Comité de Soutien

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  • Thibaud COLLIN, agrégé de philosophie, essayiste
  • Hilaire de CREMIERS, directeur de "Politique magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Philippe LAUVAUX, professeur de droit à l’Université de Paris II et à l’Université libre de Bruxelles
  • Gérard LECLERC, journaliste, essayiste
  • Olivier TOURNAFOND, agrégé des Facultés de Droit, professeur à la Faculté de Droit Université Paris 12
  • Marie-Françoise OUSSET, guide de Paris
  • Bernard PASCAUD, président de la Restauration Nationale
  • Jacques TREMOLET de VILLERS, avocat à la Cour
  • Jean-Marie LE MENE, Président de la Fondation Jérôme Lejeune
  • Christian WAGNER, rédacteur en Chef de le rubrique Economie et Finances de "Politique Magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Yvan BLOT, inspecteur général de l'administration, homme politique, essayiste
  • François-Georges DREYFUS, historien, professeur émérite de l'université Paris IV-Sorbonne, ancien directeur de l'Institut d'études politiques et du Centre d'études germaniques de l'université de Strasbourg
  • Gilles VARANGE, rédacteur en chef de "la Nouvelle Revue universelle", chef de la rubrique "monde" de "Politique Magazine", écrivain
  • Frédéric ROUVILLOIS, Professeur de droit public à l'université de Paris V, écrivain
  • Olivier PICHON, directeur de la rédaction de Monde & Vie et ancien patron d'émission sur Radio-Courtoisie
  • André LOUCHET, professeur de géographie, directeurs de recherche doctorale à l'université Paris IV
  • Pierre HILLARD, professeur de relations internationales , essayiste

Magazine et Revue

“POLITIQUE MAGAZINE”

Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
www.politiquemagazine.fr 
 

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau.

Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma..

tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

L’abonnement d'un an: 60 euros, étudiants : 40 euros


La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE” 

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Etudiants, Jeunes Professionnels et Amis

BIENVENUE
Le Café Bleu rassemble des personnes qui ont pris conscience que les grands enjeux contemporains étaient déterminants pour notre avenir, sans pour autant avoir la disponibilité requise pour se pencher sérieusement sur ces problèmes de notre temps.
            Aussi, les étudiants, jeunes professionnels et amis du
Café Bleu se rencontrent chaque mois autour d'un spécialiste qui aborde un thème culturel, philosophique, religieux, politique, économique, juridique, géopolitique ou social.
Au terme de chaque conférence, les participants se retrouvent autour d’un verre pour parler, échanger leurs avis et créer des liens.
            Chacune de ces rencontres répond à quatre fondamentaux
                                   o    sérieux de l'analyse,
                                   o    liberté de propos,
                                   o    débat entre les participants,
                                   o    convivialité de la soirée.
Le but du Café Bleu est de proposer une alternative à la culture unique et à l’historiquement correct en développant des sujets dans tous les domaines avec un œil empirique.
Samedi 3 février 2007
 
Chers amis,
Voici un joli scoop



Ce matin, en Martinique, Ségolène Royal a visité son ancienne école Saint Joseph de Cluny, école catholique où elle a passé deux ans et où sont enseignés de bonnes choses. Nous ne sommes pas ici dans une pseudo école catholique. L'école est une école de filles, aucune mixité autorisée; uniforme de rigueur; les maîtresses sont toutes bien catholiques; la prière est récitée chaque matin; la méthode globale ici on ne connaît pas; on apprend aussi à jouer aux échecs dès l'âge de 6 ans... Bref on forme des jeunes filles à l'excellence. Notre Marie Ségolène y est allé deux années quand son papa à elle était en poste ici en Martinique.

Pour accueillir l'ancienne élève, voici la jolie chanson qui a été joyeusement interprétée par ces jeunes filles en uniforme impeccable.

Attention les yeux :



Court et donc la nouvelle
Le retour de Ségolène
Dans l'école de sa jeunesse
Où nous forme le Dieu Amour

Qu'elle se rappelle cette année
Que Jésus passe en premier
Qu'elle le mette dans sa vie
Et qu'il guide son esprit.

par Café Bleu publié dans : Inattendu ?
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Vendredi 2 février 2007
Chers Amis,
C’est avec plaisir que nous vous annonçons la prochaine conférence du
qui se déroulera le
jeudi 22 février à partir de 20h
Le but du Café bleu est de proposer une alternative à la culture unique et à l’historiquement correct en développant des sujets dans tous les domaines avec un œil empirique.
Au cours de cette réunion,
Hilaire de Crémiers
viendra nous parler de :
" Les présidentielles, les véritables enjeux"
par Café Bleu publié dans : Agenda
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Mercredi 31 janvier 2007

« C’est la France qu’il faut servir ».
(source : Valeur Actuel, numéro 3660 du 19 au 25 janvier 2007.)


 
Quel jugement portez vous sur l’état de la France ?
Je trouve le débat politique assez pauvre. Tous les candidats à la présidentielle sont dans le circuit partisan depuis de nombreuses années. Ils ont du mal à prendre de la hauteur. Ils font des propositions mais sans vrai projet pour la France. Ils prétendent tous régler dans le moindre détail : l’activité des entreprises, la vie de famille, la façon d’éduquer les enfants… Il devient alors très difficile de prendre une initiative sans qu’on vous oblige à rentrer dans le rang. Tout est corseté politiquement, intellectuellement et juridiquement.

L’Etat étouffe les initiatives ?
Cette " frénésie " ne fait pas une politique. Quelle ambition ont-ils pour notre pays ? Quelle place veut-on que la France tienne dans le monde ? C’est à ces questions qu’il leur faudrait répondre. Mais comment le pourraient-ils ? Ils sont sans cesse soumis à la pression des lobbies qui exigent la satisfaction d’intérêt particuliers dans les plus brefs délais, au détriment du bien commun. Tout est traité dans l’urgence, sans qu’on sache sur quels principes se fonde l’action publique. Et un gouvernement a besoin de temps pour conduire sa politique.

Ce n’est plus le cas ?
Non, les institutions n’offrent plus la durée nécessaire à la poursuite d’une ambition nationale. Dés lors, comment relever les défis de la mondialisation ? Quand on sait ce que supportent nos entreprises : les charges, les 35heures, une législation tatillonne.. Nous pensons être les meilleurs du monde peut être, mais le monde bouge… et parfois sans nous. L’inde, par exemple, possède un système éducatif qui nous rattrape, voire nous dépasse.

Vous avez voyagé à l’étranger ?
Je connais bien les Etats-Unis, l’Amérique latine, le pourtour méditerranéen. Je découvre le Proche-Orient. J’aimerais aller au japon. Il faut lire la presse étrangère pour comprendre que la France ne conservera pas son rang, si ses dirigeants n’ont pas d’ambition pour elle. Le rôle d’une politique, c’est de faire le lien entre le génie d’un pays et le défis qu’il doit affronter.

Qu’est ce que la France, pour vous ?
Ce qui symbolise le mieux à mes yeux, c’est la cathédrale de Chartres. Parce qu’elle plonge ses fondations dans la terre et que sa flèche monte au ciel " dans le seul élan qui sache un peu monter "a écrit Charles Péguy. Pour moi, c’est ça, l’image de la France. Celui qui n’a pas marché dans ses chemins, ni couru ses forêts, celui qui n’a pas bu son vin, ni mangé ses fromages, celui-là ne connaît pas notre pays.

Connaître ses racines pour préparer l’avenir ?
Pour moi, il faut penser global et agir local. Les français ont un géni propre. Nous sommes à la pointe de la recherche sur l’énergie nucléaire, par exemple,, je me suis rendu l’été dernier à Cadarache, qui doit accueillir Iter : le monde entier est venu s’y installer.

Vous voyagez beaucoup en France ?
Je fais plusieurs déplacements par an, depuis dix ans, et aussi dans le cadre de mon association Gens de France. J’essaie de mettre en lumière les initiatives locales ou nationales, à travers la presse qui m’accompagne, je rencontre les Français pour partager leurs passions. Comme eux, par exemple, je m’intéresse beaucoup, à la culture. Je suis d’ailleurs en train de créer mon entreprise pour promouvoir notre patrimoine français.

Quelle est la mission du " prince chrétien " que vous êtes ?
Servir son pays. Je crois qu’il n’y a rien de plus important que le respect de l’homme, depuis sa conception jusqu’à la fin de sa vie. Mais servir la France, c’est aussi veiller à sa prospérité. Si certains choisissent de la quitter, n’est-ce pas qu’il y un problème ? Je m’intéresse aussi beaucoup à l’éducation et à la recherche : ce sont les sources de notre avenir. Enfin, je suis attentif aux questions locales, comme aux problèmes internationaux : je suis très attaché à la francophonie. J’entends dire qu’il faut sauver la République. Mais la République n’est qu’un moment de la France. C’est la France qu’il faut défendre, car c’est à la France que les français sont attachés. 

                                                                                                   Propos recueilli par: Fabrice Madouas.
 

 

par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Lundi 29 janvier 2007
En cette période décisive pour l'Église face à la montée de l'islam, de la sécularisation, du relativisme, le pape Benoît XVI a besoin de tous les catholiques, évêques, prêtres et laïcs, pour soutenir son action. Alors que celle-ci est remise en cause, sans autre forme de procès, l'Homme Nouveau vous propose d'apporter votre soutien à Benoît XVI.

Trois possibilités vous sont offertes, au choix :

– reprendre, dans votre commentaire, le texte de soutien que vous trouverez ci-dessous. Il est impératif d'indiquer clairement vos coordonnées de courriel et de cocher la ligne « Retenir mes coordonnées » car nous porterons ces messages à la Nonciature pour être remis directement au pape;
le  blog pour laisser ce commentaire est: http://soutenonslepape.hautetfort.com/

– mettre, dans votre commentaire, un texte personnel ou adapter du texte ci-dessous. Il est impératif d'indiquer clairement vos coordonnées de courriel et de cocher la ligne « Retenir mes coordonnées » car nous porterons ces messages à la Nonciature pour être remis directement au pape;

– ou en nous envoyant un message de soutien pour le pape à l'adresse : contact@hommenouveau.fr ou par écrit à :
L'Homme Nouveau, 10 rue Rosenwald 75015 Paris.

Merci d'indiquer votre qualité : évêque, prêtre, laïc.
L'indication Url n'est pas obligatoire.

Pour ceux qui laisseront leur message de soutien sur ce blog :
il faut aller en bas de la page et cliquer sur « Commentaire ». Puis il faut aller en bas de la nouvelle page qui s’affiche. Dans l’encadré « Commentaire », mettez votre message de soutien. Remplissez les champs « Votre nom » ; « Votre e-mail » et « Retenez mes coordonnées ». Cliquez sur « Envoyer ».


Il est urgent et impératif de nous mobiliser et de faire vite. Benoît XVI a besoin de nous. Nous apporterons ces messages, lettres, mots de soutien, à la Nonciature, en votre nom.

Très Saint-Père,
En communion de foi, d’espérance et de charité, nous, catholiques de France, tenons à vous exprimer notre profond attachement filial. Nous voulons vous dire notre soutien résolu au combat courageux et tenace que vous menez pour annoncer le Règne du Christ dans une société ravagée par le relativisme éthique, le sécularisme et le nihilisme. Nous sommes derrière vous pour affirmer l’alliance intime de la foi et de la raison face aux idéologies du pouvoir et de la violence. Nous attendons, sereins et patients, les mesures que vous prendrez pour rendre au culte de Dieu sa dignité et sa beauté et reconnaître une juste liberté liturgique. Nous savons que vous ne vous laisserez pas impressionner par les pressions de certains de nos frères, pasteurs ou laïcs, qui se crispent sur des pratiques qui ont contribué à l’assèchement des âmes et à la crise des vocations. Lors de votre élection, vous nous avez demandé de prier pour que vous ne vous dérobiez pas, par peur, devant les loups. Soyez donc assurés de notre prière fervente à toutes vos intentions. Nous avons l’honneur d’être avec le plus profond respect, de Votre Sainteté, les très humbles et dévoués serviteurs.
par Café Bleu publié dans : Pétitions
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Mercredi 24 janvier 2007

Le bilan chiffré de Sarko à l'Intérieur (2005)


186 000 titres de séjours de plus d'un an distribués aux étrangers en 2005.

7% seulement des 186 000 titres de séjours allèrent de paire avec un contrat de travail en 2005. (5% en 2004)

75% des titres de séjours sont distribués à des non européens

150 000 naturalisations d'étrangers en 2005.

49% des 150 000 naturalisations proviennent des trois pays du Maghreb, selon le ministère de l'Intérieur.

55 000 naissances issues de parents étrangers bénéficiant du « droit » du sol, permettant à ces derniers de rester définitivement sur le territoire, soit 165 000 personnes.

600 000, c'est le nombre de clandestins franchissant les frontières françaises (Dom-Tom inclus) chaque année, selon un rapport du Sénat (n°300 série 2005-2006)

36 milliards d'euros, c'est le coût annuel des colonies étrangères installées en France selon l'économiste Jacques Bichot du Conseil Economique et Social. Etude présentée à l'Institut Géopolitique des Populations en 2004, censurée par les médias.

36 milliards d'euros c'est aussi -coïncidence fortuite- le déficit public de la France en 2006

50 milliards d'euros, c'est le coût global annuel des étrangers présent en France en 2005 selon une autre étude, menée par l'économiste de l'Université de Princeton, Gérard Pince, expert au sein du FMI et de la Banque Mondiale.

300 millions d'euros, c'est le coût de la prise en charge des immigrés clandestins dans des hôtels.

40% des 250 000 étudiants étrangers qui quittent l'université sans licence.

8000 euros, c'est le coût pour l'Etat de la scolarité d'un étudiant étranger

178 689 , c'est le nombre d'étrangers (souvent illégaux) qui ont bénéficié de l'Aide médicale d'Etat en 2005, soit des soins gratuits sans ticket modérateur, à la différence des milliers de familles françaises modestes qui payent le ticket modérateur.

7000 euros. C'est le cadeau de Sarkozy aux étrangers Maliens pour les inciter au retour. La prime précédente au retour s'élevait à 3660 euros, Nicolas Sarkosy , en doublant la mise, voulait « multiplier par dix » le nombre de retour annuels au pays. Mais l'incitation au retour fit choux blanc : 120 bénéficièrent de l'offre en deux ans et demi, sur 120 000 maliens résident en France, dont 60% de façon illégale.

0 . C'est le nombre de clandestins Maliens que Nicolas Sarkozy a renvoyé en 2005. Lors de son voyage au Mali en mai 2006, Nicolas Sarkozy annonçait fièrement à ses hôtes « je vous mets au défi de dire qu'il y a eu le moindre charter vers le Mali depuis quatre ans ».

73 000. C'est le nombre de reconduites à la frontières prononcées par la justice en 2005. Sur ce nombre seuls 19 849 clandestins ont été reconduits, soit 27% seulement.

80 000 familles polygames, à la charge du contribuable.

3,83% d'augmentation des violences envers les personnes, selon les chiffres de la direction générale de la police nationale (DGPN) en 2005.

7% d'augmentation des violences envers les personnes en un an ( base août 2006)

10% d'augmentation des violences gratuites en un an (base août 2006)

62,2% des jeunes judiciarisés sont étrangers ou d'origine étrangère, selon le sociologue vedette des médias Sébastian Roché

8,9% d'augmentation du nombre d'agressions perpétrées contre des usagers des transports publics urbains (hors RATP et SNCF), en 2005.

3, c'est le nombre d'organisations islamistes tolérées au sein du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) . Soit le Milli Gorus, le Tabligh, et surtout l'UOIF, branche française des Frères musulmans

420.000 euros, c'est la subvention du Conseil régional d'Alsace UMP à la grande mosquée de Strasbourg

276 000 euros, c'est la subvention de la Mairie UMP de la Rochelle à l'agrandissement de la mosquée.

702 342 euros, c'est la subvention de la mairie UMP de Torchon pour construire une mosquée

2.000, c'est le nombre de mètres carrés offerts aux musulmans par la mairie UMP de Muret, pour une mosquée

500 , ce sont les mètres carrés de terrain acheté par la mairie UMP de Carrières sur Ouche pour la construction de la future mosquée.

Etc, etc, etc?

par Café Bleu publié dans : Inattendu ?
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Mardi 23 janvier 2007
Vox Galliae met en ligne la vidéo du passage de son discours de dimanche dernier.

Le plus choquant : les applaudissements de la salle.

cliquez ici:

 
Alors même que Simone Veil vient de prendre la direction des comités de soutien à Nicolas Sarkozy, Le Salon Beige relève ce mensonge à propos des chiffres de l'avortement:

Extraits du discours de Nicolas Sarkozy:


"[La France] a la voix, la figure, la dignité d'une femme, d'une mère, rescapée des camps de la mort, qui s'écrie à la tribune de l'Assemblée : "Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur les 300.000 avortements qui, chaque année, mutilent les femmes de ce pays." Ce jour-là, elle s'appelle Simone Veil."

Or constate Henri Védas:

"[...] ce chiffre de 300.000, avancé par les pro-avortement, était une pure intoxication. L'estimation de l'INED est de 55.000 avortements par an avant la loi Veil... contre 220.000 aujourd'hui.

La France a surtout la voix de ceux qui, dimanche prochain, diront qu'on ne peut plus fermer les yeux sur ces derniers."

par Café Bleu publié dans : Inattendu ?
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Mardi 23 janvier 2007
Ce qu'est la Nouvelle Droite
S'appuyant sur l'idée du philosophe marxiste GRAMSCI selon laquelle la conquête culturelle est corollaire de la conquête politique, les intellectuels de la Nouvelle Droite, derrière Alain de Benoît, ont vu leur heure de gloire au milieu des années quatre-vingt à travers des relais aussi connus que le G.R.E.C.E. ou le magazine"Nouvelle Ecole" mais aussi le Club de l'Horloge (club de hauts fonctionnaires proches de la droite parlementaire) ou Le Figaro Magazine, à l'époque de Louis PAUWELLS. Leur assimilation, certes errônée, à une idéologie raciste les a ensuite durablement discrédités. 
Si la dénonciation des principaux maux du  monde contemporain (individualisme, matérialisme, universalisme négateur d'identité) ne leur est pas spécifique, il importe de regarder en quoi la naissance de ce courant de pensée a constitué une nouveauté par rapport à ce qu'ils appellent " la vieille droite", non sans condescendance.
 
Une caractéristique essentielle de la Nouvelle Droite, inédite dans l'histoire de la droite française, conciste dans son obsession anti-chrétienne. A partir d'un triple contre-sens sur le rôle de l'Eglise dans l'histoire (individualisation du salut individuel, universalisme du message évangélique, confusion entre repentance d'une nation ou de l'Eglise qu'ils réclament d'ailleurs et  pardon chrétien individuel), ils en arrivent à considérer  l'Eglise comme  intrinsèquement liée à ces  maux du monde contemporain. Nul doute que le  progressisme de l'Eglise post-conciliaire comme vecteur d'universalisme  n'y a pas peu contribué mais force est de constater la dimension structurelle, et non conjoncturelle, de cette agressivité à l'encontre du christianisme. Ainsi la dimension chrétienne médiévale, peu propice aux maux dénoncés, était déjà conçue comme un mal...d'où cette obsession de retour à l'époque tribale et pré-chétienne de l'Europe. CE REJET SYSTEMATIQUE DE L'HERITAGE CHRETIEN LES CONDUIT EN TOUT CAS A UN REJET PUR ET SIMPLE DE L'HISTOIRE DE FRANCE, nation prédestinée dont l'acte de naissance peut être défini à travers le baptême de Clovis
On peut sans doute y voir l'inspiration nietzschéenne (la hiérarchisation des rapports sociaux ordonnée autour de la "protection de la veuve et de l'orphelin "est certainement considérée comme une atteinte à l'épanouissement du Surhomme) mais, paradoxalement, la Nouvelle Droite reproche aussi bien à l'Eglise son rôle de protection du plus faible que sa propension, via l'évangélisation à se répandre à travers le monde (contribuant ainsi à la puissance des nations occidentales et de leur civilisation). La Nouvelle Droite n'en n'est pas à un paradoxe près!
Ce rejet de toute transcendance surnaturelle les conduit bien sûr à un ésotérisme qui trahit quelques similitudes avec le mode de fonctionnement des loges maçonniques. Cette similitude se traduit aussi dans le mode de fonctionnement, apparaissant comme une nébuleuse, sans ligne de conduite claire et sans vision politique précise.
 
 
Par ailleurs, la légitime dénonciation du jacobinisme comme du mondialisme est issue de leur soucis de maintien du tissu social et de l'enracinement, qui correspondent aux problématiques de la droite traditionnelle et du nationalisme intégral. Toutefois, ne reconnaissant pas l'héritage chrétien des nations européennes (et donc l'apport médiéval culturel qui a vu la constitution des corps intermédiaires), leur approche en vient à nier le principe de subsidiarité défini par l'encyclique Quadragesimo Anno en vertu duquel il existe une certaine complémentarité entre les différentes strates (familiale, professionnelle, communale, régionale, nationale).
Eclairante à cet égard est cette phrase issue du Manifeste de la Nouvelle Droite: " le lien social, dont la vieille droite n'a jamais été capable de reconnaître l'autonomie et qui ne se confond nullement avec la seule société civile, se définit d'abord comme un modèle pour les actions des individus et non comme l'effet global de ces actions" .
C'est un peu comme si la Nouvelle Droite défendait les corps intermédiaires, mais privés de leurs dimension intermédiaire. Ceux-ci continueraient à exister comme vecteurs de tissu social et d'enracinement mais non comme vecteurs de cohésion nationale.
La Nouvelle Droite n'est donc pas fondamentalement nationaliste car, au dela de son absence de dimension territoriale, elle se positionne sur une vision tribale de la société, ou dirions-nous aujourd'hui : communautariste (SARKOZY était-il disciple de PAUWELLS? ).
Comme ils attachent un prix démesuré à l'appartenance ethnique, les tenants de la Nouvelle Droite en viennent à prôner parallèlement un "européisme" hyper-boréen qui, attendu qu'ils rejettent l'échelon national, revient à peu de choses près à la même conception que les ténors du "oui" à la constitution européenne (capacité infinie d'élargissement mis à part). Sans y voir bien sûr un tremplin vers le mondialisme.
Le terme de communautarisation de l'Europe correspond mieux à leur politique que celui de régionalisation qui est impropre puisque ces régions européennes ne seraient plus des provinces issues des vieilles nations, mais des ensembles ethnico-culturelles homogènes au sens pré-chrétien du terme, ensembles qui recoupent curieusement ceux que la théorie de RICARDO et les ténors du libre-échangisme effreîné voudraient instituer.
Enfin, leur dénonciation du prosélytisme évangélique et de  la colonisation comme agression ultime envers d'autres civilisations (une optique tout à fait  tiers-mondiste... ), et le caractère presque exclusivement ethnique de leurs préoccupations les conduisent à négliger toute dimension territoriale (la "terre et les morts" de Barrès) de leur combat. Ce tribalisme moderne les place résolument aux antipodes du nationalisme!
 
La dimension spécifiquement identitaire et leur travail d'imprégnation des milieux nationalistes ces dernières années a accouché d'une mouvance, qui retient de l'extrême droite traditionnelle le nationalisme (qu'Alain de Benoist abhorre) et le "populisme" tout en conservant la dimension identitaire. Les identitaires, une des deux composantes des nationalistes révolutionnaires (reprenant ainsi le terme du leader François DUPRAT) apparaissent comme uns intéressante fusion intellectuelle entre le néo-paganisme néo-droitier et le nationalisme intégral d'inspiration maurrassienne! 
 
Sur la plan du rejet de l'héritage chrétien comme sur l'absence de dimension territoriale, sur la vision de l'Europe comme sur le communautarisme, le paradoxal rejet par la Nouvelle Droite d'une partie de l'histoire de l'Occident la conduit à un porte-à-faux entre sa réelle dimension identitaire et le côté artificiel des entités qu'elle entend défendre. Sans doute la principale raison du grand écart idéologique que ses ténors incarnent parfois, entre le racisme le plus primaire et l'antinationalisme le plus brutal.
par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Mardi 23 janvier 2007
Pétition pour la reconnaissance du
sacrifice des gardes suisses
 
 
Le 10 août 1792, le Roi Louis XVI est avec sa famille au palais des tuileries, défendu par 1100 gardes suisses et quelques-uns des gardes nationaux et gendarmes restés fidèles au Roi. Danton, qui veut en découdre avec ce monarque qui refuse de signer certain décrets, mobilise environ 17000 hommes et les envoies aux tuileries.
Alors que les gardes suisses viennent de surmonter victorieusement le premier assaut, Louis XVI leur donne l’ordre de cesser le feu et de regagner leur caserne à Courbevoie. En chemin, ils sont massacrés, assassinés par les assaillants du palais, puis atrocement mutilés par une foule en folie.
630 gardes meurent ainsi, et 156 sont faits prisonniers. Sans défense, ils seront à leur tour assassinés puis mutilés dans leur prison lors des massacres du 2 septembre 1792. Leurs corps seront jetés dans un vaste charnier, à l’endroit où Louis XVIII fit construire la Chapelle Expiatoire.
C’est une simple goutte de sang, puisque la révolution française fera entre 600000 et 800000 victimes. Mais l’heure de toutes les repentances, du débat sur la colonisation au refus de célébrer le bicentenaire de la victoire d’Austerlitz, est peut-être aussi celle d’assumer entièrement notre passé.
En témoignage de reconnaissance et d’amitié au peuple suisse, les signataires demandent que la plaque à la mémoire des gardes suisses, dévoilé en France par le président de la confédération helvétique, M. Samuel SCHMID, le 18 novembre 2005, actuellement conservée aux invalides et portant l’inscription suivante :
 
« INVICTIS PAX-PER VITAM FORTES,
SUB INIQUA MORTE FIDELE »
A le loyauté et au courage des Suisses
En l’honneur de tous ceux
qui ont vaillamment combattu
et se sont sacrifiés pour rester fidèles
à leur serment
lors des journées des 10 août,
2 et 3 septembre 1792
Sont tombés en combattant avec vaillance
Et reposent en ce lieu :
26 officiers, environ 760 soldats
Ont survécu grâce à l’habilité de leurs amis
16 officiers, environ 350 soldats »
 
soit transférée à la Chapelle Expiatoire, construite sur le lieu du charnier qui recueillit leurs dépouilles et y soit fixée, signe du devoir de mémoire de notre pays.
 
 
Les signatures sont à envoyer à :
« Pétition Gardes Suisses »
cedex 62-21250 Corberon
ou par courriel à :
Il y a à ce jour 1500 signataires parmi lesquels les écrivains et historiens Jean Raspail, François Bluche, Ghisain de Diesbach, Florence de Baudus, Michel Déon, de l'Académie française, Jean-Christian Petitfils, Hervé Pinoteau, Jean Sévillia, Lady Antonia Fraser, Reynald Secher. On y trouve des élus, des journalistes, des enseignants, notement de nombreux historiens et juristes, des militaires d'active et de réserve, des anciens de la Garde Suisse pontificale et de nombreux descendants des familles de Gardes suisses.
Des autorités sont contactées : la mairie de Lucerne, la Fondation pour l'histoire des suisses dans le monde, le commandant de la Garde suisse pontificale, l'ambassade de Suisse en France, la Nonciature apostolique, le maire de Paris, le maire du 8e arrondissement de Paris où se trouve la chapelle expiatoire, le général Bresse, directeur du musée des Invalides, le directeur des affaires culturelles d'Iles de France.
Jean-Christophe VALLET, l'instigateur de cette pétition, a décidé de créer une association culturelle à la mémoire des serviteurs suisses qui ont longtemps lutté à nos côtés, sur tant de champs de batailles, de ces soldats républicains et bien souvent protestants.
Cette association portera l'affaire, s'il le faut, devant la Communauté européenne.
par Café Bleu publié dans : Pétitions
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Lundi 22 janvier 2007
Un Manifeste en faveur de la messe tridentine
 
1. Nous laïcs, catholiques romains, souhaitons, devant l’émoi médiatique provoqué par une possible libéralisation de la messe grégorienne, témoigner publiquement de notre fidélité, de notre lien et de notre affection au Saint-Père Benoît XVI.
La constitution Sacramentum Concilium du concile Vatican II rappelle : « Obéissant fidèlement à la tradition, le concile déclare que notre Sainte Mère l’Eglise considère comme égaux en droit et en dignité tous les rites légitimement reconnus, et qu’elle veut, à l’avenir, les conserver et les favoriser de toutes les manières. » Nous considérons donc comme une grâce la diversité des rites dans l’Eglise catholique et nous voyons venir avec joie la libéralisation de celui qui fut notre ordinaire, celui de nos parents et de nos grands-parents, et qui a nourri la vie spirituelle de tant de saints.
Nous voulons dire au Saint-Père et à nos évêques notre joie de voir apparaître de plus en plus de communautés paroissiales ou religieuses attachées à la beauté de la liturgie sous ses différentes formes. Nous partageons le constat de celui qui n’était alors que le cardinal Ratzinger : « Je suis convaincu que la crise de l’Eglise que nous vivons aujourd’hui repose largement sur la désintégration de la liturgie ». (Ma Vie, Fayard, 1998.)
 
2. « Promouvoir la restauration de l’unité entre tous les chrétiens, c’est l’un des buts principaux du saint concile œcuménique de Vatican II. Une seule et unique Eglise a été instituée par le Christ Seigneur », affirme l’introduction du décret Unitatis Redintegratio.
C’est dans cet esprit décrit par le concile que nous avons accueilli avec joie la création de l’Institut du Bon Pasteur et que nous prions et espérons que tous ceux qui se sont éloignés de la pleine communion suivent ce chemin de réconciliation.
 
3. Nous sommes choqués par l’idée qu’un catholique puisse être inquiet de la célébration de la messe qui fut celle que célébrèrent le Padre Pio et saint Maximilien Kolbe. Celle qui a nourri la piété de saint Thérèse de l’Enfant-Jésus et du bienheureux pape Jean XXIII.
Nous savons que l’Eglise est composée d’hommes et de femmes, et que des propos critiquables et parfois insultants ont pu être échangés « parfois par la fautes des personnes de l’une et de l’autre partie » (Unitatis Redintegratio, 3).
Nous demandons à Dieu de « pardonner nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ».
Nous mesurons combien est difficile le gouvernement de l’Eglise et combien est lourde la charge de notre Saint-Père le Pape, comme est exigeante celle de nos évêques.
Nous souhaitons afficher par ce texte notre soutien total à Benoît XVI qui, après Jean-Paul II le Grand et dans la longue et magnifique chaîne des successeurs de Pierre, continue de travailler avec humilité, courage, intelligence et fermeté à la nouvelle évangélisation.
 
René Girard, de l’Académie française ;
Michel Déon, de l’Académie française ;
Bertrand Collomb, de l’Institut ;
Jean Piat, comédien ;
Claude Rich, comédien ;
Jean-Laurent Cochet, comédien et metteur en scène ;
François Ceyrac, ancien président du CNPF ;
Charles Beigbeder, chef d’entreprise ;
Jean-François Hénin, chef d’entreprise ;
Jean-Marie Schmitz, cadre dirigeant, président de la faculté libre de droit, d’économie et de gestion (faco) ;
Raphael Dubrulle, cadre dirigeant ;
Jean François, président d’honneur du groupe Lafarge ;
Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Lejeune ;
Jean Raspail, écrivain ;
Jean des Cars, historien ;
Denis Tillinac, écrivain et éditeur ;
Robert Colonna d’Istria, écrivain ;
Isabelle Mourral, président d’honneur des écrivains catholiques ;
Jacques Heers, professeur d’université, historien, ancien directeur des études médiévales à l’université Paris-IV Sorbonne ;
Alain Lanavère, maître de conférence à l’Institut catholique de Paris ;
Jean-Christian Petitfils, historien et écrivain ;
Yvonne Flour, professeur à l’université Paris I, vice-présidente du conseil scientifique ;
Jacques Garello, professeur émérite à l’université Paul-Cézanne, Aix-Marseille III ;
Jean-Didier Lecaillon, professeur des universités (Panthéon-Assas) ;
Catherine Rouvier, maître de conférence à l’université de Seaux ;
Patrick Louis, professeur à l’université Lyon III, député européen ;
Jean-Yves Naudet, professeur à l’université Cézanne, président de l’Association des Economistes Catholiques ;
Bertrand Fazio, membre de l’association des Economistes Catholiques ;
Roland Hureaux, écrivain, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure et de l’Ecole Nationale d’Administration ;
Jean Sevilla, historien et écrivain ;
Henry de Lesquen, haut fonctionnaire, ancien élève de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole Nationale d’Administration ;
Yvan Blot, haut fonctionnaire, ancien élève de l’Ecole Nationale d’Administration ;
Jasques Trémolet de Villers, avocat à la cour ;
Alexandre Varaut, avocat à la cour ;
Solange Doumic, avocat à la cour, ancien premier secrétaire de la conférence du stage ; Frédéric Pichon, avocat à la cour ;
Francis Jubert, président de la Fondation de service politique ;
Anne Coffinier, ancienne élève de l'École normale supérieure, ancienne élève de l'École nationale d'administration, diplomate ;
Benoît Schmitz, professeur agrégé d'histoire, ancien élève de l'École normale supérieure ; Marie de Préville, professeur agrégé de lettres classiques ;
Alexis Nogier, chirurgien, chef de clinique à la Pitié- Salpêtrière ;
Philippe Darantière, consultant ;
Thierry Boutet, écrivain et journaliste ;
François Foucart, écrivain et journaliste ;
Philippe Maxence, écrivain, rédacteur en chef de L'Homme nouveau ;
Jacques de Guillebon, écrivain ;
Falk van Gaver, écrivain ;
 Mathieu Baumier, écrivain ;
Christophe Geffroy, directeur de la NEF ;
Anne Bernet, écrivain ;
Louis Daufresne, journaliste ;
 Fabrice Madouas, journaliste ;
Hilaire de Crémiers, journaliste.
 
Publié le 16 décembre 2006 dans LE FIGARO
par Café Bleu publié dans : Pétitions
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Lundi 22 janvier 2007
«Au nom de la très Sainte Trinité, du Père, du fils et du St Esprit. Aujourd'hui vingt-cinquième de Décembre mil sept cent quatre vingt douze. Moi Louis XVIe du nom, Roi de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris, par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille. De plus impliqué dans un Procès dont il est impossible de prévoir l'issue à cause des passions des hommes, et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune loi existante, n'ayant que Dieu pour témoin de mes pensées, et auquel je puisse m'adresser. Je déclare ici en sa présence, mes dernières volon­tés et mes sentiments.
 «Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, et je le prie de la recevoir dans sa miséricorde, de ne pas la juger d'après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ qui s'est
offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes, quelque indignes que nous en fussions, et moi le premier.
   «Je meurs dans l'union de notre sainte Mère l'Eglise Catholique, Apostolique et Romaine, qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de St Pierre auquel J.C. les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l'Eglise, les Sacrements et les Mystères tels que l'Eglise Catholique les enseigne et les a toujours enseignés. je n'ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d'expliquer les dogmes qui déchirent l'Eglise de J‑C., mais je m'en suis rapporté et rapporterai toujours, si Dieu m'accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Sainte Eglise Catholique, donnent et donneront conformément à la discipline de l'Eglise suivie depuis J.C.. Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l'erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en J‑C. suivant ce que la charité Chrétienne nous l'enseigne.
    «Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés, j'ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester et à m'humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d'un Prêtre Catholique. Je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite, et surtout le repentir profond que j'ai d'avoir mis mon nom, (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l'Eglise Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de cœur. Je prie Dieu de recevoir la ferme résolution ou je suis, s'il m'accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d'un Prêtre Catholique, pour m'accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.
    «Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadver­tance (car je ne me rappelle pas d'avoir fait sciemment aucune offense à personne), ou à ceux à qui j'aurais pu avoir donné de mauvais exemples ou des scandales, de me pardonner le mal qu'ils croient que je peux leur avoir fait.
    «Je prie tous ceux qui ont de la Charité d'unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.
    «Je pardonne de tout mon cœur à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en aie donné aucun sujet, et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle mal entendu, m'ont fait beaucoup de mal.
    «Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma Sœur, mes Tantes, mes Frères, et tous ceux qui me sont atta­chés par les liens du Sang, ou par quelque autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu particulièrement de jeter des yeux de miséricorde sur ma femme, mes enfants et ma Sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s'ils viennent à me perdre, et tant qu'ils resteront dans ce monde périssable.
    «Je recommande mes enfants à ma femme, je n'ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux; je lui recommande surtout d'en faire de bons Chrétiens et d'honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde‑ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables, et de tourner leurs regards vers la seule gloire soli­de et durable de l'Eternité. Je prie ma Sœur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de Mère, s'ils avaient le malheur de perdre la leur.
    «Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu'elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir don­nés dans le cours de notre union, comme elle peut être sûre que je ne garde rien contre elle si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.
    «Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu'ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur Mère, et reconnaissants de tous les soins et les peines qu'elle se donne pour eux, et en mémoire de moi. je les prie de regarder ma Sœur comme une seconde Mère.
    « Je recommande à mon fils, s'il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses Concitoyens, qu'il doit oublier toute haine et tout ressentiment, et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j'éprouve. Qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu'un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu'autant qu'il a l'autorité nécessaire, et qu'autrement, étant lié dans ses opérations et n'inspirant point de respect, il est plus nuisible qu'utile.
    «Je recommande à mon fils d'avoir soin de toutes les per­    sonnes qui m'étaient attachées, autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c'est une dette sacrée que j'ai contractée envers les enfants ou les parents de ceux qui ont péri pour moi, et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi. Je sais qu'il y a plusieurs per­sonnes de celles qui m'étaient attachées, qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l'ingratitude, mais je leur pardonne, (sou­vent, dans les moment de troubles et d'effervescence, on n'est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s'il en trouve l'occasion, de ne songer qu'à leur malheur.
    «Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m'ont montré un véritable attachement et désintéres­sé. D'un côté si j'étais sensiblement touché de l'ingratitude et de la déloyauté de gens à qui je n'avais jamais témoigné que des bontés, à eux et à leurs parents ou amis, de l'autre, j'ai eu de la consolation à voir l'attachement et l'intérêt gratuit que beaucoup de personnes m'ont montrés. Je les prie d'en rece­voir tous mes remerciements; dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement, mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.
    «Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation, si je ne recommandais ouvertement à mon fils Ms de Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi avait portés à s'enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes. Je lui recomman­de aussi Cléry des soins duquel j'ai eu tout lieu de me louer depuis qu'il est avec moi. Comme c'est lui qui est resté avec moi jusqu'à la fin, je prie Ms de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposés au Conseil de la Commune.
    «Je pardonne encore très volontiers a ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gênes dont ils ont cru devoir user envers moi. J'ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur cœur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.
    «Je prie Ms de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l'expression de ma sensibilité pour tous les soins et les peines qu'ils se sont donnés pour moi.
    «Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant lui, que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancés contre moi. Fait double à la Tour du Temple le 25 Décembre 1792. Louis.»
par Café Bleu publié dans : Beaux textes
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