Comité de Soutien

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  • Thibaud COLLIN, agrégé de philosophie, essayiste
  • Hilaire de CREMIERS, directeur de "Politique magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Philippe LAUVAUX, professeur de droit à l’Université de Paris II et à l’Université libre de Bruxelles
  • Gérard LECLERC, journaliste, essayiste
  • Olivier TOURNAFOND, agrégé des Facultés de Droit, professeur à la Faculté de Droit Université Paris 12
  • Marie-Françoise OUSSET, guide de Paris
  • Bernard PASCAUD, président de la Restauration Nationale
  • Jacques TREMOLET de VILLERS, avocat à la Cour
  • Jean-Marie LE MENE, Président de la Fondation Jérôme Lejeune
  • Christian WAGNER, rédacteur en Chef de le rubrique Economie et Finances de "Politique Magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Yvan BLOT, inspecteur général de l'administration, homme politique, essayiste
  • François-Georges DREYFUS, historien, professeur émérite de l'université Paris IV-Sorbonne, ancien directeur de l'Institut d'études politiques et du Centre d'études germaniques de l'université de Strasbourg
  • Gilles VARANGE, rédacteur en chef de "la Nouvelle Revue universelle", chef de la rubrique "monde" de "Politique Magazine", écrivain
  • Frédéric ROUVILLOIS, Professeur de droit public à l'université de Paris V, écrivain
  • Olivier PICHON, directeur de la rédaction de Monde & Vie et ancien patron d'émission sur Radio-Courtoisie
  • André LOUCHET, professeur de géographie, directeurs de recherche doctorale à l'université Paris IV
  • Pierre HILLARD, professeur de relations internationales , essayiste

Magazine et Revue

“POLITIQUE MAGAZINE”

Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
www.politiquemagazine.fr 
 

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau.

Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma..

tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

L’abonnement d'un an: 60 euros, étudiants : 40 euros


La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

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Etudiants, Jeunes Professionnels et Amis

BIENVENUE
Le Café Bleu rassemble des personnes qui ont pris conscience que les grands enjeux contemporains étaient déterminants pour notre avenir, sans pour autant avoir la disponibilité requise pour se pencher sérieusement sur ces problèmes de notre temps.
            Aussi, les étudiants, jeunes professionnels et amis du
Café Bleu se rencontrent chaque mois autour d'un spécialiste qui aborde un thème culturel, philosophique, religieux, politique, économique, juridique, géopolitique ou social.
Au terme de chaque conférence, les participants se retrouvent autour d’un verre pour parler, échanger leurs avis et créer des liens.
            Chacune de ces rencontres répond à quatre fondamentaux
                                   o    sérieux de l'analyse,
                                   o    liberté de propos,
                                   o    débat entre les participants,
                                   o    convivialité de la soirée.
Le but du Café Bleu est de proposer une alternative à la culture unique et à l’historiquement correct en développant des sujets dans tous les domaines avec un œil empirique.
Mercredi 28 novembre 2007
Elle s'appelait
Anne-Lorraine Schmitt
Nous reproduisons ici le très émouvant éditorial publié par Gérard Gachet sur son site Sans complexe : 
 
0fd8c38eb51d96e7a589fbcf81520cd8.jpgBien sûr, comme tout le monde, j'avais été choqué et ému dimanche, en entendant à la radio qu'une jeune étudiante en journalisme avait été retrouvée en fin de matinée, agonisante, dans une rame du RER D en gare de Creil, après avoir été frappée de nombreux coups de couteau. Et relativement soulagé d'apprendre, dès le lendemain, que son assassin, blessé au cours de l'agression, avait été arrêté avant de passer aux aveux. Mais le pire, pour moi, restait à venir.
 
Le pire, je l'ai appris hier après-midi. Le pire, c'est que je connaissais cette jeune fille, que j'avais eu le temps de juger et d'apprécier pendant les deux mois de stage qu'elle fit l'an dernier à Valeurs Actuelles, dont je dirigeais alors la rédaction. Elle s'appelait Anne-Lorraine Schmitt, avait 23 ans, et faisait partie de ces enfants qui semblent n'être nés que pour combler leurs parents de joie et de fierté. Aînée d'une fratrie de cinq garçons et filles, elle avait passé son bac à la Maison de la Légion d'Honneur de Saint-Denis avant d'être reçue à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille, puis d'intégrer à l'automne 2006 le Celsa, l'excellente école des sciences de l'information et de la communication dépendant de la Sorbonne.
 
Durant son stage, elle avait frappé toute la rédaction par sa culture générale, sa maturité, son exigence vis-à-vis d'elle-même. Une exigence qui lui venait probablement de sa foi : profondément croyante, Anne-Lorraine s'était fortement engagée dans le mouvement scout. Ce qui ne l'empêchait nullement d'être une jeune fille de son temps, charmante, brillante et appréciée de tous.
 
Dimanche matin, ses parents l'attendaient sur le quai de la gare d'Orry-la-Ville pour aller en famille à la messe. Un délinquant sexuel récidiviste, déjà condamné en 1996 à cinq ans de prison pour un viol commis sous la menace d'une arme sur la même ligne du RER, aura donc brisé leurs vies en même temps que celle de leur fille. Mais Anne-Lorraine aura été courageuse jusqu'au bout : en se défendant, en empêchant son agresseur de parvenir à ses fins, elle aura réussi à le blesser en retournant son arme contre lui, ce qui devait permettre son arrestation ultérieure. En félicitant les enquêteurs de cette conclusion rapide, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a assuré les proches d'Anne-Lorraine de sa profonde compassion.
 
Quelques heures plus tard, à quelques kilomètres de là, les jeunes Moushin (15 ans) et Larami (16 ans), conduisant à grande vitesse et sans casques une moto de cross non homologuée, se tuaient en percutant de plein fouet un véhicule de police en patrouille. Leur mort, on le sait, sert depuis deux jours de prétexte à l'embrasement de plusieurs communes du Val-d'Oise, avec tirs de chevrotines, de grenaille et de balles contre les forces de l'ordre (plus de quatre-vingts policiers blessés) et incendies de commissariats, d'écoles, de bibliothèques et de commerces.
 
Pour tenter d'apaiser les esprits, le chef de l'Etat pourrait recevoir ce mercredi les parents des deux jeunes morts de Villiers-le-Bel. Serait-ce trop lui demander que d'avoir aussi un geste fort vis-à-vis de la famille et des proches d'Anne-Lorraine ? Par exemple en étant représenté à un haut niveau - voire en se rendant lui-même, comme il sait le faire - aux obsèques de cette jeune fille exemplaire qui auront lieu samedi, à 14 h 00, en la cathédrale de Senlis. Il serait juste, en effet, que les victimes innocentes aient droit dans ce pays à plus d'égards que des délinquants responsables de leur propre malheur.
par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Lundi 26 novembre 2007

Le film Golden compass (A la croisée des mondes : la boussole d'or) sortira en France le 5 décembre. Il s'agit d'une superproduction qui s'adresse principalement aux enfants. Tiré d'une série de livres écrits par un auteur britannique dénommé Phillip Pullman, l'oeuvre évoque comme nuisance principale le Magistère de l'Eglise élaboré par les Cardinaux et  le Pape. Le film représente l'héroïne sous les traits d'une fillette déterminée à tuer Dieu et ainsi libérer le monde de sa tyrannie. La Chrétienté et l'Église sont souvent critiquées. Par exemple, Ruta Skadi, appelant à la guerre contre l'Autorité et contre le Magisterium, dit que

"Pendant toute l'histoire [l'Église] a essayé de supprimer et contrôler les penchants naturels de l'humain. Et quand elle ne peut pas les contrôler, elle s'en débarrasse".

On y lit aussi :
"C'est ce que l'Église fait, et toutes les Églises sont les mêmes : contrôler, détruire et oblitérer tous les bons sentiments".
Dans un autre passage, Mary Malone, l'un des personnages principaux, ancienne nonne, affirme que
"La religion chrétienne n'est rien de plus qu'une très puissante et très convaincante erreur".
Pour mieux dissimuler ces attaques, on a retiré du scénario du film les thèmes du livre les plus clairement anti-chrétiens. Mais est-ce une raison pour aller le voir ?
Michel Janva pour le Salon Beige
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Jeudi 22 novembre 2007

Chers amis,
« Ce Motu Proprio n’est surtout pas un retour en arrière. Le geste de réconciliation qu’il exprime appelle prophétiquement un renouveau liturgique, sur les bases d’une valorisation théologique et spirituelle des principes de la Réforme liturgique de Vatican II. » écrit Mgr Dominique Rey, dans la préface au nouveau livre des éditions Tempora, "Un évènement liturgique", écrit par le vicaire général du diocèse de Toulon.

A la suite du récent document du pape Benoit XVI sur la liturgie, ce livre permet de prendre recul et hauteur sur un sujet qui touche le coeur de tous les chrétiens. Délaissant les polémiques stériles et les oppositions idéologiques hélas encore trop présentes, Don Marc Aillet nous offre une série de réflexions constructives pleines d''espérance.

Un évènement liturgique



Le 7 juillet 2007, notre Saint-Père Benoît XVI donnait à l’Église le Motu Proprio Summorum Pontificum, accompagné d’une lettre explicative. Analysant les raisons du Motu Proprio, cet ouvrage met en lumière la continuité dans laquelle s’inscrit ce document pontifical.

Les richesses particulières que chacune de deux formes (forme ordinaire et forme extraordinaire) du rite latin développent sont étudiées dans un esprit de vérité et de réconciliation pour répondre à l’appel du Motu Proprio à un nouveau mouvement liturgique afin de sortir de la crise de la liturgie.

Un travail de qualité éclairant les fondements théologiques de la liturgie.

L’auteur :
Fort de ses expériences de prêtre de la Communauté Saint-Martin et de vicaire général du diocèse de Fréjus-Toulon, le Père Marc Aillet présente la liturgie actuelle à la lumière du concept de participation active développé dans la constitution Sacrosanctum Concilium du Concile Vatican II.


TEMPORA
144 pages

par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Lundi 12 novembre 2007
Le journaliste, patron de presse et homme politique Pierre Pujo est décédé le 10 novembre 2007, à Paris, à l'âge de 77 ans.
Pierre Pujo était né le 19 novembre 1929 à Boulogne-Billancourt. Il était le fils de Maurice Pujo (1872 - 1955) qui, aux côtés de Charles Maurras (1868 - 1952) fut l’un des fondateurs de l'Action française. Elève de Science-Po sur les même bancs que Jacques Chirac, il rejoint les rangs des étudiants monarchistes. Militant pour la défense de l'Algérie française, directeur du mensuel AF Université puis de l'hebdomadaire Aspects de la France, il mène avec succès le combat pour le maintien de l'île de Mayotte au sein de la nation française à la fin des années 1970.
Pierre Pujo fut sa vie durant un soutien indéfectible des Princes de la Maison de France aujourd'hui incarnée par Henri, Comte de Paris, duc de France.
Alors que l'ensemble de la droite nationale se rapprochait du Front national, il tînt à préserver la spécificité et l'indépendance du courant royaliste français. A la fin des années 1990, il participa aux côtés du député français au Parlement européen Paul-Marie Coûteaux et du général Pierre-Marie Gallois à l'émergence du courant souverainiste en France. Lors des élections présidentielles de 2002 il apporta son soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement. Jusqu’à aujourd’hui il fut le directeur du bimensuel royaliste Aspects de la France, rebaptisé L'Action française 2000.
Patriote fervent, amoureux de la France, la monarchie était à ses yeux la seule forme institutionnelle qui convient au pays.
Les obsèques de Pierre Pujo, journaliste, patron de presse et homme politique, décédé le 10 novembre 2007, à Paris, à l'âge de 77 ans seront célébrées, à Paris, en l’église de la Madeleine (place de la Madeleine - Paris VIIIème arr.), ce vendredi 16 novembre 2007, à 9h en présence des représentants de la Maison de France et de nombreuses personnalités du monde politique, médiatique et littéraire.
Thibaut Pierre, secrétaire général de l'Action Française.
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Mercredi 7 novembre 2007
« Peut-on vivre sans valeurs partagées ? »
Conférence de Jean Sévillia,
journaliste et écrivain, suite à la parution de son livre
Moralement correct
(2007, Librairie Académique Perrin, 217 pages)
le 28 septembre 2007 à la Roche-sur-Yon (Vendée)

Ce compte-rendu est une libre initiative du Café Bleu et est publié avec l'accord de  Monsieur Jean SEVILLIA.
Chaque période croit être le moment charnière où l'on change de valeurs, où les valeurs se perdent, donc la notion de changement ou de perte des valeurs est relative...
 
Cependant, depuis quarante ans, la triple révolution qui s'est opérée a bouleversé maints repères ancestraux.
En effet, la révolution est sociologique: révolution sociale avec l'urbanisation, le
développement de la société de consommation, révolution des moeurs – de multiples exemples pourraient être donnés –, révolution religieuse avec le grand mouvement de sécularisation (actuellement il n'y a plus que 5% de « messalisants », c'est à dire de Catholiques allant à la messe).
La révolution est politique comme en témoignent la crise de l'Etat-nation, cette notion ne recouvrant plus la même réalité qu'il y a quarante ans, la crise de la démocratie avec des taux records d'abstention, le phénomène de mondialisation avec en corollaire le phénomène migratoire:
250 000 nouveaux arrivants par an en France ( l'équivalent de la population de Bordeaux)150 000 nationalisations par an en France ( l'équivalent de la population de Grenoble)
Ces immigrés arrivent avec des coutumes différentes et l'Islam est maintenant la religion de 8 à 10% de la population française.
Enfin, la révolution est technologique: Internet, portable...
Ces changements sont en tel nombre et de telle nature qu'il n'est pas étonnant qu'ils entraînent des dysfonctionnements sociaux, dont voici juste quelques chiffres.
Ecole: 1/3 des enfants entrent en 6ème sans savoir lire correctement.
Violence: 500 violences gratuites par jour.
Travail: 6 Français sur 10 aimeraient travailler moins.
Famille: 1 couple sur 3 divorce. A Paris, c'est 1 sur 2. 1 enfant sur 3 ne vit qu'avec un seul de ses parents.
Religion: la moitié des Français de moins de 40 ans est sans religion. La moitié des Français est incapable d'expliquer ce qu'est la fête de Pâques.
Il y avait encore en 1960 un code commun qui était le résultat d'un compromis entre la morale catholique et la morale laïque ( cette dernière étant en fait la morale catholique, mais sans référence chrétienne). La révolution culturelle des années 60 a fait voler en éclats ce code commun car désormais l'individu est la valeur suprême : c'est la société qui doit quelque chose à l'individu et non plus l'inverse. Tout comportement devient de fait légitime du moment que l'individu le veut. Alors, un nouveau code est imposé qui peut être appelé le « moralement correct » dont les quatre piliers sont: les droits de l'homme érigés en valeur absolue, aux dépens de la notion de collectivité, le relativisme puique chacun a le droit de construire sa morale, le droit à la différence qui est exalté, la tolérance.
Ce nouveau code est la source de tous les dysfonctionnements déjà évoqués.
A l'école, on considère que l'enfant doit s'épanouir, la transmission des savoirs étant seconde. De plus, la culture est dévalorisée puisque tout se vaut : une pièce de Molière vaut une notice de machine à laver (des enfants en étudient, si, si!). Enfin, l'enfant doit être accepté comme il est, il n'est donc plus question de discipline.
Concernant la famille, les liens du mariage sont révocables, le concubinage est normalisé alors qu'il était frappé d'interdit il y a trente ans, l'homosexualité se justifie au nom du droit des homosexuels à la différence... Tous les repères ont sauté.
Le travail est dévalorisé depuis trente ans car la protection sociale fait d'une partie des Français des assistés, les trente-cinq heures ont été réclamées par certains syndicats au nom du droit au loisir...
Les vols et les violences se multiplient et les délinquants sont considérés comme des victimes dont la société doit comprendre le comportement "différent".
La crise des banlieues s'explique par la renonciation à l'assimilation, au nom du droit à la différence et du relativisme: les nouveaux arrivants ne doivent pas abandonner leur culture puisque toutes les cultures se valent.
Les conséquences du "nouveau code commun" sur les individus sont désastreuses: alors que prime l'individu, il pâtit de ce nouveau code. Beaucoup de gens sont déboussolés parce qu'ils n'ont pas de repère pour avoir une vision globale du monde. Ils se réfugient dans la drogue (1 jeune de 17 ans sur 2 a expérimenté le cannabis) ou la pornographie qui est une véritable autodestruction psychologique (beaucoup de jeunes de 13 ans avouent avoir déjà vu un film porno), voire se suicident ou sont dépressifs (8% des Français sont dépressifs; la France est le 2ème pays d'Europe consommateur de tranquillisants).
Les conséquences sur la société sont également désastreuses: toute revendication est légitime. Nous vivons dans une « démocratie compassionnelle » et la compassion est ponctuelle car les médias émeuvent les foules sur un problème (les sans-logis...), puis trois mois après ils changent de sujet. Cette compassion est artificielle et médiatique. Les conséquences des choix de vie de chacun portent sur toute la société (déséquilibre chez l'enfant d'un divorce...)
La liberté individuelle est exaltée mais la société est de plus en plus contraignante: la législation en France est inflationniste, il y a beaucoup de surveillance policière... Le paradoxe entre liberté individuelle exaltée et société contraignante n'est qu'apparent: en réalité, l'Etat est obligé de multiplier les règlements pour faire régner l'ordre puisque les citoyens n'ont plus de code moral commun.
Nous avons établi là le diagnostic de la maladie. Il est possible de guérir. Plusieurs signes sont encourageants:
-Les gens sont inquiets face à cette société, pour l'avenir de leurs enfants... La dernière campagne électorale a montré que les Français, qu'ils soient de droite ou de gauche, souhaitent un retour un code commun.
80% des Français veulent plus d'autorité à l'école.
74% des Français veulent plus d'autorité dans la famille.
70% des Français estiment que les valeurs traditionnelles françaises ne sont pas assez défendues.
80% des Français sont fiers d'être Français.
-L'évolution intellectuelle chez des gens liés aux médias est rassurante, par exemple celle d'Alain Finkelkraut qui affirme qu'une société où tout se vaut est une société qui se détruit: « Benoît XVI mène le bon combat quand il lutte contre le relativisme ».
-Il y a un grand vide idéologique aujourd'hui. Le droit de l'hommisme n'a pas une cohérence idéologique aussi forte que le marxisme auparavent. Il suffit de voir la dépolitisation des jeunes qui par exemple sur le CPE formulaient des revendications sans aucune cohérence politique.
-La nature humaine ne change pas malgré toutes les évolutions. Les besoins de l'homme restent les mêmes: l'homme a besoin d'autorité, de stabilité, de limites et d'identité. Rien n'est donc inéluctable. Nous pouvons reconstruire ce qui a été détruit. La société américaine ne connaît pas de crise de valeur, les Etats-Unis ont un système de valeurs patriotiques et religieuses. La modernité n'est donc pas incompatible avec le fait de vivre selon des valeurs.
-La société ne s'effondre pas malgré cette maladie car beaucoup de gens vivent encore selon le système de valeurs traditionnel.
La maladie est mentale, il faut donc soigner le mental, c'est-à-dire faire une réforme intellectuelle et morale en rétablissant l'autorité, en prônant la stabilité contre le « bougisme », en posant des limites, en affirmant notre identité française et en redonnant le goût de l'effort et le sens des responsabilités.
Nous sommes tous touchés par le moralement correct parce que c'est facile: « Je fais ce que je veux ». Nous avons la tentation de nous replier sur nous-mêmes sous prétexte qu'il y a cette maladie. Or il ne faut pas tomber dans ce piège et compter sur les autres. Dans cette guerre culturelle, il faut se former, être présent pour répondre, s'engager dans ce combat pour le gagner.
Il existe beaucoup d'instruments aujourd'hui pour lutter contre cette maladie: il y a des réseaux, des groupes de formation, des médias politiquement incorrects... toutes choses qui n'existaient pas dans les années 70.
Même si peu de gens luttent à contre-courant, il faut garder courage car quelques miligrammes de médicaments suffisent à soigner tout un corps malade. Nous sommes une force de contre-poison.
 
Une question a amené Jean Sévillia à préciser que tout le monde est victime de cette décomposition de la société; il n'y a pas de complot derrière; cette idéologie ne profite à personne; même s'il y a bien sûr des réseaux intellectuels qui ont construit le moralement correct, la source n'en est pas unique.
A la question de l'intérêt qu'il y aurait à réinstaurer le service militaire, Jean Sévillia a répondu: certes le service militaire permet le brassage des populations et l'inculcation de certaines valeurs, mais il ne faut pas idéaliser son rôle. Ce n'est pas le rôle de l'armée d'éduquer des jeunes mais celui de la famille puis de l'école (de même qu'il ne faut pas trop compter sur l'école pour éduquer des enfants en difficulté). De plus, il a évoqué les problèmes techniques: il n'y a plus de caserne, l'armée n'a pas un budget assez conséquent pour cela...
Jean Sévillia rappelle aussi à son auditoire qu'il faut jeter sa télévision !
Les Français la regardent en moyenne 4 heures par jour! Ils subissent ainsi un véritable lavage de cerveau à cause de la désinformation et aussi du fait que l'image produit des impressions et donc de l'émotion facile au lieu de s'adresser à l'intelligence.
EVH


  • Mercredi 28 novembre 2007, à 20 h 30, à Strasbourg, conférence organisée par Politique Magazine et la Nouvelle Revue universelle : "Morale et politique : un redressement pour la France". Grande salle du Munsterhof, 9 rue des Juifs, 67000 Strasbourg.

  • Mercredi 5 décembre 2007, à 20 h 30, à Nantes, conférence organisée par l'Institut nantais historique et littéraire : "Peut-on vivre sans valeurs communes ?". Salle Bretagne, 23 rue Villebois-Mareuil, 44000 Nantes.

Renseignements complets sur le site www.jeansevillia.com
par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Lundi 5 novembre 2007
La Porte des Anges
Tome 1 : Le complot d'Ephèse
Michaël Dor
 
 
Un roman qu’on ne lâche plus quand on l’a ouvert, un bon plan quand on a 12 ans ou plus et qu’on ne veut pas s’ennuyer pendant les vacances de Toussaint.

Jean-Baptiste a quinze ans lorsque sa vie tranquille de collégien bascule dans le cauchemar. Une nuit, il assiste à une lutte farouche entre deux personnages insolites qui se disputent avec un jeune garçon venu d'un autre âge. Seule trace de leur passage : un mystérieux clou. Avec son amie Lucie, Jean-Baptiste décide de mener l'enquête. ils ne savent pas encore dans quelle folle aventure leur découverte va les entraîner. Une porte gardée par un étrange moine les fera pénétrer dans un monde tout à fait inattendu. Le combat entre la lumière et les ténèbres vient de commencer. Quel est ce secret caché depuis des siècles que Jean-Baptiste et Lucie sont censés découvrir ?

L’intrigue de ce roman fantastique se base sur un épisode des Actes des Apôtres ( chap. 20)*, autour du personnage de saint Paul. Tous les ingrédients sont là : humour, suspense, références cinématographiques, rythme haletant jusqu’à la dernière page.
On attend déjà le deuxième tome.

 

La Porte des Anges
Tome 2 : La quatrième clé
Michaël Dor
 

Des cauchemars... Une mystérieuse malédiction révélée par une gitane... Une prophétie antique qui le désigne comme héros d'une quête vitale pour l'humanité... Cette fin d'année scolaire ne s'annonce pas de tout repos pour Jean-Baptiste !
En acceptant de relever le défi, il va se heurter aux manigances de l'Adversaire : les obstacles, et les doutes sur ceux qui lui sont les plus chers vont surgir...
L'adolescent aux yeux vairons, élu de la prophétie, aura-t-il la force et le courage d'affronter les pièges du Seigneur des Ténèbres ? Son amie Lucie le soutiendra-t-elle toujours dans ce combat vers la lumière ? Au cœur de son aventure, saura-t-il trouver sa place auprès d'un père retrouvé ?
De la Rome antique à la Rome moderne, du royaume de la lumière à l'empire des ténèbres, Michael Dor continue à promener son lecteur avec humour et fantaisie au rythme de l'aventure "endiablée" de son jeune héros. Avec jean-Baptiste, on se fraie ainsi un chemin à travers les méandres du rêve et de la réalité, de la vérité et du mensonge, de l'amour et de la trahison dans une quête d'identité qui se poursuit.

par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Lundi 5 novembre 2007
Sous le nom de Harry Potter est désignée une opération de grande envergure présentée comme un divertissement pour la jeunesse : six livres (et bientôt sept) édités depuis 1997 et mondialement diffusés, et cinq films. Sous couvert de fiction, il s’agit en fait d’initier les jeunes à l’occultisme et à cette forme particulière d’occultisme qu’est la magie.
Depuis les années 1970, l’occultisme, autrefois réservé à de petits cercles d’initiés, a été répandu dans le grand public grâce au Nouvel âge pour les adultes et grâce au satanisme culturel (musique) pour les jeunes. Depuis 1997, l’opération Harry Potter (livres et films) apporte un puissant renfort pour ce même objectif : banaliser l’occultisme.
Il est donc très important de bien montrer qu’Harry Potter n’est pas une nouvelle fable pour temps modernes, aussi innocente que les contes de Perrault, mais une action subversive qui mérite d’être étudiée à fond.
Tel est le but que s’est proposé Mona Mikaël dans son livre « Harry Potter et l’Ordre des Ténèbres » et qu’elle a parfaitement atteint. Ce faisant, elle a mis en pratique la recommandation bien connue de Joseph Lémann :
Pour bien juger en histoire, il faut tenir compte non seulement de la Providence, mais aussi de l’Enfer (…).  Qui ne tient pas compte, en histoire, non seulement de la Providence, mais de l’Enfer, n’aura jamais que des vues indécises et ne fournira que des explications incomplètes.
Signalons deux mérites particuliers du livre :  
- L’auteur utilise, sans en abuser, son érudition en langue anglaise comme en langue française. C’est ainsi qu’elle s’appuie sur les grands auteurs contre-révolutionnaires français (Mgr Delassus, Léon de Poncins, Jacques Ploncard d’Assac…) et sur les auteurs américains ayant bien analysé le Nouvel âge (Constance Cumbey, Randall N. Baer…).
- L’auteur a le souci de relier l’affaire Harry Potter aux autres formes actuelles de subversion, qu’il s’agisse de subversion culturelle du même type (Dan Brown et son Da Vinci Code) ou de l’action plus générale du Nouvel âge et de la franc-maçonnerie.
Ainsi, en analysant avec précision un aspect de la révolution culturelle qui touche directement nos enfants, le livre Harry Potter et l’Ordre des Ténèbres permet d’acquérir un meilleur sens de l’ennemi. Il devrait par là rendre un très grand service.
par Café Bleu publié dans : L'avis des intéressés
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Lundi 5 novembre 2007

Le Café Bleu fait sa rentrée!!
Elle est prévue le
29 novembre
Le sujet sera :
"L'Education Nationale : cause de la fin de la 5e république"

à partir de 19h45
et sera présenté par Mr Olivier PICHON,

Directeur de la rédaction de Monde & Vie

et ancien patron d'émission sur Radio-Courtoisie

par Café Bleu publié dans : Agenda
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Dimanche 8 juillet 2007
 

C’est avec plaisir que nous avons reçu Mr Frédéric Rouvillois, professeur agrégé de Droit public et auteur de plusieurs livres, notamment « Les origines de la Vème République » (1998) « Le Droit » (1999) et maints ouvrages de Droit Constitutionnel.

Désireux de trouver des solutions nouvelles face aux changements de notre société, il fait partie de la Fondation pour l’Innovation Politique, lieu indépendant de recherche, de débat et de mobilisation autour des domaines social, éducatif et européen. Il y rend régulièrement compte de ses réflexions au travers de documents de travail.

Mr Rouvillois a écrit à ce titre « Réformer les institutions ou changer de République ?  Limites et non-dits du Rapport Bel » et nous a livré son analyse sur le changement institutionnel proposé par Ségolène Royal, en cas d’accession à la présidence française.

Ségolène Royal a demandé et reçu du sénateur Bel un rapport sur la réforme des institutions, qui relate l’essentiel de son projet présidentiel. Si le titre de ce rapport évoque un changement important – « Pour une Nouvelle République » - les réformes proposées sont en réalité peu nombreuses et les moyens avancés disproportionnés et inquiétants.



  1. Des réformes tronquées.


Le Rapport Bel se décline en six points qui constituent autant de chantiers démocratiques : un Président de la République responsable, un mandat unique pour les parlementaires, une République parlementaire, un bicamérisme* rénové, une démocratie participative, une nouvelle citoyenneté. Chacun de ces thèmes est écrit dans l’optique d’impliquer davantage les citoyens dans les décisions politiques qui les concernent, au sein d’une démocratie « semi-directe ».

L’idée de démocratie participative est en soi intéressante. Elle associe le citoyen au pouvoir législatif : celui-ci se verrait proposer des droits de pétition, d’approbation par referendum, d’évaluation et de contrôle de la loi par la saisie du Conseil Constitutionnel.

Cependant, le sénateur Bel n’établit pas de relation entre ce concept et les responsabilités du Président de la République au sein de cette nouvelle approche.

En réalité, la démocratie participative semble un prétexte pour réhabiliter un lieu commun des IIIème et IVème République, un parlement tout-puissant, représentant par excellence des citoyens.

On peut faire le même constat sur les autres thèmes de cet ouvrage. Certaines mesures proposées prouvent une volonté de « dépoussiérage » des institutions mais, encore une fois, cette logique de changement n’est pas assez poussée : suppression du vote bloqué à l’Assemblée Nationale, en réalité remplacé par une procédure du même ordre, suppression de l’article 49-3, permettant au gouvernement de promulguer une nouvelle loi en cas de blocage parlementaire, mais seulement dans le cadre de lois ordinaires, par ailleurs le parlement se verrait accorder la possibilité d’adopter des motions de censure pour les questions internationales, européennes et historiques mais dans un cadre politique « non contraignant », c’est-à-dire de telle façon que le pouvoir exécutif ne soit pas bloqué.

Dans ce cas, il est difficile de trouver une idée bien arrêtée sur le projet institutionnel socialiste car de nombreuses contradictions se font jour. Bien que l’auteur prône le renforcement des décisions du pouvoir législatif, il admet que le parlement n’a pas vocation à redevenir la « source principale de la législation »…Le même constat est fait à propos du Conseil Constitutionnel, qui deviendrait une juridiction impartiale mais qui devrait en même temps refléter un équilibre politique, avec des membres élus par des Assemblées à la majorité qualifiée.

Au vu des six thèmes déclinées dans cet ouvrage, la retenue semble de rigueur alors qu’on attendrait plus d’audace.

Sur le thème « Un Président de la République responsable », plusieurs réformes sont évoquées comme la limitation de la présidence à deux mandats, la prestation d’un serment ou la modification de son statut pénal, alors qu’il serait important de redéfinir sa responsabilité politique.

Concernant la nouvelle citoyenneté, seul le droit de vote des étrangers est évoqué.

Enfin, le problème le plus épineux semble l’instauration d’un scrutin proportionnel. Le rapport Bel préconise une véritable dose de proportionnelle. Ce mode de gouvernance n’est valable que s’il existe des procédures, comme la possibilité pour un gouvernement de gouverner sans majorité. Mais l’auteur entend abolir ces procédures, d’où une sorte de gouvernement chaudron et garant d’instabilité politique. L’auteur fait ensuite machine arrière. Il est d’abord proposé d’élire 20 % de députés à la proportionnelle, puis au final seulement 78 députés pour éviter de déstabiliser le parlement.


  1. La forme : des réponses brutales.


Si la timidité des propositions en terme de projet démocratiques semble évidente, les moyens mis en œuvre sont au contraire brutaux

La Gauche redoute, en cas de victoire, un refus du Conseil Constitutionnel, plutôt conservateur, d’adopter les changements prônés. D’où un subterfuge imaginé : faire passer les réformes par le referendum populaire de l’article 11, prévu à l’origine pour les questions infra-constitutionnelles, un procédé qu’avait déjà utilisé le Général De Gaulle en 1962, qui avait provoqué l’ire du Conseil d’Etat qui y voyait une transgression. Plus de quarante ans après, cette idée serait finalement réutilisée par le camp socialiste. Cette action serait insensée, car le Conseil Constitutionnel a désormais compétence à vérifier lui-même du bon usage de l’article 11. Mais l’auteur imagine pouvoir mettre en œuvre ce procédé dans un contexte favorable à la Gauche, à savoir une éventuelle victoire à la présidentielle de Ségolène Royal et une majorité socialiste aux élections législatives. Fort de cette hégémonie, la Gauche pourrait faire pression sur le Conseil Constitutionnel, qui n’aurait plus son mot à dire et ne pourrait que s’incliner devant cette procédure, ce qui finalement s’assimilerait à un coup d’Etat juridique. Cette idée a en tout cas été approuvée par Ségolène ROYAL en personne.

Par ailleurs l’idée d’une VIème République est abordée. Cette idée ne transparaissait pas dans les premiers mois de la campagne présidentielle. Le projet constitutionnel socialiste était plutôt, sous couvert d’une fidélité aux principes fondamentaux de la Constitution de 1958, de restaurer un Régime politiquement équilibré, sans pouvoir exécutif fort, ce qui est un non sens, la Vème République étant un régime présidentiel par définition.

Cependant, deux intervention télévisées de Ségolène Royal au mois de mars dernier, sur France 2 et Porte de Versailles, devant les adhérents socialistes, ont mis au grand jour sa volonté d’instaurer une VIème république, ce qui résonne comme une formule choc permettant de masquer le peu de nouveauté ci-avant proposé.


* Pouvoir législatif détenu par deux chambres, Assemblée Nationale et Sénat.

par Café Bleu publié dans : Comptes-rendus des conférences
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Dimanche 8 juillet 2007

Le Motu Proprio ‘Summorum pontificum’ écrit par sa sainteté le Pape Benoît XVI pour la libéralisation de la messe selon le missel de 1962 a été publié le 7 juillet, ainsi qu'une lettre aux évêques.

Voici le lien vers les vidéos de la conférence de presse que le Cardinal Jean-Pierre Ricard, Président de la Conférence des évêques de France, a donné. Il y avait environ 40 journalistes :

cliquez sur ce lien : http://www.dailymotion.com/FCRP/1

par Café Bleu publié dans : Inattendu ?
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