Comité de Soutien

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  • Thibaud COLLIN, agrégé de philosophie, essayiste
  • Hilaire de CREMIERS, directeur de "Politique magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Philippe LAUVAUX, professeur de droit à l’Université de Paris II et à l’Université libre de Bruxelles
  • Gérard LECLERC, journaliste, essayiste
  • Olivier TOURNAFOND, agrégé des Facultés de Droit, professeur à la Faculté de Droit Université Paris 12
  • Marie-Françoise OUSSET, guide de Paris
  • Bernard PASCAUD, président de la Restauration Nationale
  • Jacques TREMOLET de VILLERS, avocat à la Cour
  • Jean-Marie LE MENE, Président de la Fondation Jérôme Lejeune
  • Christian WAGNER, rédacteur en Chef de le rubrique Economie et Finances de "Politique Magazine" et de "La Nouvelle Revue Universelle"
  • Yvan BLOT, inspecteur général de l'administration, homme politique, essayiste
  • François-Georges DREYFUS, historien, professeur émérite de l'université Paris IV-Sorbonne, ancien directeur de l'Institut d'études politiques et du Centre d'études germaniques de l'université de Strasbourg
  • Gilles VARANGE, rédacteur en chef de "la Nouvelle Revue universelle", chef de la rubrique "monde" de "Politique Magazine", écrivain
  • Frédéric ROUVILLOIS, Professeur de droit public à l'université de Paris V, écrivain
  • Olivier PICHON, directeur de la rédaction de Monde & Vie et ancien patron d'émission sur Radio-Courtoisie
  • André LOUCHET, professeur de géographie, directeurs de recherche doctorale à l'université Paris IV
  • Pierre HILLARD, professeur de relations internationales , essayiste
  • Xavier WALTER, essayiste, spécialiste de la Chine
  • Alain SANDERS, journaliste, écrivain

Magazine et Revue

“POLITIQUE MAGAZINE”

Le numéro: 6 euros. Abonnement: normal 58 euros, étudiant 29 euros.
Rédaction et administration: 7 rue Constance - 75018 Paris (tel: 01-42-57-43-22)
www.politiquemagazine.fr 
 

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE (Jacques Bainville, fondateur) parait de nouveau.

Politique, Histoire, Economie, Diplomatie, Lettres, Beaux-Arts, Poésie, Danse Théartrs, Cinéma..

tous est analysé par des grandes plumes.

L'exemplaire: 15 euros.

L’abonnement d'un an: 60 euros, étudiants : 40 euros


La Nouvelle Revue Universelle: 7 rue Constance - 75018 Paris

LA “NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE” 

Texte Libre

BIENVENUE
Le Café Bleu rassemble des personnes qui ont pris conscience que les grands enjeux contemporains étaient déterminants pour notre avenir, sans pour autant avoir la disponibilité requise pour se pencher sérieusement sur ces problèmes de notre temps.
            Aussi, les étudiants, jeunes professionnels et amis du
Café Bleu se rencontrent chaque mois autour d'un spécialiste qui aborde un thème culturel, philosophique, religieux, politique, économique, juridique, géopolitique ou social.
Au terme de chaque conférence, les participants se retrouvent autour d’un verre pour parler, échanger leurs avis et créer des liens.
            Chacune de ces rencontres répond à quatre fondamentaux
                                   o    sérieux de l'analyse,
                                   o    liberté de propos,
                                   o    débat entre les participants,
                                   o    convivialité de la soirée.
Le but du Café Bleu est de proposer une alternative à la culture unique et à l’historiquement correct en développant des sujets dans tous les domaines avec un œil empirique.
Jeudi 26 mars 2009

"Il fait beau!" a déclaré Benoît XVI


A son retour à Rome, par une belle après-midi ensoleillée, le Pape aurait confié à une journaliste : "Il fait beau aujourd'hui !" Ces propos ont aussitôt soulevé dans le monde entier une immense émotion et alimentent une polémique qui ne cesse de grandir.


Quelques réactions :


Le maire de Bordeaux : "Alors même que le pape prononçait ces paroles, il pleuvait à verse sur Bordeaux ! Cette contre-vérité, proche du négationnisme, montre que le pape vit dans un état d'autisme total. Cela ruine définitivement, s'il en était encore besoin, le dogme de l'infaillibilité pontificale !"

Le Grand Rabbin de France : "Comment peut-on encore prétendre qu'il fait beau après la Shoah ?"

Le titulaire de la chaire d'astronomie au Collège de France : "En affirmant sans nuances et sans preuves objectives indiscutables qu'il "fait beau aujourd'hui", le pape témoigne du mépris bien connu de l'Église pour la Science qui combat ses dogmes depuis toujours. Quoi de plus subjectif et de plus relatif que cette notion de "beau" ? Sur quelles expérimentations indiscutables s'appuie-t-elle ? Les météorologues et les spécialistes de la question n'ont pas réussi à se mettre d'accord à ce sujet lors du dernier Colloque International de Caracas. Et Benoît XVI, ex cathedra, voudrait trancher, avec quelle arrogance ! Verra-t-on bientôt s'allumer des bûchers pour tous ceux qui n'admettent pas sans réserve ce nouveau décret ? "

L'Association des Victimes du Réchauffement Planétaire : "Comment ne pas voir dans cette déclaration provocatrice une insulte pour toutes les victimes passées, présentes et à venir, des caprices du climat, inondations, tsunamis, sécheresse ? Cet acquiescement au "temps qu'il fait" montre clairement la complicité de l'Église avec ces phénomènes destructeurs de l'humanité, il ne peut qu'encourager ceux qui participent au réchauffement de la planète, puisqu'ils pourront désormais se prévaloir de la caution du Vatican."



Le Conseil Représentatif des Associations Noires : "Le pape semble oublier que pendant qu'il fait soleil à Rome, toute une partie de la planète est plongée dans l'obscurité. C'est là un signe intolérable de mépris pour la moitié noire de l¹humanité!"



L'Association féministe Les Louves : "Pourquoi "il" fait beau et pas "elle" ? Le pape, une fois de plus s'en prend à la légitime cause des femmes et montre son attachement aux principes les plus rétrogrades. En 2009, il en est encore là, c'est affligeant !"



La Ligue des Droits de l'Homme : "Ce type de déclaration ne peut que blesser profondément toutes les personnes qui portent sur la réalité un regard différent de celui du pape. Nous pensons en particuliers aux personnes hospitalisées, emprisonnées, dont l'horizon se limite à quatre murs ; et aussi à toutes les victimes de maladies rares qui ne peuvent percevoir par leurs sens l'état de la situation atmosphérique. Il y a là, sans conteste, une volonté de discrimination entre le "beau", tel qu'il devrait être perçu par tous, et ceux qui ressentent les choses autrement. Nous allons sans plus tarder attaquer le pape en justice."

A Rome, certains membres de la Curie ont bien tenté d'atténuer les propos du pape, prétextant son grand âge et le fait qu'il ait pu être mal compris, mais sans succès jusqu'à présent.

Par Café Bleu - Publié dans : L'avis des intéressés
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Mardi 17 février 2009

SAMEDI 21 MARS 2009

 

LA CRISE ET SES CONSEQUENCES

 

Sous la présidence de Bernard PASCAUD,

Président de la RESTAURATION NATIONALE

 

Animé par Hilaire de CREMIERS, délégué général de la R.N., avec la participation du Professeur Jean François MATTEI, du Professeur Jean Baptiste DONNIER,du Professeur Olivier TOURNAFOND, de Maître Jacques TREMOLET de VILLERS, d’ Yvan BLOT, de Xavier WALTER, et de Christian WAGNER.

 

10 h – 17 h

Paris 16 ème (adresse communiquée à l’inscription)

 

Tarif colloque : 10 €     étudiants : 5 €

 

 

DINER

 

Chez Jenny, 39 boulevard du Temple 75003 Paris

Métro : République

 

Accueil : 19 h 30

 

Tarif dîner : 45 €     étudiants : 30 €

 

BULLETIN D’INSCRIPTION

 

 

 

COLLOQUE DINER Samedi 21 mars 2009

 

BULLETIN D’INSCRIPTION

A retourner au plus tard le 16 mars 2009

accompagné de votre chèque

 à l’ordre de La Restauration Nationale

 

à La Restauration Nationale 7 rue Constance 75018 Paris

 

Nom :...............................................   Prénom :....................................

Adresse :.................................................................................................

Code postal :..................  Ville :............................................................

Téléphone :................................  Portable :..........................................

Courriel :................................................................................................

 

* Je m’inscris au colloque et règle la somme de :               .................

* Je m’inscris au dîner et règle la somme de :                     .................

* Je participe au fond d’entraide et verse la somme de :    .................

* J’inscris les personnes suivantes (ci-dessous) et verse :   .................

 

                                                                  Soit un total de :  .................

 

 

         Nom                    Prénom                                  Adresse

Par Café Bleu - Publié dans : Agenda
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Lundi 2 février 2009


            Cette lettre réunit des fidèles catholiques, toutes tendances confondues, qui souhaitent soutenir le pape dans son geste courageux. Les animateurs de ce site vous assurent de l’entière confidentialité qui sera garantie aux noms des signataires dont la liste sera uniquement remise au Saint-Siège.

 

Lire  la lettre et signez-là ici :

 

http://www.soutienabenoitxvi.org/

 

Les animateurs de « Lettre de soutien au Pape Benoît XVI »

Par Café Bleu - Publié dans : Pétitions
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Mardi 16 décembre 2008

Dans une intervention télévisée consacrée au pouvoir d’achat des Français, le président de la République a ouvert la porte à une remise en cause du repos dominical. Le gouvernement prépare une évolution législative en ce sens. Alors que la France traverse une crise grave qui appelle des remèdes appropriés, le Prince Jean dénonce ce qui serait une atteinte à l’équilibre de notre société.

 

Faut-il généraliser le travail le dimanche ? Évidemment non. Et je constate avec bonheur que bon nombre de Français, quelles que soient leurs convictions, quelles que soient leurs responsabilités, se prononcent contre un projet dont les conséquences seraient économiquement et socialement néfastes.


- économiquement, rien ne permet d’affirmer que cette mesure créera de l’emploi. Il faut redouter, au contraire, qu’elle ne mette en péril les commerces de proximité et de centre-ville, dont beaucoup souffrent déjà de la concurrence de la grande distribution. Il faut aussi redouter que les salariés n’en tirent aucun profit réel et qu’à terme leur pouvoir d’achat n’y gagne rien : tôt ou tard, les entreprises reprendront dans la semaine ce qu’elles auront donné le dimanche.


- Mais surtout cette mesure mettrait en péril l’équilibre des familles, trop négligé par les pouvoirs publics. Elle précipiterait la désagrégation des communautés naturelles et, finalement, de la société en gênant l’organisation d’activités non marchandes essentielles à l’équilibre – et au bonheur – des hommes et des femmes de notre pays : rencontres sportives, manifestations associatives, repas de famille, loisirs culturels, sans omettre les pratiques religieuses.


L’objection que seuls les volontaires pourront travailler le dimanche ne tient pas. Au contraire, les chefs d’entreprise seront incités à privilégier l’embauche de demandeurs d’emploi prêt à travailler le dimanche sur ceux qui ont charge de famille et veulent s’occuper de leurs enfants ce jour-là. C’est la logique économique qui prévaudra sur l’intérêt de la société.


Il existe bien d’autres façons de relancer l’activité économique sans que les Français attachés à leur vie de famille en fassent les frais. Le taux d’occupation des jeunes et des seniors, on le sait, est l’un des plus faibles d’Europe. C’est un gâchis. Voilà un point sur lequel l’Etat doit peser de tout son poids : réformer le système éducatif de sorte que les jeunes convenablement formés qui arrivent sur le marché du travail n’y trouvent pas que des portes closes ; et favoriser l’emploi des « seniors » dont les entreprises se séparent trop souvent après 50 ans alors qu’ils sont à un niveau optimal de compétence et d’expérience.


Mais la question du travail le dimanche – après celle du lundi de Pentecôte – n’est pas seulement une question économique : c’est un choix de civilisation. Ne privons pas les hommes et les femmes de notre pays du droit de se reposer, à l’issue d’une semaine de travail souvent difficile. Ne privons pas les parents et les enfants du bonheur de se retrouver en famille. Ne privons pas les croyants de la faculté de pratiquer leur religion. Ne soumettons pas nos vies à la tyrannie de l’argent-roi et du time is money.


Parce que l’homme est bien plus qu’un consommateur, parce que la vie respecte le travail, mais est aussi bien plus que le travail, sauvons le dimanche.

Par Café Bleu - Publié dans : L'avis des intéressés
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Mardi 28 octobre 2008

Un illuminé nous a donné une série de leçons sur les économies d'énergie.

Nous prenant pour des débiles mentaux profonds ou des séniles précoces, il nous a expliqué qu'en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, nous pourrions économiser 15% de notre consommation.

Faux, nous ne pourrions économiser qu'à peine 2 à 3%.

Le même nous a expliqué qu'en remplaçant toutes nos lampes traditionnelles par des lampes à économie d'énergie, nous pourrions économiser 30 à 35% d'énergie.

Faux, nous ne pourrions économiser qu'à peine 4 à 5%.

Il est cependant bien évident que si nos maisons étaient équipées comme celle de notre arrière-grand-père, c'est à dire juste avec des lampes à incandescence, sans frigo, ni lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle, micro-onde, télé, fer à repasser, radiateurs et j'en passe, l'économie sur seulement la lumière serait une réalité extrêmement concrète qui frôlerait les 65% d'économie. Car dans la vraie réalité réelle d'aujourd'hui, la consommation en lumière par rapport à celle de tous ces équipements est ridicule, insignifiante, dérisoire …

Et pour couronner le tout, une brillante journaliste de TF1 (quelle chaîne instructive!) a pris le relais et a fait le total des économies pouvant être réalisées selon ces critères éclairés (!) :

15% sur les veilleuses + 35% sur les lampes = 50% d'économie d'énergie …!

Elle n'est pas allée jusqu'à le dire, mais nous qui sommes particulièrement débiles, avons pourtant deviné tous seuls que demain, si nous suivions scrupuleusement ces instructions, on pourrait arrêter la moitié des centrales électriques …!

Nous avons failli mourir idiots !

Mais pourquoi ne nous a-t-on pas expliqué ça plus tôt …?

Pour continuer dans la débilité profonde, la TF1's Girl nous a ensuite précisé que pour les 50% restants, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui produisent de "l'électricité verte ", en illustrant ses propos avec la photo d'une belle maison équipée d'un ridicule petit panneau solaire derrière, sur le toit.

Alors là, c'était un coup à prendre les armes …! Car on n'avait jamais vu un tel niveau de désinformation, une absurdité aussi monumentale. Ça frôle le mensonge pur et dur, volontaire et organisé !

Explication:

Pour produire ces 50% restants, en se basant sur une consommation moyenne de 6KW (un abonnement classique sans chauffage électrique), il faudrait que chaque habitation possède près de 140 m² de panneau solaire pour un coût moyen de 89000 € … Calculez sur le retour sur investissement (ouarff!).

Dans le chapitre "c'est bon pour la planète ", il convient d'ajouter que la fabrication de ces panneaux solaires intègre entre autres du silicium et autres métaux lourds très polluants, et qu'on ne sait que faire de ces fameux panneaux quand ils arrivent en fin de vie …

Mais n'allez surtout pas croire que je sois contre les économies d'énergie. Je suis à 100% pour. Quand elles sont réalistes !

Mais de grâce, ne vous prêtez pas en pleine heure de grande écoute à une intoxication de ce type, qui frise une malveillance coupable et indécente !

Pour continuer dans l'intox, connaissez-vous Biville -sur-Mer, en Seine-Maritime?

C'est un petit village près de Dieppe, où 6 éoliennes sont récemment sorties de terre. Six engins de dernière génération qui occupent 4 km de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85m de hauteur.

Chaque éolienne délivre une puissance maxi de 2 mégawatt quand le vent souffle fort.. Ce n'est pas grand-chose comparé aux 2600 mégawatt qui sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine, mais c'est toujours ça … quand il ne fait pas trop froid … ou trop chaud. Car il faut savoir que dans ces cas-là, il n'y a pas de vent, ou très peu … C'est comme ça, c'est la nature, l'homme ne lui dicte pas encore sa loi.

Mais … Comment peut-on expliquer que dans ces cas-là (sans vent) une, et seulement une des six éoliennes parvient à tourner quand-même …?

La réponse est simple. Comme on veut nous faire croire à fond aux énergies "propres et renouvelables" et en l'occurrence, faire accepter aux habitants méfiants de la région ces pales bouffeuses de paysage, on ne va pas rester sans rien faire simplement parce qu'il fait - 4degrés. Alors on triche … On en fait tout simplement tourner une … avec de l'électricité provenant (ironie du sort) de la centrale nucléaire voisine … (oui c'est possible, une dynamo n'est qu'un moteur électrique inversé, si on lui injecte de l'électricité, elle tourne). Du coup, l'éolienne tourne sans vent (!), ça consomme un peu d'électricité mais ça fait croire que ça produit de l'énergie …

Il est grand temps d'arrêter de nous rabâcher tous les soirs au JT "C'est bon pour la planète ", parce que là, on ne sait plus trop ce qui est bien ou mal, et on va être de plus en plus à penser que ceux qui nous donnent des conseils sont non seulement malhonnêtes et incompétents, mais également très dangereux … L'électricité dite "propre", sans fumée, sans CO², sans atome, disponible quand on en a besoin, à un prix qui ne détruise pas le fournisseur, ça n'existe pas, à part les centrales hydroélectriques. Et encore, cette électricité n'est pas gratuite. Il faudra toujours payer le gars qui construit le barrage, celui qui fabrique la dynamo, celui qui l'installe et celui qui l'entretient.. Et je ne parle pas du transport de l'électricité …

Cessons de prendre les gens pour des imbéciles. Dans mon entourage, je ne connais personne qui lave du linge

propre ou qui fait tourner un lave-vaisselle vide …!

Il est grand temps que les médias et leurs pantins serviles arrêtent de nous prendre pour des demeurés en nous abreuvant de reportages mensongers, tronqués, orientés et bourrés de leçons de civisme qui ne tiennent pas la route.

Quand on entend même "l'innocente Evelyne Délias" nous affirmer, après sa page météo "qu'il ne faut pas mettre trop de chauffage dans la voiture car ça consomme du carburant et c'est pas bon pour la planète", il y a de quoi péter un plomb.

Evelyne, si l'arriéré mental qui vous a susurré cette recommandation parfaitement stupide avait eu 2 doigts de jugeote, il aurait su que le chauffage de la voiture récupère la chaleur de l'eau du circuit de refroidissement du moteur, et que cette eau chaude il faut absolument la refroidir en la faisant passer soit dans le radiateur principal (situé derrière la calandre, à l'avant du moteur), soit dans le radiateur de chauffage de l'habitacle, sinon, c'est la mort du moteur !

Et si cette eau chaude n'est pas assez refroidie par les deux radiateurs cités, c'est le ventilateur du radiateur principal qui doit s'en charger en consommant de l'énergie électrique pour tourner, ce qui augmente la consommation de carburant du véhicule …

Et ça, en revanche, "c'est pas bon pour la planète, Evelyne!".

On pourrait aussi évoquer les biocarburants, présentés comme "Carburants Verts" alors que s'engager dans cette voie est un désastre planétaire écologique et humain à brève échéance. Un calcul simple a même été effectué et a prouvé que même si on octroyait la totalité des terres aujourd'hui cultivables de la planète à la culture destinée aux biocarburants, cela ne couvrirait que 80% des besoins actuels … ça fait peur, non ? Affamer l'homme pour nourrir sa voiture …

Flairant l'aubaine, de puissants groupes Agro-alimentaires défrichent en ce moment et à tours de bras des forêts entières et remplacent des cultures destinées à l'alimentation humaine par ces plantations destinées au "carburant vert".

Il faut savoir que 50% de la production de maïs des USA aura été détourné cette année au profit de cette nouvelle production, et bizarrement, toujours cette année, on entend parler par deux phrases laconiques en fin de journal d'une famine au Mexique …

Le Mexique … premier acheteur de ce maïs …

Quel pantin présumé "journaliste" aura, pendant le JT de 20 heures et devant votre jambon haricots-verts-purée bio, l'outrecuidance de faire officiellement le lien de cette famine avec le futur carburant de votre innocente auto sagement garée au sous-sol ?

Mais ceci est un autre débat …

Surtout, surtout, je vous en prie … INFORMEZ-VOUS !

Par Café Bleu - Publié dans : L'avis des intéressés
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Jeudi 25 septembre 2008

Les fonctions idéologiques de l’ « art contemporain »
Les objectifs apparemment bons de la politique culturelle… Mettre à la disposition et à la portée de tous et de chacun la culture en général et l’art en particulier fait l’objet d’efforts impressionnants de nos jours. On constate en effet une abondance (une surabondance ?) d’expositions, de festivals, de galeries, de revues d’art. …en fait une entreprise de conditionnement Le plus curieux est que le milieu qui produit cet "art" constitue un monde relativement fermé, autonome, réservé et fortement hiérarchisé. On peut y distinguer trois ensembles séparés par deux coupures. La première coupure sépare les "producteurs d’art" et les "connaisseurs" (les artistes, les critiques d’art) d’avec les consommateurs de cet art (le "public"). La deuxième sépare les producteurs d’art peu valorisés ou carrément dévalorisés (les "ringards", les "ploucs") et les producteurs très fortement valorisés (les "branchés", les "artistes reconnus"). Les médias en général et la presse installée nous convaincraient volontiers que le public répond positivement à cette mise à disposition de l’art,"branché" évidemment, l’art des "ploucs" et des "ringards" servant de faire valoir aux "artistes reconnus" au même titre que les danses folkloriques. Le cercle des "connaisseurs" et des "amateurs" est, il est vrai, relativement important. Il faut pourtant remarquer que ce n’est qu’après une sorte de "dressage" et de "conversion" à l’ "art véritable" qu’un public élargi se rend "spontanément" aux expositions, aux rétrospectives ou aux foires d’art contemporain. Des journalistes plus ou moins spécialisés, des auteurs de livres de vulgarisation, des animateurs de musée, des enseignants à tous niveaux, eux mêmes convertis, assurent auprès d’un public qui n’en demande pas tant ce travail d’inculcation de la croyance en cet "art" produit par les "artistes" officiellement reconnus. Tout cela est fait avec beaucoup de conviction et de crédulité chez les convertis, et avec un financement important de la part des commanditaires. Il devient alors difficile de prendre du recul et de critiquer le flux des discours pédagogiques en faveur de l’ "art actuel". Il y a encore des résistances Il y a certes encore bien des personnes pour affirmer : « Aujourd’hui, l’art c’est n’importe quoi ! » ou: « Cela ne veut rien dire » ou encore : « Ma petite sœur en ferait autant ! », car le roi est nu mais la propagande ne veut pas le reconnaître ! Ces réactions populaires, tournées en dérision, n’en existent pas moins. Le bon sens populaire est profondément rétif à la vénération de ces "artistes reconnus" et à l’admiration de leurs œuvres. D’un autre côté, le snobisme des "bobos" leur fait craindre par-dessus tout de rater quelque chose qui prouverait qu’ils se sont élevés sur l’échelle sociale, ils sont alors prêts à suivre tout ce qui est dans "l’air du temps" quels qu’en soient les tenants et les aboutissants éthiques, politiques, spirituels, notamment. La création artificielle et organisée des artistes en vogue C’est actuellement avec toute l’approbation et le soutien des pouvoirs financiers qui se mettent en place que certains sont intronisés "artistes véritables" Et lorsqu’un "artiste véritable" est ainsi "révélé" par les financiers et les critiques d’art qui lui sont associés, ses œuvres ne tardent pas à être diffusées jusqu’au fond de la province grâce à la diligence des "pédagogues" évoqués précédemment. L’œuvre d’art est alors ce que l’artiste a déclaré telle en dehors de toute considération esthétique ou éthique. : Des taches de peintures, des barbouillages… Les bobos gogos se précipitent pour ne rien rater, ils gobent tout avec délectation (sincère ou feinte ?). Pourtant le peuple renâcle et s’écarte. La finance contrôle le monde de l’art Or ces pouvoirs financiers représentent le mondialisme le plus déterminé, et justement, c’est grâce au soutien du mondialisme financier que les "artistes reconnus" dans le monde de l’art vivent plutôt bien de leur "art" devenu le seul qui compte parce qu’il est subventionné. Cela apparaît à l’évidence lorsqu’on se documente sur le marché de l’art, sur les subventions distribuées, sur le mécénat. Le pouvoir financier du mondialisme ne contrôle donc pas seulement le monde de l’information, il contrôle aussi très largement le monde de l’Art et nous pensons que ce contrôle est au moins aussi inquiétant que le premier pour conditionner les hommes et leurs pensées. Cette opinion mérite une explication ; nous la devons à nos lecteurs. Une école de cynisme... Lorsqu’on étudie l’ensemble des œuvres présentées, diffusées et valorisées comme artistiques par ce système, on ne peut manquer de remarquer qu’elles induisent toutes une même disposition affective que le mot cynisme qualifierait assez bien. Pour être plus clair, précisons qu’il s’agit de faire acquérir au moyen de cet art une anesthésie affective, une distanciation morale, une capacité à regarder le malheur et la souffrance d’autrui sans velléité d’intervention. Ce regard glacé et distancié sur les pauvres, les faibles les sans défense est la disposition affective profonde requise par le mondialisme financier. Elle se diffuse à travers l’art contemporain et elle s’impose jusqu’à se faire passer pour naturelle et constitutive de l’homme accompli. …favorisant l’extension d’une dissociété Cet apprentissage à l’anesthésie affective, cette formation à la cruauté froide ont une fonction évidente : il s’agit d’interdire la formation et le développement de liens de solidarité dans le peuple, pour le transformer en une masse d’individus hargneux, méchants, voire sadiques envers leurs compagnons d’hier. Ces individus ainsi atomisés, sans attaches, sauf la soumission aux doctrines de plus en plus cyniques successivement diffusées par le marché mondial, deviennent alors de parfaites machines à consommer qui ont l’avantage de contribuer efficacement et gratuitement – par non intervention – à l’extermination des dernières résistances à l’arasement mondialiste. Lorsqu’il contribue, de très loin à l’expulsion d’un pauvre, ou lorsqu’il jette un regard furtif à un vagabond qu’il ne secourra pas, le bobo peut lui aussi, pour quelques instants seulement mais en pleine connivence avec les "créateurs" contemporains, se sentir habité par "une âme d’artiste" Des spécialistes de la modernité (l’auteur de ces lignes se défend d’en être) parviennent semble-t-il à distinguer, plusieurs catégories parmi les cyniques glacés et incultes qui, en nombre de plus en plus grand, peuplent nos villes : ils distinguent les "rebelles", les "branchés", et enfin, au sommet sans doute, les "créateurs". A notre avis ces catégories ne sont pas entièrement distinctes : elles se chevauchent souvent. Il n’est pas rare de passer de l’une à l’autre par un effort supplémentaire de glaciation mentale ou, à l’inverse, par un relâchement regrettable du devoir d’inhumanité constitutif de l’identité mondialiste "esthétisante" en cours de formation. A cette perversion intellectuelle on peut trouver une origine dans diverses formes artistiques progressivement dévoyées, et dont les égarements avaient fait l’objet de mises en garde par différents auteurs. Au début du cinéma, par exemple, des auteurs avaient perçu la nocivité qu’il pouvait entraîner dans l’ordre mental par sa vulgarité. Dans le cinéma en effet, le concepteur impose une participation immédiate ne permettant aucun recul pour la réflexion. Il oblige à suivre le rythme mécanique du récit interdisant de ce fait la hiérarchisation et la synthèse des affects. Le réalisme brutal des images s’oppose à toute distanciation et donc à toute pensée élaborée chez le spectateur. Or c’est le cinéma le plus grossièrement réaliste et bavard qui est passé au rang d’art majeur de notre temps. Pourtant ce n’est que par un usage idéologique du langage que l’on peut englober sous le même concept "art", le travail de pensée et de stylisation d’un grand poète et le travail élémentaire de mise en image réaliste d’un scénario par une équipe de tournage. Pourquoi entretenir cette confusion entre l’art poétique transmuant la réalité et élevant la pensée à un niveau supérieur, et les mises en boîte cinématographiques qui sont les plus opposées à l’exercice des facultés mentales supérieures ? Parce qu’il faut donner une crédibilité à ce cinéma matérialiste et bavard. Détournant le rêve et l’imagination de la spiritualité, cette industrie a permis d’introduire progressivement et insidieusement la morale que veut inculquer le mondialisme que nous avons évoquée plus haut ; L’esthétique nouvelle, habitue en permanence et dès la plus tendre enfance, à considérer la souffrance et le malheur des faibles (pauvres, malades, estropiés non bobos, animaux) en spectacle. [Il y a un long chemin à parcourir pour remonter la pente. Parmi les voies possibles dénoncer la bêtise si ce n’est pas la nuisance de cet art prétendu, mais aussi repérer et valoriser les artistes dignes de ce nom, et, au-delà, contribuer à créer les conditions permettant l’émergence d’un art à la hauteur des exigences d’une époque à la fois stérilisée et desséchée et, semi-consciemment, assoiffée de poésie et de vérité. Mais c’est là une autre réflexion à mener.
Jacques-Yves Rossignol

Un petit groupe voulant étudier les effets mentaux et sociaux de cet art inhumain et surtout voulant mettre en œuvre des actions pratiques permettant de le ridiculiser, de le dévaloriser et de le dépasser se met en place. Nous sommes à la recherche de quelques moyens matériels (local, aide à la constitution d’une bibliothèque) permettant de commencer à travailler méthodiquement sur ce sujet grave et prégnant, mais curieusement jusqu’à présent non abordé de front. Contact : rhetorique-art@hotmail.fr

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Dimanche 14 septembre 2008
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Samedi 12 juillet 2008

Une urgence vitale : Relancer la politique familiale

 

 

On a beaucoup parlé de la famille récemment, après l’avoir longtemps négligée. C’est une question qui me préoccupe énormément, en tant que prince de France, car les familles font la richesse de ce pays. Or, qui ne voit que les transformations accélérées de notre société affectent d’une manière particulièrement spectaculaire les modes de vie et les comportements des couples, ainsi que la manière dont ils souhaitent, accueillent et accompagnent leurs enfants ?

La famille demeure la cellule de base de la société, mais sa structure et ses objectifs connaissent de profonds bouleversements : familles décomposées et recomposées, pratique et statut juridique du mariage et du "pacs", baisse de la fécondité et vieillissement de la population, autant de facteurs qui interrogent le sociologue, l’économiste, le philosophe, le moraliste et, bien sûr, le religieux. Mais en quoi concerne-t-il le politique ?

En réalité, ce sont trois ordres de questions qui se posent. D’abord, le politique est-il fondé à s’occuper de la famille ? Quel peut être alors le contenu d’une politique familiale ? Enfin, que faire, comment agir pour l’avenir ?

Que la famille relève largement de la sphère privée est, à mes yeux, une évidence. Rien ne doit être retiré aux conjoints et aux parents de ce qui constitue leur responsabilité propre : l’Etat n’a pas à prendre en charge notre bonheur. Mais l’application du principe de subsidiarité doit se faire avec discernement. La fonction de l’Etat est d’assurer la possibilité du bonheur ou, très concrètement, du bien-être des personnes et des collectivités.

Gouverner, c’est prévoir. Il revient à l’Etat de se préoccuper de l’équilibre économique et social à venir, non dans ses modalités pratiques, mais dans ses fondamentaux. Parmi eux, un élément prépondérant : l’équilibre démographique. Une démographie anémique a des conséquences aussi graves qu’une démographie explosive. Or, la France connaît un déclin démographique largement lié à la baisse de la fécondité qui, depuis 1975, reste au-dessous du seuil de remplacement des générations.

Quel contenu est possible pour une politique familiale ? L’expérience montre que l’outil le plus efficace demeure l’allocation familiale. Reste à savoir comment elle est attribuée. On a vu peu à peu son sens profond dénaturé : on en a fait un simple instrument de redistribution sociale en la cantonnant aux revenus les plus faibles, sans voir l’effet pervers de cette mesure d’apparente équité sociale.

S’il est une idée à laquelle je suis attaché, c’est que l’équilibre d’une société passe par le développement d’une classe moyenne nombreuse et dynamique, apte à aspirer à elle les catégories les plus défavorisées tout en assurant le renouvellement des élites. C’est elle qui doit être le plus incitée à avoir de nombreux enfants, car elle est en mesure à la fois de garantir leur avenir et de leur transmettre le sens de l’effort. Au lieu de cela, la politique familiale a connu une érosion progressive, portée par un individualisme hédoniste et un féminisme étrangement oublieux de son objet, imposés à la société par le pouvoir médiatique. Pressée de toutes parts, la classe moyenne a fini par abdiquer toute ambition d’avenir familial.

Alors, que faire ? Comment aujourd’hui préserver l’avenir de la famille si radicalement inséparable de celui de la société ?

Je suis convaincu que nous devons, sans plus attendre et avec détermination, renforcer durablement les piliers affaiblis des politiques familiales traditionnelles : allocations familiales, quotient familial, ainsi que les instruments annexes tels que les réductions dans les transports publics. Ce qui implique d’abord qu’on les réhabilite dans leur rôle d’incitation au développement de la famille dans toutes les catégories de population.

Mais il faut aller plus loin, en créant un pilier supplémentaire : il est urgent de mettre en place un dispositif efficace d’aide aux femmes qui souhaitent à la fois travailler et élever leurs enfants. Des propositions en ce sens existent : elles vont dans le sens d’une meilleure conciliation entre une activité extérieure et la charge des enfants, notamment par la création d’assistantes familiales ; elles envisagent aussi une juste rémunération pour la mère de famille qui se consacre à ses enfants.

Je suis parfaitement conscient que ces constats et ces mesures vont à contre-courant de la politique, ou plutôt de l’absence de politique, actuellement pratiquée. Je sais aussi qu’on me dira que nos voisins européens ne font pas mieux que nous : cela ne me rassure en rien. J’affirme simplement, posément, mais à voix haute et claire, que ces propositions sont, pour la France, non seulement essentielles, mais d’une urgence vitale.                                                 Lu sur www.gensdefrance.com

Par Café Bleu - Publié dans : L'avis des intéressés
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Samedi 12 juillet 2008


Ingrid Betancourt (au premier rang, deuxième à partir de la gauche), sa mère (au premier rang, première à partir de la gauche), Yolanda Pulecio et onze militaires colombiens prient à l'arrivée à l'aéroport militaire.

C’était dimanche 6 juillet, au soir, à l’issue de la messe de 22 heures célébrée en la basilique du Sacré-Coeur qui domine Paris du haut de la butte Montmartre. Ingrid avait tenu à faire ce pèlerinage avec ses proches : ses enfants Mélanie et Lorenzo, sa mère Yolanda, sa sœur Astrid, et quelques autres. Parce qu’elle voulait tenir une promesse faite durant sa captivité : remercier d’abord et avant tout Jésus et la Vierge Marie de lui avoir rendu sa liberté.

C’est dans la chapelle située derrière le chœur de la basilique qu’elle et sa famille ont prié. Malgré l’heure tardive et la fatigue, Ingrid a accepté de se confier aux lecteurs de Pèlerin, pendant plus d’une demi-heure. Elle a dit la foi qui l’a soutenue dans l’épreuve, son amour pour Jésus et Marie, ses lectures de la Bible et de l’Evangile qui lui ont donné
la force de ne pas céder à la haine contre ses geôliers.

Votre premier geste de femme libre a été un signe de croix, votre premier mot a été pour remercier Dieu et la Vierge Marie. Pourquoi avez-vous éprouvé ce besoin ?

Alors que j’étais en captivité, j’avais pris la résolution, lorsque le moment viendrait d’être libre, de remercier en premier le Seigneur. Pourquoi ? Parce que si je n’avais pas eu le Seigneur à mes côtés, je ne pense pas que j’aurais réussi à grandir dans la douleur. Etre otage vous place dans une situation de constante humiliation. Vous êtes victime de l’arbitraire complet, vous connaissez le plus vil de l’âme humaine.

Face à cela, il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient aigre, hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : «Béni ton ennemi». A chaque fois que je lisais la Bible, je sentais que ces mots s’adressaient à moi, comme s’Il était en face de moi, qu’Il savait ce qu’il fallait me dire. Et cela m’arrivait droit au cœur.

Bien sûr, je reconnais que lorsque l’ennemi est atroce, c’est difficile d’être fidèle à cette parole. Pourtant, dès que je faisais l’exercice de prononcer «Béni ton ennemi» –alors que j’avais envie de dire tout le contraire– c’était magique, il y avait comme une espèce de… de soulagement. Et l’horreur disparaissait, tout simplement. Des choses comme celle-là, je pourrais vous en raconter des jours durant. Je sais, je sens, qu’il y a eu une transformation en moi et cette transformation, je la dois à ce contact, à cette capacité d’écoute de ce que Dieu voulait pour moi. Ce fut un dialogue constant avec Dieu à travers l’Evangile !

Cette foi qui vous a porté durant toutes ces années était-elle là dès le premier jour ? Y a-t-il eu un
événement spécial ? Une pensée particulière qui vous a tournée vers Dieu ?


Je vais vous raconter une histoire en deux temps, qui me ferait presque rire tant je me souviens parfaitement de ces épisodes. Au début de ma captivité, je me suis dit : «Bon, tu vas passer des mois et des mois ici, alors autant lire la Bible», que je ne connaissais pas. En l’ouvrant, je tombe sur les épîtres de saint Paul. Je le cite de mémoire, c’est à peu près cela : «Tu peux solliciter ce que tu veux, de toute façon le Saint-Esprit sollicitera mieux car il sait mieux que toi ce dont tu as besoin.» Quand j’ai lu ça, je me suis écriée : «Mon Dieu, c’est bien, mais ce que je veux, moi je le sais, c’est être libre !» Six ans après, en relisant la même épître, j’ai enfin compris : «Heureusement que le Saint-Esprit est là pour prier pour moi, car je suis incapable de demander ce qu’il faut.» Voilà…

Et cette foi ne vous a pas quittée ? N’avez-vous jamais ressenti des moments d’abandon, de solitude ?

La première année, c’est vrai, j’étais en lutte contre Dieu. Je lui en voulais terriblement de la mort de mon père. Je lui disais : «Pourquoi m’as-tu fait ça alors que tu sais que je t’adore ? Pourquoi me punis-tu ?» Et puis j’ai compris qu’il fallait Le remercier de l’avoir pris, car jamais papa n’aurait pu supporter ces six années d’horreur. Alors oui, je peux dire que ma foi a continuellement grandi.

C’est curieux, mais c’était comme si des choses se passaient pour que j’en comprenne d’autres. Il faut que je vous raconte ma découverte de Marie. Papa avait une grande dévotion pour la Vierge alors que moi, je dois dire qu’à l’époque, je trouvais Marie un petit peu… bébête. Disons que ce n’était pas vraiment l’image d’une femme qui me faisait rêver.

Et puis, en captivité, j'ai relu les Evangiles et je suis tombée en admiration devant elle. Sans doute parce que pour comprendre la Vierge, il faut avoir vécu, acquis une certaine maturité. Et je commence à trouver vraiment sensationnelle cette jeune fille qui accepte d’avoir un enfant alors qu’elle avait un plan de vie totalement différent. Elle court tous les risques. Pour beaucoup de chrétiens, ce sont des choses bien connues, mais pour moi, c’était une découverte. Je découvre une Marie forte, une Marie intelligente, une Marie qui a de l’humour…

Je vais vous dire : je suis tombée, comme disent les Canadiens, en amour devant Marie en lisant l’évangile de saint Jean, lorsqu’il raconte les noces de Cana. Je trouve ce dialogue entre Marie et Jésus extraordinaire. Cette complicité entre eux, c’est génial. Malgré toutes les raisons que Jésus oppose à sa mère, elle sait déjà qu’il va faire ce qu’elle veut, qu’il transformera l’eau en vin des noces par amour pour elle. En lisant ce passage, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ma relation avec mon fils, Lorenzo.

Vous avez tenu à venir, ce soir, à la basilique du Sacré-Cœur. Quel sens donnez-vous à ce pèlerinage ?

Pendant près de sept ans, j’ai fait beaucoup de promesses à la Vierge et je vais vous raconter une chose d’une importance particulière pour moi. Le 1er juin, j’écoutais Radio Catolica Mundial et j’apprends que le mois de juin est celui où l’on célèbre le Sacré-Cœur. Or, la dernière fois que j’ai vu mon père, à la veille de mon enlèvement, nous étions assis dans sa chambre, sous une image du Sacré-Cœur. Papa m’a alors pris la main, a regardé l’image et a demandé : « Sacré-Cœur, prends soin de mon cœur, prends soin de mon enfant. » Aussi, quand j’ai entendu parler du Sacré-Cœur à la radio, j’ai aussitôt tendu l’oreille.

Sur l’instant, je n’ai pas bien saisi l’histoire de sainte Marguerite-Marie –en fait, je viens juste d’apprendre son nom. Mais j’ai compris que si, comme elle, on se dévouait au Sacré-Cœur, on recevait des bénédictions. Je me souviens d’une bénédiction, en particulier, celle de Jésus promettant de toucher les cœurs durs qui nous font souffrir. Alors, j’ai fait cette prière : « Mon Jésus, je ne t’ai jamais rien demandé parce que tu es tellement grand que j’ai honte de te solliciter. Mais là, je vais te demander quelque chose de très concret. Je ne sais pas ce que cela signifie exactement “se consacrer au Sacré-Cœur”, mais si tu m’annonces, au cours du mois de juin qui est ton mois, la date à laquelle je vais être libérée, je serai toute à toi. » Et le 27 juin, un commandant de la guérilla rentre au campement et nous ordonne de préparer nos affaires, car peut-être l’un d’entre nous va être libéré. Quand il a parlé, j’ai pensé : « Voilà ! Il est au rendez-vous. » Ma libération s’est déroulée de manière très différente, mais
le fait est que Jésus a tenu parole : je vis un miracle.

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Jeudi 12 juin 2008
Par Café Bleu - Publié dans : L'avis des intéressés
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