANDRE.

Rome est une République qui a été renversée par CESAR. On constate que dans l’histoire de l’Antiquité, les démocraties ou républiques ont subi des guerres civiles permanentes avant de s’écrouler.

Les grands auteurs qui ont inspiré et façonné le Grèce et qui ont eu une grande influence sur notre civilisation, peuvent être répartis en quatre catégories : les poètes, les historiens, les philosophes et les rhéteurs qui peuvent être assimilés à des avocats, des professeurs de droit ou des hommes politiques.

Parmi les poètes, se distinguent les dramatiques, qui sont : HOMERE, qui ignore la démocratie ; ESCHYLLE, qui est un disciple d’HOMERE ; SOPHOCLE, qui, dans ANTIGONE, parle de l’état de droit, du droit naturel en mettant en scène CREON, le mauvais dictateur, le tyran, que SOPHOCLE oppose à THESEE, le Roi qui gouverne non en fonction de ses caprices mais de la morale ; EURIPIDE, qui dans EGYDE présente le bon Roi. Ensuite, ARISTOPHANE se révèle un antidémocrate dans Les cavaliers où il souligne la démagogie qui flatte le peuple et dans L’assemblée des femmes où il raconte une femme "communiste" qui veut avant tout arriver au pouvoir et, par jalousie, obliger la société à mettre tout en commun.

On constate que dans la poésie grecque la démocratie n’existe pas et les idées qui pourraient être le commencement d’une "prise de conscience" démocrate sont tournées en dérision, font rire et sont enseignées comme vicieuses et dangereuses pour l’équilibre de la société.

Le premier des historiens est HERODOTE. Il a classé les régimes politiques et inventé les mots de cette classification : démocratie, aristocratie, monarchie. Ses écrits sont interprétés aujourd’hui comme la mise en scène de l’opposition entre la liberté des Grecs et la royauté totalitaire perse. Or, Sparte participe à la victoire militaire contre la Perse et c’est une monarchie d’hommes libres. La séparation se fait en vérité entre les peuples libres et les peuples en esclavage et ne correspond pas au partage entre démocratie et monarchie mais plutôt entre monarchie et tyrannie. L’historien THUCYDIDE est un démocrate. Il raconte la démocratie athénienne qui est dirigée par dix généraux grecs, dont PERICLES, qui se révéla l’âme de cette démocratie en se faisant réélire pendant quinze ans au pouvoir. Juridiquement, c’est une démocratie. Socialement, c’est une monarchie. Quand il meurt, la guerre civile éclate et conduit au pouvoir ALCIBIADE, un mauvais disciple de SOCRATE, qui devient l’exemple du démocrate démagogue profiteur. THUCYDIDE montre qu’Athènes voulait sans cesse faire la guerre, contrairement à Sparte qui voulait conserver son armée de grande qualité. Il montre, par honnêteté, les défauts de la démocratie. D’autres historiens ont produit des œuvres remarquables comme XENOPHON, partisan inconditionnel de Sparte et POLYBE qui fait l’éloge du régime mixte.

Des rhéteurs sont à connaître : ISOCRATE qui, toute sa vie, a cherché un bon Roi à servir et DEMOSTHENE, vrai démocrate, qui critiqua pourtant la démocratie et ses faibles moyens.

Les philosophes grecs se sont révélés les plus antidémocrates. Jusqu’à SOCRATE, ils ont été très aristocratiques. Puis les sophistes, par l’intermédiaire de PROTAGORAS, vont propager l’idéologie démocratique, le relativisme, la mesure de tout étant l’homme. SOCRATE s’est battu toute sa vie contre le relativisme. Il a prôné une vérité, un bien, une morale, une société basée sur la justice. Il a été mis à mort par les gouvernants athéniens d’alors sous prétexte qu’il avait renié le culte des dieux et avait un discours monothéiste. Il avait refusé de quitter Athènes se sachant menacé. Il a montré le lien entre le type d’âme et le système politique. Socrate a l’intuition que l’âme est le plus important chez l’homme. Il faut avoir soin de son âme sur terre dans l’optique du bonheur. Il croyait en l’immortalité de l’âme et au jugement après la mort. Il a conseillé des tyrans siciliens et a expliqué que la démocratie débouchait toujours sur la tyrannie. L’exemple de ROBESPIERRE confirme sa démonstration. De même, les règnes de NAPOLEON, d’HITLER. En Russie, après la perte de la guerre au début du XXe siècle, le Tsar est affaiblit. Il est renversé et après un bref essai de démocratie, c’est la Révolution et ses conséquences.

PLATON, disciple de SOCRATE (comme XENOPHON), associe chaque régime à un état d’esprit. Comme, les systèmes se délitent à cause de l’imperfection des hommes, il faut un régime mixte pour compenser leur inconstance. En France, avant la Révolution, la religion jouait un rôle modérateur sur le pouvoir, de même que les parlements, les corporations, les provinces. PLATON conseille de confier l’exécutif à un chef, élément monarchique, le législatif et la justice à des hommes compétents, une aristocratie, et d’introduire la composante démocratique comme organe consultatif et d’expression du peuple. Il se fonde sur l’exemple de Sparte, régime mixte avec ses institutions originales (deux Rois chefs de la religion et généraux en même temps, une assemblée aristocratique s’occupant du législatif : "les Gérontes", et des représentants du peuple élus une fois l’an s’occupant de l’exécutif : "les Ephors"), qui a perduré des siècles jusqu’à l’avènement de Rome.

PLATON développe le raisonnement de SOCRATE. Il pense que l’âme est en liaison avec la divinité. Il établit le postulat que l’âme est composée de la raison (l’homme intérieur), des sentiments (le lion, l’énergie d’agir), de l’instinct (le dragon). La médecine moderne a vérifié cette hypothèse et l’a infirmée : le cerveau comprend trois zones plus ou moins développées en fonction des êtres. Le néocortex est spécifique à l’homme et correspond à la raison, le mésocortex est spécifique aux mammifères et correspond aux sentiments, le paléocortex est spécifique aux reptiles et correspond à l’instinct. PLATON établit des types d’âmes en fonction des composantes dominantes et fait le lien avec le régime politique que cela induit. Lorsque la raison et le sentiment dirigent l’instinct, il parle de l’âme civilisée qui s’appuie sur les traditions. Lorsque le sentiment et l’instinct dirigent la raison, il parle de l’âme sauvage. Lorsque la raison et l’instinct dirigent les sentiments, il parle de l’âme barbare. Les deux derniers types d’âme étant enclin à préférer la démocratie qui excite les appétits de pouvoir.

J.F MATTEI, dans son livre la barbarie intérieure reprend cette analyse.

ARISTOTE a formé PHILIPPE II de Macédoine et son fils ALEXANDRE. Or, vivant à Athènes, il était mal vu du fait de cette collaboration avec des Macédoniens. Il finit par s’enfuir. ARISTOTE prônait un régime mixte. Il a différencié les bons régimes, aspirant au bien commun, que sont la monarchie, l’aristocratie et la démocratie (qui se fonde sur le peuple vertueux), des mauvais régimes, servant leurs propres intérêts, que sont la tyrannie, l’oligarchie et la démagogie. La monarchie était le système préféré d’ARISTOTE car il repose sur moins de personnes ; les hommes n’étant que partiellement vertueux pour lui, ils sont susceptibles de céder à des phénomènes idéologiques de groupe.

Il y a plusieurs conditions pour que l’âme humaine s’épanouisse dans un régime. HEIDEGGER propose un schéma du monde idéal…

CIEL

(Valeurs transcendantales :

bien opposé au laxisme ; vrai opposé au relativisme ; beau)

↑↑

DIVINITE

(ordre naturel ; sacrifice héroïque ; tradition ;)

opposés à la révolution) ↑ →→→→ AME →→→→ HOMME (justice ;charité ;iberté)

↑ ↑ ↑

TERRE

(Valeurs de l’enracinement : famille ; propriété ; patrie)

…et MATTEI, de l’immonde moderne :

 

MATERIALISME

SUJET →→→ AME →→→ FOULE

COSMOPOLITISME, ERRANCE

 

Mr BLOT a adapté ces schémas pour analyser directement les types de régimes à des périodes précises et en a fait ressortir les vices intrinsèques, inévitablement mauvais pour l’épanouissement de l’homme.

Avant 1914, en France, la démocratie n’était pas encore l’immonde qu’elle est devenue. Des éléments fondamentaux d’équilibre social étaient encore présents.

VERTU

RELIGION →→ DEMOCRATIE →→ HUMANISME

CLASSIQUE

PATRIE

(valeur très forte alors)

C’est le fondement égalitaire de cette démocratie qui va tout détruire, comme l’avait prévu TOCQUEVILLE. Et le délitement prévisible d’aujourd’hui.

MATERIALISME

"DROITS DE L’HOMMISME"→→DEMOCRATIE EGALITAIRE→→ETATISME ;

COLLECTIVISME

COSMOPOLITISME

 

Un exemple de la situation inhumaine où ce type de régime conduit et qui souligne son incapacité à protéger ceux qui en ont besoin, est la situation d’une député hollandaise de 36 ans d’origine somalienne, Ayaan HIRSI ALI, qui a fuit sa culture musulmane et c’est réfugiée aux P.B. Elle a collaboré au film de Théo VAN GOGH dénonçant la situation de la femme en Islam. Après l’assassinat de celui-ci, elle a été menacée de mort. Des gardes du corps ont été chargés de surveiller son appartement. Parce que des habitants de son immeubles se plaignent de la dévalorisation que subit cet immeuble à cause de la présence de ces gardes, Mme HIRSI ALI a été expulsée de son appartement, décision prise par la justice hollandaise. Ses voisins ont gagné leur procès en se fondant sur la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, qui fait valoir le droit individuel à un logement calme.

Il devient urgent de définir qui est "l’homme" des "droits de l’homme". Est-ce "le lion", "le dragon" ou "l’homme intérieur" ? Il est également urgent de rappeler les "devoirs de l’homme".

La politique aujourd’hui doit reconstituer un monde. Toujours selon la méthode des quatre causes d’ARISTOTE,

 

CAUSE FORMELLE

CAUSE FINALE →→ CREATION →→ CAUSE MATRICE

CAUSE MATERIELLE

 

Mr BLOT propose :