“POLITIQUE MAGAZINE”
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LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE”
L'association Blanc qui se bat pour la reconnaissance du vote blanc, a donné mardi pour consigne de vote de ne donner de voix ni à Ségolène Royal, ni à Nicolas Sarkozy, dont les partis sont de "véritables oligarchies qui se partagent, en alternance, le pouvoir". Dans un communiqué, l'association "n'appelle à voter pour aucun des candidats" et laisse "chacun se déterminer". En revanche, "elle appelle à ne voter ni pour Ségolène Royal, ni pour Nicolas Sarkozy".
Selon "Blanc" , "la présidentielle 2007 est la possibilité donnée aux Français de casser la spirale suicidaire et de provoquer une rupture républicaine".
Les "appareils" PS et UMP sont "de véritables oligarchies" et "se partagent, en alternance le pouvoir, imposent des abus de position dominante à leurs propres élus, cela depuis près de 30 ans en ignorant les Français, en refusant de se remettre en cause", estime l'association.
Voici un texte intéressant qui analyse la position réductrice du journal "Le Monde" vis à vis du pontificat de BENOIT 16, et qui montre surtout à quel point ce journal prend les français pour des imbéciles.
Bref, voici un cas d'école d'analyse de la pensée unique qui cherche à réduire et déformer ce qui sort de son horizon de plus en plus simpliste:
Le Monde estime que l’Eglise de Benoît XVI est inadmissible
«Nous avons cru à l’amour de Dieu : c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie.» Benoît XVI, Deus Caritas est.
Contre l’Eglise catholique, on a le droit de dire n’importe quoi
Pas de trêve pascale pour la désinformation :
À la une du Monde des 8-9 avril (au dessus d’une énorme photo de crucifix), ce titre : « Pâques – Renouveau spirituel et conservatisme militant dans les Églises » (1). Le titre coiffe un « dossier » : l’éditorial en page 2, quatre brefs articles en page 8, un entretien avec le directeur de l’Ecole biblique de Jérusalem en page 12, et un article sur le voile islamique à l’école, en page 13. Cette page 13 étant hors sujet, et la page 12 confirmant ce que tout le monde savait déjà (2), regardons la page 8 et la page 2. Elles sont éloquentes :
En page 2, l’éditorial s’intitule « L’Eglise à reculons ».
C’est un collage d’éléments disparates. Censés prouver quoi ? Que l’Eglise de Benoît XVI est inadmissible. Aux yeux de qui ? « De ceux, croyants ou non, pour qui la vocation du christianisme s’exprime davantage dans l’aide aux populations marginalisées que dans [le] pointillisme disciplinaire, dans le soutien à ceux qui souffrent que dans [la] tentation rétrograde ». « Pointillisme » et « rétrograde » désignant l’œuvre de Benoît XVI dans le langage du Monde, cette phrase signifie que l’on ne peut pas secourir « ceux qui souffrent » si l’on adhère vraiment à l’Eglise (3) ! Cette fausse opposition (spirituel contre social) est l’axiome du politiquement correct. Son but n’est pas d’aider « ceux qui souffrent », mais de combattre l’Eglise romaine.
Qu’est-ce que ce « pointillisme juridique » de l’Eglise, allégué par l’éditorialiste ? Il oublie de nous le dire.
Et qu’est-ce qu’il appelle « tentation rétrograde » ? Il le dit, avec quatre arguments : la Pologne « ultra catholique », les évêques espagnols méchants envers Zapatero, les évêques italiens « jouant leur va-tout », et le pape Ratzinger nous imposant cruellement l’angoisse de la « messe en latin »… Tout ça en vrac, pour prouver que le pape Benoît XVI pousse l’Eglise dans la mauvaise direction.
Or ces quatre arguments sont dérisoires :
1 – La Pologne. « On peine à comprendre », écrit l’éditorialiste, qu’une radio polonaise « ultra catholique » soutienne « en toute impunité » l’actuel gouvernement polonais.
(Mais il n’y a rien à comprendre ! L’Eglise n’est pas responsable de cette radio, qui ne dépend pas d’elle mais d’un groupe privé dont la politisation et l’extrémisme ont été condamnés – explicitement et publiquement – par Rome et les évêques polonais).
2 - L’Espagne. Selon l’éditorial du Monde, les évêques espagnols commettent la faute de « harceler » un gouvernement « socialiste ». Pourquoi le harcèlent-ils ? Parce qu’ils le tiennent « pour le plus anticlérical de l’histoire ». L’éditorialiste n’en dit pas plus : l’absurdité de ce motif lui paraît évidente et suffisante.
(Le motif des évêques n’est pas absurde. M. Zapatero est non seulement anticlérical, ce qui serait bénin, mais antichrétien : ce qui est une agression. Les chrétiens espagnols résistent donc à M. Zapatero. Il y a conflit. C’est regrettable. Mais ça ne prouve pas que l’Eglise de Benoît XVI soit saisie d’un vertige rétrograde… C’est plutôt M. Zapatero qui retourne à 1936 ! Bizarre façon de construire l’avenir).
3 - L’Italie. Dans ce pays, dit l’éditorial, l’Eglise « joue son va-tout ». Contre quoi ? Contre des projets de loi tendant à introniser les Nouvelles Mœurs dans la péninsule…
(En réalité, l’Eglise italienne ne joue aucun « va-tout ». Elle n’a besoin d’aucun coup de poker (4). Au contraire, elle jouit d’une santé et d’une popularité enviables ! Mais l’éditorialiste écrit quand même : « va-tout ». Pourquoi ? Parce que l’actuel affrontement en Italie se déroule sur la question des Nouvelles Mœurs… Celles-ci sont vues par beaucoup de journalistes comme l’enjeu ultime, le sommet de l’époque, l’horizon indépassable de la postmodernité ; ils ramènent tout à cette question, et considèrent que l’Eglise catholique se saborde en osant critiquer les Nouvelles Moeurs. L’éditorialiste du Monde fait comme ses confrères).
4 - Benoît XVI et « la messe en latin ». L’éditorialiste croit le savoir : c’est en mai qu’un « décret papal » va libéraliser l’ancien rite de l’Eglise (« messe en latin, dos tourné au peuple »). Il affirme : a) que cette libéralisation est un sujet d’angoisse pour les catholiques français, « attachés à l’héritage du concile des années 1960 » ; b) que le pape cherche à « flatter les tendances les plus conservatrices de son Eglise ».
(En réalité, les sondages montrent que les catholiques français ne voient pas d’objection à des messes tridentines là où des fidèles le demanderaient. Tout le monde sait que ce ne serait pas la ruée, et que l’on n’imposerait ce rite à personne. Quant au concile Vatican II, l’éditorialiste ne l’a visiblement pas lu. Enfin, qualifier de « juridisme » la pensée liturgique de Benoît XVI est une ânerie. Et il est risible de prétendre que ce pape cherche à « flatter » quiconque. La seule excuse de l’éditorialiste serait de ne l’avoir jamais rencontré, mais je ne parie même pas là-dessus).
Bouquet final : l’éditorial déclare que les «combats » de Benoît XVI sont « largement incompris » de l’opinion publique ! En effet : ainsi présentés par Le Monde, personne ne risque de les comprendre.
Page 8, une désinformation « libérale » contre Mgr Léonard.
Article sur trois colonnes : « Conflit au sein de l’Eglise belge sur l’attitude face à la société libérale »… Comme souvent dans Le Monde, le contenu de l’article ne vérifie pas ce qu’annonce le titre. Aucun « conflit au sein de l’Eglise belge » n’apparaît dans ce papier du correspondant bruxellois Jean-Pierre Stroobants. L’article vise simplement l’évêque de Namur, Mgr André-Mutien Léonard, tête de turc des libéraux-libertaires belges qui l’accusent d’être « proche de Rome ». (Il s’en honore).
Que lui reproche-t-on cette fois-ci ? Une « interview retentissante », le 4 avril, dans laquelle il aurait décrit les homosexuels comme des « anormaux ».
Le Monde insiste : « Après coup, Mgr Léonard a nié avoir utilisé le terme ‘‘ anormaux’’ pour décrire les homosexuels. Un enregistrement de l’entretien confirme toutefois qu’il a bien usé de cette formule. »
Mais la bande magnétique de Télé-Moustique (l’hebdomadaire qui a réalisé l’interview de l’évêque) contredit Le Monde : dans cet enregistrement, on entend Mgr Léonard dire qu’à son avis l'homosexualité est « une anormalité », mais que ce jugement vise le comportement et non les personnes.
Donc :
- l’évêque n’a pas traité les homosexuels d’anormaux,
- ce qu’il a dit contre les pratiques homosexuelles (et pour la bienveillance envers les personnes) ne faisait qu’exprimer la position habituelle de l’Eglise catholique sur la question,
- « Transcrire cela en disant que j’ai déclaré que les homosexuels étaient des anormaux est un grave abus de langage », conclut-il.
Le Monde a commis cet abus. C’est un signe des temps, sous deux angles :
a) il y a une différence radicale entre le fait de critiquer des comportements et celui de s’en prendre à des personnes. Nier cette différence, c’est interdire tout débat, et c’est réduire les individus à leurs actes : confusion qui peut ouvrir la porte au pire, comme on l’a vu dans le passé.
b) Ce type d’amalgame et d’abus polémique se justifie, chez des médias, par leur désir de faire taire l’Eglise catholique. Dans le reste de l’interview, en effet, Mgr Léonard porte, sur d’autres questions de société, des jugements très fermes mais qui sont aussi ceux de l’Eglise. Lui reprocher ces jugements, c’est vouloir interdire de parole le catholicisme.
Le fait que Mgr Léonard soit un possible successeur du cardinal Danneels à la tête de l’Eglise belge, n’est pas pour rien dans l’offensive qui se déclenche. Menée en Belgique par les holebis (« homosexuels-lesbiennes-bisexuels ») du mouvement postchrétien Evangelie Levensnabij (5), elle est relayée en France par une presse qui prend le risque de s’identifier à l’arrière-garde (très vieillissante) du « progressisme » des années 1970.
Dernier point : noter le mot « société libérale » dans le titre de l’article du Monde. Il y a peu, le même journal titrait : « L’Eglise sera vaincue par le libéralisme ».
Notes:
(1) La notion de « conservatisme » n’a aucun sens en matière de foi.
(2) que le fondamentalisme (interprétation littérale des Écritures) est incompatible avec la pensée catholique. (Donc cet entretien réfute le reste du « dossier » du Monde, qui pousse à croire que l’Eglise de Benoît XVI dérape vers le… fondamentalisme !).
(3) Au contraire : c’est au nom du Credo que Vincent de Paul, mère Teresa ou Mgr Romero ont voué leur vie aux pauvres. (Par ailleurs, on ne savait pas que les financiers ultralibéraux proches du Monde avaient un tel souci de « ceux qui souffrent »).
(4) L’Eglise ne joue jamais de coup de poker, nulle part. Ce n’est pas son genre. Un éditorialiste peut-il oublier cela ?
(5) fondé en 1985 contre Jean-Paul II.
Sources: Cathophobie- E.S.M.
Ce document est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel
Eucharistie, sacrement de la miséricorde - (E.S.M.) 09.04.2007 - BENOÎT XVI - EGLISE
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( le Café Bleu avait eu l'honneur de recevoir Maître Trémolet de Villers le 21 février 2006 sur le même sujet; voir le compte-rendu dans notre rubrique du même nom )
Texte paru dans le Figaro du 17 juin 2004
«Qu'est-ce qu'être français aujourd'hui ?» Une série du «Figaro»
Après les articles d'Hélène Carrère d'Encausse, Alexandre Adler, Michel Wieviorka, Alain-Gérard Slama, Max Gallo et des entretiens avec René Girard, Claude Bébéar et Amin Maalouf, notre série se poursuit aujourd'hui avec une tribune de Jean Raspail.
PAR JEAN RASPAIL*
J'ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d'un colis piégé. Difficile de l'aborder de front sans qu'il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C'est pourtant l'interrogation capitale. J'ai hésité. D'autant plus qu'en 1973, en publiant Le Camp des saints, j'ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n'ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.
Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu'«ils sont chez eux chez moi» (Mitterrand), au sein d'une «Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes» (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu'au basculement définitif des années 2050 qui verra les «Français de souche» se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d'Africains, Maghrébins ou Noirs et d'Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l'islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer(1).
La France n'est pas seule concernée. Toute l'Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l'ONU (qui s'en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l'Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l'Europe des Quinze est l'un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l'incurie des «gouvernances» et qu'il lui faudra affronter dans son âge d'homme...
Sans compter que les «Français de souche», matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l'homme, de «l'accueil à l'autre», du «partage» cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites «antiracistes», conditionnés dès la petite enfance au «métissage» culturel et comportemental, aux impératifs de la «France plurielle» et à toutes les dérives de l'antique charité chrétienne, n'auront plus d'autre ressource que de baisser les frais et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule «citoyen» du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu'on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s'obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu'elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.
Face aux différentes «communautés» qu'on voit se former dès aujourd'hui sur les ruines de l'intégration (ou plutôt sur son inversion progressive: c'est nous qu'on intègre à «l'autre», à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s'agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d'une communauté de la pérennité française. Celle-ci s'appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.
Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l'autre. Quelque chose comme l'élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite?
Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l'ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d'une espèce à jamais disparue qui s'appelait l'espèce française et n'annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé.
Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu'en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c'est que les derniers isolats résistent jusqu'à s'engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l'espagnole mais s'inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n'est pas moi qui m'en chargerai, j'ai déjà donné. Son auteur n'est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j'en suis sûr...
Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c'est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d'hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n'ose dire cyniquement, à l'immolation d'une certaine France (évitons le qualificatif d'éternelle qui révulse les belles consciences) sur l'autel de l'humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l'Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces «intelligents» qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l'organisme encore sain de la nation française.
Même si je peux, à la limite, les créditer d'une part de sincérité, il m'arrive d'avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication: ils confondent la France avec la République. Les «valeurs républicaines» se déclinent à l'infini, on le sait jusqu'à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d'abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n'est qu'une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d'idéologie, idéologie avec un grand «I», l'idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu'ils trahissent la première pour la seconde.
Parmi le flot de références que j'accumule en épais dossiers à l'appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l'étendue des dégâts. Elle est extraite d'un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003: «Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d'une jeune Française issue de l'immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République...»
Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure: «Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d'êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.» (Président Boumediene, mars 1974.)
Et celle-là, tirée du XXe chant de l'Apocalypse: «Le temps des mille ans s'achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.»
*Ecrivain, romancier.
(1)Le délicat iman de Vénissieux, en vertu du jus soli, a engendré à lui seul seize petits citoyens français



lettre de diffusion du mouvement social et patriotique:
En 2001, notre institution a vécu de graves secousses, des milliers de sous-officiers de gendarmerie se mirent à braver leur hiérarchie pour que soit enfin reconnues leurs conditions de travail austères et moyenâgeuses.
Aujourd’hui, en 2007, notre situation n’a malheureusement pas changé, sinon en pire. Du mouvement de 2001, il ne reste plus rien, nos conditions de vie sont toujours autant en décalage total avec la société actuelle. Le constat est tout aussi catastrophique pour ce qui est des conditions de travail : les gendarmes subissent une pression permanente de leur hiérarchie pour faire du « chiffre », et doivent se plier à tous les artifices possibles et imaginables pour produire des statistiques favorables… à défaut d’être vraies. Les missions inutiles se multiplient, n’ayant qu’un lointain rapport avec l’ordre public, et nous devons obéir en permanence aux caprices des administrations ou autorités considérant, de plus en plus, la Gendarmerie comme une solution miraculeuse à tous leurs problèmes. La mise en place des communautés de brigades, sans aucune c oncertation avec les gens de terrain, a eu pour incidence la désertion de milliers de cantons, l’abandon de communes entières, où la population ne se souvient de nous, que lorsque l’on doit la verbaliser à outrance sur ordre de notre hiérarchie.
Nous perdons le contact avec les Français. Les regards se baissent, les têtes se détournent car nous avons rompu le lien, ce lien qui faisait de nous, depuis des siècles, cette force indéfectible, puissante, sur laquelle la population pouvait compter lorsqu’elle était meurtrie et malmenée par l’Histoire.
Aujourd’hui, en 2007, le gendarme n’a pas le droit d’avoir plus de dix soirs de libre dans le mois. Il n’a pas le droit, le reste du temps, de quitter son logement, car se trouvant en astreinte jour et nuit. Ces astreintes ne sont pas rémunérées, pas compensées sous quelque forme que ce soit. Le gendarme peut travailler 24 heures d’affilée, il ne sera payé que huit heures : les heures supplémentaires n’existent pas pour lui, pas plus que les récupérations. Le gendarme n’a pas le droit d’adhérer à un parti politique, pas le droit d’être syndiqué ou représenté par une association, pas le droit de se loger comme il l’entend, pas le droit à la parole libre. Le gendarme affecté en escadron doit abandonner sa famille en moyenne 8 mois dans l’année, et il n’a pas même le droit… de choisir la période de ses cong 3; s, pour être avec les siens.
Aujourd’hui, en 2007, le gendarme est un sous-citoyen.
Les arguments que l’on nous avançait auparavant, ne veulent plus rien dire : 45 jours de permissions ? Les civils ont largement dépassé ce quota ! Le logement gratuit ? Quand il n’est pas insalubre, ce n’est qu’un prétexte pour nous imposer des journées et des nuits entières d’astreintes non rémunérées. Combien d’entre vous aujourd’hui préfèreraient accéder à la propriété et vivre sereinement avec sa famille, libéré des contraintes de ce soi-disant « avantage » devenu un véritable carcan?
Les renforts en effectifs promis en 2001, sont arrivés sous la forme d’officiers, toujours de plus en plus nombreux, toujours aussi prompts à contrôler, exiger, surveiller, astreindre, imposer à des hommes exténués et profondément démotivés. La défiance n’a jamais été aussi grande entre le corps des sous-officiers et sa hiérarchie. La concertation est inexistante et la rupture totale.
Nous ne comprenons plus. Nous en avons assez d’être des laissés-pour-compte, déconsidérés et méprisés par des gens poursuivant des intérêts électoralistes ou carriéristes. Les apports en effectifs, les avantages relatifs aux traitements et indices, sont exclusivement accordés aux officiers, et nous, sous-officiers, n’obtenons que des MIETTES.
Les suicides vont croissant, et jamais leurs causes ne sont simplement évoquées. Nos familles sont lasses, elles aussi, de subir ces conditions de vie antédiluviennes et archaïques.
Mais qui sont-ils pour faire endurer cela à nos femmes et à nos enfants ?
Qu’avons-nous fait pour être ainsi les oubliés de la Nation, nous qui donnons, sans arrêt, sang et eau pour elle ?
Tout cela doit cesser. Nos conditions de vie et de travail doivent évoluer, impérativement.
Nous demandons à tous les sous-officiers de Gendarmerie, de retenir la date du 26 mars 2007, à 09H. A cette date, tous les représentants d’unités ou de formations, devront se rendre dans les groupements et régions de Gendarmerie, accompagnés de leurs pairs, pour remettre de façon collective nos doléances à l’échelon hiérarchique le plus élevé qui sera présent sur place.
Ces doléances sont énumérées ci-après.
1-STATUT MILITAIRE :
1-1/ Consultation des personnels par voie référendaire sur le maintien ou non de ce statut.
2-LE LOGEMENT ET LE RESPECT DE LA SPHERE PRIVEE
2-1/ Fin de l’obligation statutaire d’occuper un logement CNAS: possibilité offerte d’habiter dans un logement extérieur.
2-2/ aménagements financiers et fiscaux pour ceux qui souhaitent accéder à la propriété (taux de crédit
aménagés, pas de taxation fiscale des résidences secondaires...).
3-RECADRAGE DES MISSIONS –SERVICE COURANT
3-1/ Fin des communautés de brigades
3-2/ réorganisation du service avec pour chaque militaire un nombre d'heures maximum tous services et astreintes confondus jour et nuit par semaine ou par mois. Les heures supplémentaires effectuées exceptionnellement seraient payées, ou à récupérer en jours, ou encore en bonus pour la retraite.
Une disponibilité 24/24, oui mais de l'unité et non pas du sous-officier !
3-3/ audit externe pour éradiquer les missions qui n’ont pas un rapport direct avec l’ordre public.
3-4/ recadrage complet des missions des escadrons de gendarmerie mobile, avec éradication des missions inutiles et pouvant être assurées ou appréhendées autrement. Mise à niveau des conditions d’hébergement des escadrons déplacés.
3-5/ obligation de combler chaque poste, avec priorité pour les unités de terrain, dans les deux mois qui suivent le départ d’un sous-officier ou d’un GAV.
4-CLIMAT SOCIAL INTERNE ET STATUT MILITAIRE
4-1/ arrêt de la pression des statistiques et des notations
4-2/ audit externe sur le manque de considération de la hiérarchie en Gendarmerie
4-3/ augmentation des garanties disciplinaires en cas d’abus caractérisés de la hiérarchie
4-4/ possibilité de saisir directement le Ministre ou une autorité indépendante (médiateur)
anonymement. Cette autorité doit être extérieure à la gendarmerie (conseiller d’Etat par exemple ) et doit avoir un pouvoir d’enquête propre
4-5/ transparence sur les rapports sur le moral et possibilité de saisine en cas d’opinion dissidente
4-6/ imposer dans la formation des officiers, quelle que soit la filière, un stage en unité de terrain avec incorporation dans le service courant d’une unité de base (durée de deux mois ou plus à définir)
5-REMUNERATION – RETRAITE – MESURES INDIVIDUELLES
5-1/ Rattrapage sur l'ISSP (mesure édictée en 2001)
5-2/ garantie contractuelle de la retraite à 55 ans
5-3/ équité et transparence dans la gestion des carrières (mutations, demandes de stage, etc...).
5-4/ suppression de la prime au mérite qui est injuste et discriminatoire
5-5/ revalorisation des grilles indiciaires et des primes de police
Diffusez cette lettre au plus grand nombre, autour de vous, aux présidents de catégorie, aux membres du C.F.M.G. et du C.S.F.M., dans les gendarmeries, les mairies, les casernes… contactez les médias, faites savoir que les gendarmes en ont assez, que les gendarmes n’en peuvent plus de vivre comme des esclaves dans une société qui évolue sans eux, en les laissant sur la touche.
Et gardez toujours à l’esprit que le gendarme reste un soldat.
Un soldat digne, qui ne recule jamais lorsqu’il sait que sa cause est juste.
Le voyage du duc de Vendôme a été annoncée samedi 10 mars par l’Agence France Presse, reprise sur le site internet du “Monde”:
DÉBUT DE LA VISITE DU PRINCE JEAN DE FRANCE EN POLOGNE
Le prince JEAN D'ORLÉANS est arrivé samedi à Varsovie pour une visite d'une semaine en Pologne au cours de laquelle il rencontrera notamment l'ex-président Lech Walesa et le cardinal-archevêque de Cracovie Stanislaw Dziwisz, a-t-on appris dans l'entourage de l'héritier de la couronne de France.
"Le but de la visite est de resserrer les liens entre Polonais et Français et aussi de rendre hommage à toute la nation polonaise et à certaines familles polonaises qui au cours des siècles sont venues enrichir la communauté française", a déclaré à l'AFP le porte-parole du prince, Jean GUGLIOTTA.
Le prince devait visiter dans l'après-midi le palais royal de Wilanow en banlieue de Varsovie, en compagnie des membres de la famille des Branicki, qui furent les derniers propriétaires avant la seconde guerre mondiale de l'ancienne résidence d'été des rois polonais.
Le petit-fils du Comte de Paris, 41 ans, qui s'occupe de la promotion du patrimoine culturel français, se propose de contribuer par sa visite à "maintenir, au sein de la Communauté européenne, entre Polonais et Français, un lien que l'histoire a tissé au travers d'événements dramatiques", selon un communiqué publié avant la visite.
PS: par ailleurs, une interview du prince Jean d'Orléans à l’émission de RFI "Signes particuliers" peut être écoutée à l’adresse:
http://www.rfi.fr/radiofr/editions/072/edition_63_20070221.asp
Le blog de la Fédération Royaliste Provençale présente un montage de
2 minutes pour expliquer les défauts de la république et
présenter la monarchie que nous voulons.
Cliquez sur ce lien:
http://www.dailymotion.com/franfil/video/x1davl_la-rep-nous-tue2